II. XX
* Sfudieri zur Geschichte (1er Begrijfe, Anajciiimmler, II" i'ntersuchung,^ i . p. 5^7-
' V, 519-Dat.
* Dans Eusèbe, Prép. évang. I, vin, p. 2 3 C (Vigier) : iiioHXei(Tdsi(TYis.
Studien, etc. (1874), Anuximaiulros , S 2, p. 10-21 , el Anujcimundros , II" l'ii' (ersuchumj , S 1 , p. 5/17-0^0.
MI, XX, ?> I. Comparez II, xxv, fin
(In S 1 (Didot). — ■ T. IV, p. 43i , 1. Ki-
* Ecl phys. I, XXVI, t. I , p. Ô2/r'52(î (Heeren).
nombreux ténioignagps anciens nous disent que, suivant Anaxiniandre, le ceicle contenant les feux du soleil était grand vin^t-sept ou vingt-huit fois comme cet astre. Si donc, dans la pensée d'Anaximandre, ce cercle était l'orbite parcourue par le soleil, ce serait cette orbiJe qu Anaximandre aurait estimée <^randc seulement vingt-sept ou vingt-huit fois comme le disque solaire. Or il est impossible d'attribuer à Anaximandre une évaluation si manifestement absurde. C'est pourtant pour arriver à ce résultat incroyable, que, parmi les deux interprétations antiques concernant la place de l'orifice dans l'enveloppe des feux solaires, on a choisi celle qui ne s'appuie que sur trois autorités très-faibles et en contradiction avec elles-mêmes, tandis que des témoignages plus nombreux, et surtout plus concordants et plus dignes de foi , se réunissent en faveur de fmterpretation d'après laquelle Anaximandre considérait la grande enveloppe tout entière comme pleine de feu, et d'après laquelle c'était au milieu de la surface de cette enveloppe discoïde et opaque, attribuée par lui à chacun des astres, qu Anaximandre plaçait l'orificp circulaire par lequel on voyait l'astre et qui seul en déterminait les dimensions apparentes.
Cependant il se peut qu'à Ihypothèse de l'orifice central ce philosophe ait joint celle d'un autre orifice s'ouvrant dans le contour de l'enveloppe en forme de disque ou de roue pleine [rpôyjj^), et que cette seconde hypothèse ait joué auprès de la première un rôle accessoire. Il y a au moins quelque vraisemblance en faveur de cette supposition, qui expliquerait fasserlion des trois auteurs en lui donnant un certain fond de vérité. En effet, si, comme nous le croyons, le halo, malgré sa rareté, avait donné au philosoplu' l'idée de la grande enveloppe circulaire, habituellement invisible, mais quelquefois visible, autour du disque brillant du soleil ou de la lune, Anaxi-
mandre avait pu imaginer aussi un orifice, habituellement fermé, mais ouvert quelquefois, dans le contour de ces enveloppes, et cela pour expliquer les phénomènes, jlus rares encore, du parhélie ou du parasélène, second soleil ou seconde lune observés par exception sur un point du pourtour du halo. Ajoutons que des yV/fî^es creuses [à-^ïSeç 7101X01.1) avaient pu, par métaphore, être ajoutées par lui autour du disque complet et tout plein de feu de la roue du chariot, et servir au philosophe pour expliquer la coloration plus ou moins brillante que prend quelquefois la circonférence du halo, pourvu toutelois (|u'il supposât que ces jantes devenaient demi-transparentes dans certaines circonstances.
Mais l'orifice central, plus important, suffisait pour fusage principal de ces enveloppes, destinées surtout à expliquer les éclipses de soleil et de lune et les phases lunaires. En efl'et, suivant fopinion d' Anaximandre, citée par saint Hippolyte', par le faux Plutarque^ et par le faux Galien^, quand fouverture de f enveloppe du soleil ou de la lune vient à se boucher, il y a une éclipse extraordinaire de fastre. De plus, l'ouverture de fenveloppe de la lune éprouve des variations périodiques, qui, suivant Anaximandre, constituent ses phases mensuelles, comme fexphque saint nippolyte\ Achillès Tatius^ dit que chaque
' Contre Jes hérésies, I, v, p. 17, 1. 9-1 1 (Cruice).
