LA COURONNE D’EPINES D’APRÈS LES AUTEURS
us qu ’ a présent on n’a pas déterminé d’une manière précise la forme & la nature de la couronne d’épines portée par Jésus - Christj les uns la supposent en joncs auxquels ils cherchent à trouver des épines, les autres disent qu’elle était en rhamnus. C’est une chose singulière que des hommes considérables tels ■que Benoît XIV, Baronius, Mamachus, Joseph Averianus, Jean Muller, 'Gretzer, &c., aient été si peu d’accord sur un fait aussi facile à constater que celui de la nature de la couronne d’épines, dont nous avons des reliques importantes.
Les écrivains sacrés parient de joncs & de rhamnus; & les reliques bien observées nous font voir du jonc & du rhamnus. Une des vieilles hymnes du bréviaire romain contient ces paroles remarquables : Junco palustri sceptra cedant. Voilà pour le jonc. Quant au rhamnus. Saint Grégoire de Nysse applique à la couronne ces paroles du Psalmistc : Priusquam intelligerent spinœ vestrœ rhamnmn