‹ Memoire sur les instruments de la passion de N.-S. J.-CChapitre 68 sur 317 · LE CRUCIFIEMENT · texte numérisé non relu

LE CRUCIFIEMENT

La croix est dressée au-dessus de terre, l’inscription lixée sur la tête. Toutes les hauteurs & les mesures sont conformes aux traditions, & à la raison qui exige que les jambes soient assez basses pour que les soldats puissent facilement les rompre d’un coup de barre; pour que la tête de la croix, étant placée en terre, ait pu servir de scellement lors du crucifiement de saint Pierre; enfin pour qu’en redressant la croix avec un si lourd fardeau, on ne rende pas encore ce redressement plus difficile par l’élévation du centre de gravité.

Notre-Seigneur est assez bas pour pouvoir de sa voix mourante parler de près à sa sainte mère & à son disciple bien-aimé.

Il paraît qu’il a été crucifié nu. Une pareille représentation étant inadmissible, celle des premiers siècles, qui le représentent vêtu d’une robe courte, semble la plus convenable.

Le titre attaché à la partie supérieure du montant a certainement conduit à l’idée de la croix à deux traverses. Il est probable que lors de la déposition il fut mis de cité avec la couronne, les clous & tous les autres instruments de supplice, recueillis religieusement par les saintes femmes & conservés dans des familles pieuses jusqu’à l’invention de la croix.

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