^ II, XXIV, et II, XXIX (où il faut lire, avec Eusèbc, Prcp. év. XV, li, et avec les meilleures éditions , le nom d' Anaximamlre au lieu de celui d'Aruiximène). Ailleurs (II , XXV ) le faux Plularque, en ce qui concerne les éclipses de lune, se contredit en attribuant à Anaximandre, au lieu de 1 hvpothèse de la fermeture de l'orilice, telle du retournement du disque, liy pothèse Hypoll lises.
équivalente et également fausse , qui était celle des Clialdécns (Lucrèce, V, 718- 7 26) et qui fut celle d'Heraclite (voyez plus loin, S G). Simplicius [Du ciel, II, x, p. 212 a, 1. 17, Karsien) semble supposer, par une fausse conjecture, qu'Auaximandre expliquait les éclipses de soleil comme Thaïes.
T. IV, p. /i3i,l. 54 (éd. gr. deBàb).
Voyez saint Hippolyte, loc. cil.
Intr. aux Phén. ch. xxi, j». i/|i B
it
mois, suivant cette hypothèse, il se produit ainsi une édipse complète de lune par la fermeture complète de lorifice : cette éclipse est la phase de la nouvelle lune. Ainsi, comme le disent d'ailleurs expressément plusieurs auteurs anciens \ la lumière de la lune, suivant Anaximandre, était, de même que celle du soleil, une lumière propre à Taslrc, mais seulement phisfaiblel Achillès Tatius^ nous apprend qu Anaximandre ne fut pas le seul partisan de cette théorie des grandes enveloppes des astres et des orifices centraux de ces enveloppes, et il a raison de rapprocher cette théorie de celle d'Heraclite, malgré les différences. En effet, nous retrouverons chez Heraclite quelque chose d'analogue à ces mêmes enveloppes et avec un usage équivalent pour l'explication des éclipses et des phases, mais sans aucune relation avec les halos, les parhélies et les parasélènes, et, par suite, sans aucun équivalent du second orifice,
[i'mnol. de Pétau. i63o), où les mots roi) (yloniov roït Tpo'^oethoïis , mal compris par M. Toichmùller [Sludien, etc. 187^, p. 55i), sont le génitil de tô (7T6(jliov roï) Tpox^ost^ovs , et xt» rpo'^osihés est l'enveloppe en forme de roue de chariot, enveloppe dont l'ouverture, en se fermant et tn se rouvrant peu à peu, produit les phases. Il est vrai qu'ici Achillès Talius ne nomme pas Anaximandre, mais il le dé- >i{;ne clairement eu rapprochant son hypothèse de celle d'Heraclite sur le retournenjcnt de la nacelle de la lune, et il se réfère évidemment à ce qu'il a dit plus haut sur le soleil (ch. xix, p. i38 E-iSg A ) dans un passage où Anaximandre est tioramé. Là il dit : Tivés, a>v èali xii kva- ^i[iivhpo5\ ici il dit simplement : tivéi.
Voyez Jean de Lydie, Des mois, III, Mil, p. 36. j. ii-i3 (Bekker); le faux Philiuquc, 11, XXVIII ; le faux Galien , t. IV,
p. 43 1, 1. 52, et Slohée, Ed. phys. \. xxvii, p. 548-55o et 556 (Heeren). Dans le second passage de Slohée (p. 556), Anaximandre devait être nommé deux fois (I. 6 et I. 7 8); niais, par une erreur évidente du copiste, le nom iX Anuximandre a été remplacé, dans le dernitr endroit (I. 7-8), par le nom d'.-lm/o/e. Jamais Aristote n'a eu cette opinion, atlrihuee à Anaximandre par tous les auteurs cit»'s.
