‹ Memoire sur les instruments de la passion de N.-S. J.-CChapitre 215 sur 317 · RELIQUES · texte numérisé non relu

RELIQUES

Les villes de Trêves & d’Argenteuil possèdent chacune une tunique que l’on dit avoir appartenu à Notre-Seigneur, & chacune autrefois croyait avoir la robe sans couture, ce qui mettait dans les esprits une confusion regrettable; mais des études récentes ont démontré que les deux reliques peuvent être véritables. Il est certain que la longue robe conservée & honorée à Trêves est différente de celle d’Argenteuil.

Nous nous occuperons d’abord de celle de Trêves, qui paraît être arrivée la

première en Europe.

La robe de Trêves. — Sainte Hélène envoya la robe de Notre-Seigneur à Agritius, évêque de Trêves, qui était alors une des premières villes de l’Empire capitale des Gaules, résidence des empereurs d’Occident jusqu’à la fin du rvc siècle, & patrie de l’impératrice, qui la gratifia de ce riche cadeau, en y ajoutant d’autres reliques de la Passion. Il est probable qu’elle fut conservée à Jérusalem pendant les trois premiers siècles jusqu’au moment de l’invention de la vraie croix & offerte alors à sainte Hélène, qui put en donner un grand prix.

La tradition & les documents écrits, qui malheureusement ne remontent pas

Robe de Trêves,

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