‹ Memoire sur les instruments de la passion de N.-S. J.-CChapitre 286 sur 317 · A SAINT-PIERRE DE ROME, PAR M. L?ABBE WILLEM S · texte numérisé non relu

A SAINT-PIERRE DE ROME, PAR M. L?ABBE WILLEM S

« La crainte de M. Rohault de Fleur/, à savoir que Maastricht, comme tant d'autres vénérables églises, li ait été dépouillée de son unique trésor, n'est que trop fondée en partie, La croix qui se trouvait autrefois à la collégiale de Notre-Dame, & qui fut donnée par T empereur Philippe, en 1204, n'y est plus. Elle a été remise en 1836-37 à S, S, Grégoire XVI, & se trouve maintenant à Rome, Pour dédommager autant que possible T église de Notre-Dame, S, S, Pie IX lui a fait cadeau, en 1862, d;un précieux reliquaire renfermant une parcelle de la vraie croix,

« Pour le reste, quoique les trésors artistiques de Maastricht aient été en partie fondus durant la révolution française, les trésors sacrés, à savoir les reliques elles-mêmes, lui ont été presque tous conservés; notamment à 1 ancienne collégiale de Saint-Servais, maintenant paroissiale, 011 a encore une croix-reliquaire faite en 1490, en imitation de celle de Notre- Dame & renfermant des morceaux joints ensemble, en quantité notable, de la vraie croix; un auteur maëstrichtoî s en dit, dans un opuscule de Tannée 1520 : « Dominicacrux ut nuncvisitur,

« ad altitudinem fere cubitalem cum suppeditaneo ascendens, argentea theca non îta pridem et inclusa est, » Le catalogue des reliques de T église Saint-Servais, dressé en 1677 par le doyen du chapitre, dit de la même relique : <t Habemus denique in hac ecclesia crucem magnam,

« patriarcalis crucis forma, videlicet cum duphci trabe transversa, ex ligno sanctæ crucis, in « qua uni eus Dei Filius Patri consubstantialis char i ta te ineffabili consummata acerbissima « passione pro sainte mundi mori dignatus est, »

« Cette croix est en argent doré, de la grandeur de celle qu'on vénérait autrefois à Notre-Dame, les particules ont une couleur brune assez foncée. L épaisseur n'en est pas bien visible,

it Parmi les reliques de la vraie croix vénérées dans le diocèse de Ru remonde, méritent encore une mention spéciale celles qui se conservent à Ve 11! 00 & à Vauxbach, Cette dernière a été visitée & examinée en 1244 par saint Boniface, évêque de Lausanne, lors de la consécration de T église abbatiale de Hoogdorch dans le diocèse de Bois-le-Duc, ou se trouvait alors cette relique. En 1648, ou environ, lorsque le monastère de Hoogdorch fut supprimé par les protestants, cette relique fut transportée à T abbaye de Roldue, & lorsque cette abbaye fut à son tour supprimée par la révolution française, la précieuse relique, de la longueur d'un doigt, fut transférée à l'église paroissiale de Wambach, où elle est encore vénérée; lors de la visite de saint Boniface, des gouttes de sang sont sorties à trois reprises de ce bois précieux, comme il est attesté par le diplôme de saint Boniface lui-même, qui est publié dans VHistoria episcopatus Syïveducensis 7 & en dernier lieu dans le précis historique de 1853, qui se publie à Bruxelles, Cette relique est spécialement vénérée, & de Ruremonde vient de demander à Rome un office spécial, en Thonneur du miracle arrivé à cette croix par la distillation des gouttes de sang, miracle arrivé le 4 septembre 1244,

{{ La description du trésor des reliques de Saint-Servais va être publiée sous peu dans le Beffroi de Bruges* La description des anciennes étoffes ou reliques qui se trouvent à Notre- Dame & à Saint-Servais va de même être publiée bientôt par M, le chevalier de Linas, d'Àr-

PIÈCES JUSTIFICATIVES

ras, en France; cette dernière description comprendra entre autres les vêtements épiscopaux de Saint-Servais, qui datent au moins du iv9 siècle. »

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