^ C'est à tort qucDiogènc de L. (II, 1), prêtant à Anaximandre inie doctrine de Thaïes, dit que, suivant Anaximandre, la lune lire du soleil sa lumière. Nous avons déjà vu que, suivant Ana\in)andre, la lune était une masse de feu.
' Intr. aux Phén. ch. xix, p. i38 E- 139 A (Pétati, i63o) et p. i4« B. Comparez la lin de la lroi^ième note avant celle-ci
sans dimensions si grandes en comparaison de celles de l'astre, et avec la forme de nacelles [to (7K(X(^oeiSés) au lieu de la forme circulaire [kvkXoç ou Tpdp(^o>) voulue par le halo.
Dans l'explication que nous venons de présenter de la théorie d'Anaximandre, explication dans laquelle nous croyons avoir lenu convenablement compte de tous les textes sans exception ', une seule partie peut sembler douteuse : c'est celle qui concerne les parhélies et les parasélènes, phénomènes qui pourla iit avaient pu fixer l'attention d'Anaximandre, comme les ])arhéhes au moins fixèrent celle d'Anaxagore^, d'Aristote^ et
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' Rilfer (///5/. de lu philos, anc. trad. fr. t. I, p. 238) renvoie aux textes anciens, s.ins les expliquer d'une manière intelligible. M. Miillel [Histoire de la philosophie ionienne) ne dit rien sur ce point. M. Teichmùller [Sludien, etc. p. 11-ii, note ") a négligé les textes deTliéodoret, du vrai Plutarque et du faux Galien sur les cercles qui contiennent les astres suivant Anaximandre, et, quant au texte d' Achillès Tatius,ii ne l'a cité qu'après coup (p. 19) dans sa discussion contre M. Zeller, qui, en somme, el sauf les lacunes de son interprétation, a raison contre lui. M.Teichmùller n'a pas compris que \air condensé qui contient le feu des astres, et qui ne les laiï>se voir que par un trou circulaire, constitue, suivant Anaximandre, une enveloppe opaijue et solide : de même, la terre elle même, suivant Anaximène, le soleil de cristal et la voûte du ciel, suivant Empédocle, sont de l'air condensé. (Voyez plus loin, S 5 et S 12.) Confondant mal à propos l'explication de la formation el de la structure des astres, corps permanents suivant Anaximandre, avec l'explication de la production des éclairs, phénomènes instantanés suivant ce même philosophe,
M. Teichmùller veut qu' Anaximandre ait considéré les astres et les éclairs comme des feux renfermés dans de rapides tourbillons d'air, qui les produisent par leur compression violente, cl il suppose que de ces tourbillons en forme de roue Ana ximandre faisait sortir le feu de l'astre ou de féclair par une ouverture du contour de la roue et non de son centre, el que l'or bite parcourue par l'astre autour de la terre était la circonférence du tourhillon. En cela M. Teichmùller n'a pas interprété l'hypothèse d'Anaximandre ; il la imaginée: ce qui est plus facile, mais moins utile; car c'est à M. Teichujùller que celte hypo thèse appartient, et non à Anaximandre, qui, s'il avait eu à exposer celle hypothèse fort simple, ne l'aurait pas cachée sous des expressions où il est si diflicile, ou, pour mieux dire, impossible, delà découvrir, cl que les anciens n'auraient pas inventées pour les lui attribuer.
^ Voyez le faux Plutarque, III, v, S 1 1 . Comparez III, vi.
' Mctéor. III, II, p. 372 u, I. 10 16, et III, VI, p. 377 a, 1. 29, et p. 377 b, l. 1 5- 2/4 (Berlin). Comparez Probi, XV, xir, p. 912 b, 1. 27.
d'autres auteurs anciens ^ Il est vrai cju aucun critique moderne, du moins à notre connaissance, n'avait songé avant nous à cette parlio de l'explication, ni même à celle qui concerne les halos. Cependant nous croyons que cette explication, certaine dans sa partie principale, est pour le moins très-probable dans tontes ses autres parties.
