‹ Memoire sur les instruments de la passion de N.-S. J.-CChapitre 227 sur 317 · LIVRE II, CH. VI. — RELIQUES DIVERSES DE LA PASSION · texte numérisé non relu

LIVRE II, CH. VI. — RELIQUES DIVERSES DE LA PASSION

Laurent, au monastère des capucins, à Santa-Maria-Verdiana, Santa -Anna-al- Prato, Ogni-Santi, au Dôme.

Le Flagellum. — La relique du flagellum avec lequel Notre-Seigneur fut frappé est le reste d’un fouet à lanières. Elle est dans l’abbaye de Saint-Benoît, près de Subiaco en Italie.

D’après Ri ch , le flagellum était fait avec un grand nombre de cordes tortillées & nouées comme les nombreuses antennes d’un polype qui sont désignées par le meme nom. Il servait principalement pour châtier les esclaves. Quoique le mot soit un diminutif de flagrum, ce fouet était en réalité beaucoup plus dur ; le diminutif, en effet, ne s’applique qu’à la finesse des fibres qui le composaient, mais cette finesse même augmentait la douleur des coups. Aussi est-il caractérisé par l’épithète horribile. Dans certains cas il donnait la mort. Les blessures qu’il faisait sont toujours exprimées par des mots qui indiquent l’action de couper, ainsi ; cædere, sec are, scindere, par opposition à ceux qui accompagnent le flagrum & qui expriment l’action de frapper lourdement ou avec force, comme pinsere, ou rumpere.

Colonnes de Constantin. — On dit que Rome a reçu de Constantin douze colonnes qu’il avait commandées en Grèce. Huit sont placées au-dessous des pendentifs de la coupole de Saint-Pierre ; une autre, sur laquelle on prétend que Notre-Seigneur s’est appuyé, se voit à travers une grille dans une petite chapelle en face de celle de Saint-Nicolas où nous avons vénéré des reliques de la vraie croix W.

(1) M. le chanoine Barbier de Montault.

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