NOTICE SUR LE SAINT CLOU CONSERVÉ A TREVES
a Le premier renseignement sur le saint clou de Trêves, en dehors de ceux qui en font mention conjointement avec la sainte robe, se trouve, pour Tannée 980, dans Braver, qui écrit : a Visitur ê in œde summa pretiosum Egbcrti monumentiim. capsa nimirum eburnea s « artificis docta manu opéré elegantî laborata} arœque subductilis olirn loca fuisse, haud levis « s a ne ex inscriptione conjectura quœ sic habet : « Hoc sacrum reliquiarum recoud itorium « E g ber tus archiepiscopus fieri jussit & in eo p ignora s and a servari constitua * claviim videa licet Domini> dentem sancti Pétri ? de barba ipsius & de catena , sandalium sancti Qândreœ « apostoli; aliasque sanctorum reliquias. quœ si quis ab hac ecclesia abstulerit , anaihema sit, » « In capsa ver a tégument a >
a Hoc ait are consec rat um est in honorent sancti Qândreœ apostoli * »
« Braver raconte comment, dans Tannée 1027, l’évêque Théodoric de Metz, faisant dans la cathédrale le service divin pendant le pèlerinage de Pozzo en terre sainte * fit par une fraude fabriquer un clou pareil, déroba le véritable, mit le faux à sa place, & comment il fut forcé par un miracle de rendre à la cathédrale le véritable clou.
« L’évêque, pendant qu'il officiait, avait caché le saint clou dans son sein; mais comme il revenait de Tau tel accompagné de son clergé, le sang se mit à couler en abondance de son corps sur le sol, 8c ces gouttes de sang dégouttaient de son bras. Revenu dans la sacristie, il dut avouer ce qu’il avait fait & rendre le saint clou,
« Au temps de la révolution française, en 1794, le saint clou, avec la sainte robe & d’autres trésors de la cathédrale, furent emportés de Tautre côté du Rhin* L’église cathédrale de Limbourg, au duché de Nassau, possède encore de précieux trésors appartenant originairement à Téglise de Trêves. Le duc de Nassau donna le saint clou au prince de Metternich, & celui-ci, avant sa mort, le rendit à notre cathédrale. »