Dans Tunique ouvrage d'Anaximandre, résumé succinct et pai- suite obscur de son enseignement, le passage concernant les enveloppes en forme de roue de chariot contenait sans doute deux petites phrases, l'une sur l'orifice central, l'autre sur forifice du contour. Les auteurs qui nous ont conservé quelques extraits de cet opuscule ont cru peut-être que ces deux phrases devaient exprimer à peu près la même chose en des termes différents et désigner un seul et même orifice de l'enveloppe. La plupart ont sans doute négligé la dernière phrase, qu'ils ne comprenaient pas, et dont trois auteurs seulement nous ont conservé quelque chose sans la comprendre davantage, savoir: le faux Plutarque^ et Sto])ée^qui tous deux ont pris successivement et séparément les deux phrases sans
' Pour les parbélies, voyez Théophraste, Signes de la pluie, cic, cli. i , $ 22 , cl cli. il , S 4 , t. I , p. 788 et 790 (Schneider) ; Posi- (lonius dans le sclioliasie d'Aralus, Diosem. V. 1/18-1/19, t. I,p. 196 (Buhlc),el le scholiasle, p. 197; Cleomède, Métcor. II, VI, p. 1/18 de Bake [ivdyjhos]; Dion Cassius. XLV, XVII , et LXXIII, xiv ; Ciceron, A. D. II. v; Hep. I, x; Tite-Live, XXII. i-.XXVIll.ii; XXIX. XIV ; Sénèque, Q.i\.
1 , xi; S:ace, Theb. VII. 1 14; Pline, //. N. Il , XXXI ; Julius Obsequens , Prod. c. cxxviii. Pour les paraselènes, voyez Pline, II, xxxii.
' Il a Icnu compte de la première
phrase dans un passage (II, xxv, au com racncemenl) où il dit que tout le cercle est plein de feu. Il a tenu compte de la seconde plirase dans deux passages : II. XX, S 1. et II, 25. à la lin du S 1. Ces deux passages disent que la jante est pleine de feu, et le premier ajoute que rorilice est dans la jante et que ceci est le soleil. Pour Anaximandre, le parhclic devait être aussi le soleil, mais vu exceptionnellement par un second orifice liabiiuclle ment ferme.
' Ed. phys. I. XXV, p. 510, et I, xxvi, p. 5a/i-52G.
cherchera les concilier, et le faux Galien^ qui, en copiant le faux Plutarque, a négligé la première phrase, seule prise en considération par la plupart des auteurs. H est probable (jue, pour ces enveloppes en forme de disque dans lesquelles Anaximandre avait emprisonné les feux du soleil et de la lune, aucun interprète n'aurait imaginé le trou du pourtour, si Anaximandre n'avait parlé que du trou central, et réciproqu(>ment personne n'aurait imaginé le trou central, si Anaximandre n'avait parlé que du trou du pourtour. 0"a«t à notre interprétation, qui concilie les deux phrases, ce qui nous paraît lui donner une grande probabilité, c'est que seule elle permet de concevoir comment Anaximandre avait pu arriver à cette étrange hypothèse.
Le besoin d'expliquer les éclipses de soleil et de lune et les phases lunaires lui a donné l'idée des enveloppes et de leur orifice circulaire et central, dont la fermeture et la réouverture, accomplies progressivement en peu de temps, expliquent si commodément les éclipses de ces deux astres, tandis (|ue la fermeture et la réouverture lentes, ])ériodiques et toujours complètes de l'orifice de l'enveloppe lunaire expliquent non moins commodément les phases mensuelles de la lune. D'un autre côté, le halo lui a donné la pensée de la forme circu laire des enveloppes proposées. Le diamètre variable du halo solaire, évalué par lui, à vue d'œil, à vingt-sept ou vingt-huit fois le diamètre de l'astre, lui a donné la pensée d'attiibuer cette dimension à l'enveloppe solaire, dont les deux tiers étaient, suivant lui, la grandeur de l'enveloppe lunaire ^ mais celle-ci, s'il la supposait plus rapprochée de nous que l'enveloppe solaire, devait faire paraître le halo lunaire proportion-
' T. IV, p. /»3i, 1. i3-i/» (éd. gr. de Bàle).
