XX VIL
COURT RAY, — M, le gentil à M. Rohauît de Fleury .
« Paris, 7 mars 1867.
« ,,..Je reçois une nouvelle lettre de M, le chanoine Dehaerne relativement au sujet qui vous occupe, voici ce que j’y trouve
« Cette relique fut envoyée, au mois de juillet 1207, par l’empereur Henri de C011- « stantinople avec d autres reliques insignes, tirées de son palais de Blaquerne, où elles « avaient été conservées par les empereurs d'Orient, Ces reliques figurent dans la charte « originale & dans le cartulaire de Notre-Dame, Elles furent conservées dans une tablette « d'or, & dans le genre du dessin publié dans le Voyage littéraire de deux religieux bénédic- « tins (t. Ier, Paris 1717), Il est fait mention de la relique de la vraie croix dans ces invente taires des xive, XVe & xvic siècles.
« Le volume est d'un demî-centimètre cube. Le reliquaire étant cacheté, il est iinpostt sible de déterminer au juste l’espèce de bois. Mais il paraît être du bois de cèdre... »
« Afin que vous puissiez apprécier les dimensions de la relique de la vraie croix qui vous occupe, je joins ci-contre le dessin de la parcelle, renfermée dans un reliquaire cacheté en due forme... »
(1) Un des empereurs latins de la maison de Flandre.
CUISERY. — DIJON.
CUISERY. — monsieur l’abbé rabet à MQr Bouange, vicaire général d’OAutun.
« Cuisery, le 2 novembre 1866.
« Monseigneur le vicaire général, j’ai l’honneur de vous envoyer ci-inclus le dessin que vous m’avez demandé de notre précieuse relique. Un peintre de Tournus, qui l’a examinée, croit que les épines sont de bois d’acacia... »
Mgr Bouange ajouta de sa main :
« Cette relique est un fragment de la branche de la sainte couronne que saint Bernard, pendant son séjour à Rome, avait reçue du pape Eugène, son disciple, & avait portée à Cîteaux. Le reste de la branche, portant, je crois, trois épines, est dans une châsse d’argent, en l’église du Villard, diocèse d’Autun. »