‹ Memoire sur les instruments de la passion de N.-S. J.-CChapitre 223 sur 317 · LIVRE II, CH. VI. — RELIQUES DIVERSES DE LA PASSION · texte numérisé non relu

LIVRE II, CH. VI. — RELIQUES DIVERSES DE LA PASSION

vendre son maître. N’oublions toujours pas que c’était le prix d’un cimetière public qui existait encore du temps de saint Jérôme W.

Paneton, dans son savant Traité sur les mesures & monnaies de 1780 (p. 357), dit que les 30 argyres, qui furent ce prix, étaient de grands argyres ou des mines talmudiques & valaient 1 562,% 50. Il cite Guillaume Philandre qui, dans ses commentaires sur Vitruve (liv. Ier, ch. iv), remplace argenteos par «ppîpia, argyres, qu’il évalue à une mine ou 100 drachmes.

Saigey (a), profitant habilement des travaux de ses devanciers, Paucton, Rome de l’Isle, & surtout de M. Letronne, & présentant ainsi plus de garanties d’exactitude, fixe la livre romaine à 3 24 grammes ,

C’est donc à trente fois ce poids, soit 9k,720er, valant 1944 francs, à raison de 200 francs le kilogramme, qu’il faudrait évaluer le prix de la trahison de Judas.

De tout cela il résulte que la somme devait être notable , mais qu’il est bien difficile de la préciser. Bosio prouve que dans cette somme il pouvait se trouver des sicles, des deniers, tant de Jérusalem que des autres pays. 11 cite notamment Rhodes, dont les monnaies, répandues dans la Judée & dans tout l’empire romain, étaient de la même fabrication, du même type que les monnaies conservées à Paris, à Sainte-Croix de Jérusalem & même à Malte.

(1) Bosio, p. 67*

{2) Métrologie ancienne 0* moderne, p, y.

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