‹ Memoire sur les instruments de la passion de N.-S. J.-CChapitre 51 sur 317 · LIVRE I, CH. I. — LA CROIX · texte numérisé non relu

LIVRE I, CH. I. — LA CROIX

tatis sordibus, vallem oppletam fuisse, o'iicesque sub sordium acervo, obrutas delituisse W. »

Là, les croix étaient en sûreté; en effet, lorsque Adrien fit construire le temple, il dut en asseoir les fondements sur le rocher & ne pas les étendre inutilement & à grands frais jusque dans la vallée, sur un sol de remblais inconsistant. C’était le lieu du supplice & non celui du dépôt obscur de croix ignorées qu’il voulait cacher. Dieu permit ainsi qu’elles fussent tout naturellement protégées.

Guidée par les renseignements des vieillards & parce qu’on connaissait l’habitude des Juifs d’enterrer les cadavres des suppliciés avec tous les instruments du supplice (J), sainte Hélène fit faire des fouilles par un grand nombre d’ouvriers civils & militaires, & trouva trois croix pareilles, entre lesquelles il était difficile de distinguer celle qui avait servi à Notre-Seigneur. Elle était assistée de saint Macaire, qui les fit toucher successivement, les uns disent à une dame mourante, les autres au corps d’une morte, dont la résurrection indiqua par un miracle la croix véritable.

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