LA CROIX AU JAPON
Voici comment le père Froës, jésuite, décrit chez les Japonais le supplice de la croix : « Ils se servent de croix traversées & non coiffées, immissa non commissa. Le bois du support pour les pieds est autrement fait qu’on ne le voit dans de vieilles images du crucifix, ou d'anciennes médailles. C'est une traverse plus petite que celle placée dans le haut du montant.
« Ils fixent sur ce montant un autre bois , sur lequel le crucifié est assis , & pour ainsi dire à cheval.
« Ils attachent avec des cordes ou des menottes en fer, au lieu de clous, nonseulement les mains, mais encore les bras, & fixent les pieds sur le support avec des liens , non pas l’un sur l’autre , mais l’un à côté de l’autre , comme ceux d’un homme debout. Ils laissent les vêtements , & attachent le condamné à terre sur la croix, que le bourreau élève avec le supplicié. Bientôt il le perce d’un coup de lance & lui donne la mort. »