* Voyez les textes cités et discutés plus loin.
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Dellemenl plus grand. Enfin le parhelie et le parasélène ont pu lui donner l'idée d'ajouter à l'orifice central de l'enveloppe un second orifice circulaire, mais presque toujours fermé, dans le contour de fenveloppe. Dès lors, on comprend pourc[uoi il s'était cru obligé d'imaginer, pour chacun de ces deux astres, une étendue invisible si grande en comparaison de la partie visible. Comment expliquait-il que les enveloppes opaques pussent devenir visibles quelquefois et produire ainsi les halos? Aucun renseignement ne nous a été conservé sur ce point, peut-être omis dans son livre et réservé pour son enseignement oral. La grande étendue des enveloppes devait aussi lui sembler commode pour donner aux feux de chaque astre un réservoir suffisant. Ce motif, fanalogie avec le soleil et la lune, et peut-être les petites auréoles dont nous avons parle, avaient pu suggérer à Anaximandre la pensée de donner aussi des enveloppes opaques aux feux des étoiles, quoiqu'elles ne lui présentassent ni éclipses ni phases.
Les feux des astres avaient-ils besoin d'aliments, suivant ce philosophe.^ Apres lui la question fut posée et résolue afîlrmativement par Xénophane et par Heraclite. Il n'est pas prouvé qu'Anaximandre fait abordée expressément; mais il faurait sans doute résolue dans le même sens, en expliquant falimentation des feux des astres comme il en avait expliqué la formation première, c'est-à-dire par fascension du feu contenu dans f univers, et par son agglomération dans les enveloppes d'ail' condensé destinées à le recevoir.
Eudème \ disciple d'Aristote et historien de fastronomie, atteste qu'Anaximandre, le premier, s'est avisé de chercher les grandeurs et les distances des corps célestes. Mais le succès de cette recherche était impossible pour lui. Il ne faut donc pas
' Dans Sinipiiciiis, Du ciel. H, X, p. 212 a. 1. 12-1 3 (Rarslen).
repousser, comme invraisemblables, certains témoignages, incomplets et peu antiques il est vrai, mais passablement concordants \ qui nous font connaître quelques-uns des mauvais résultats de cette entreprise, dont son imagination avait dû faire tous les frais. Il est tout naturel qu'en pareille matière Anaximandre ait commis des erreurs énormes; tandis qu'il serait incroyable que des auteurs qui avaient vu tout le développement de fastronomie savante en Grèce eussent inventé rétrospectivement ces erreurs étranges, pour se donner le plaisir de les attribuer à cet ancien philosophe. Voici donc ce que ces écrivains nous assurent.
Suivant Anaximandre, non- seulement toutes les étoiles que nous voyons, étoiles fixes ou planètes, appartiennent à notre monde, mais elles sont toutes plus près de nous que la lune, qui elle-même est moins loin de nous que le soleil, placé, suivant Anaximandre comme suivant Empédocle, au-dessus de tous les corps célestes "^ Aucun auteur moderne, même parmi ceux qui ont bien compris la théorie d'Anaximandre sur les enveloppes des astres, n'a remarqué que la position attribuée à toutes les étoiles par ce philosophe était la conséquence nécessaire de cette théorie. En effet, fenveloppe opaque, grande plus de dix-neuf fois comme la pleine lune telle que nous la voyons suivant lui par l'orifice central entièrement ouvert, aurait dû empêcher de voir aucune étoile dans ce vaste espace du ciel autour de la lune, si les étoiles avaient été an delà de cet astre et de son enveloppe. Or Anaximandre pouvait voir des étoiles brillantes jusque très-près du croissant lunaire. Il
Simplicius {Du ciel, II, x, p. 212 a, Tliéodorct lui sont cerlaincmenl Irès-anlé-