‹ Memoire sur les instruments de la passion de N.-S. J.-CChapitre 66 sur 317 · LIVRE I, CH. II. — FORME DE LA CROIX · texte numérisé non relu

LIVRE I, CH. II. — FORME DE LA CROIX

clous, à propos du support, il s’agit certainement des pieds ; il est donc sous les pieds.

Saint Grégoire de Tours (540-595) dit encore : « On a pratiqué sur le montant un trou dans lequel se loge le tenon d’une petite tablette , & les pieds de l’homme debout sont fixés sur cette tablette W. »

Ces traditions se continuaient à travers le moyen âge, car au xmc siècle Innocent III écrivait : « Quatre bois ont été employés pour la croix du Sauveur : le montant, la traverse, le tronc en bas, le titre en haut (a>. » Dans le texte, truncus suppositus, ne peut s’entendre que du morceau de bois servant de marchepied placé dans le bas, sub, & non dans le milieu.

Ces opinions sont confirmées par les peintures du vmc siècle dans les souterrains de Saint-Clément, où j’ai vu très-nettement un support sous les pieds du crucifix.

Nous admettrons donc un support pour les pieds, & nous verrons plus loin, en parlant des dimensions de la croix, à quelle hauteur il doit être placé.

Page 1