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Hôpital
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S'Etienne *»* Croix disparue
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LIVRE I, CH. III. — LA VRAIE CROIX A ROME. Il porte écrit sur le montant, par lignes de deux ou trois lettres :
+ Ligne quo Chris tus humamm subdidit hostem dat Rom te.
Et sur la traverse :
Justinus opem & socia decorem*
On croit voir dans cette inscription la pensée d’un distique où le nombre se trouve plus que la quantité; dans ce cas, il faudrait lire :
Ligna quo Chris tus humamm subdidit hostem Dat Romœ Jus anus opem (r socia décor em t
Justin le Jeune avait succédé à son oncle Justinien en 565 & est mort en 578. On doit rapporter l’envoi de la relique aux premières années de son règne plutôt qu’aux dernières, où il se livra à une foule de désordres, après d’heureux commencements. C’est donc à Jean III, pape de 560 à 574, qu’il dut faire ce cadeau.
La relique fut ensuite égarée jusqu’au pontificat de Sergius Ier, pape de 687 à 701. Athanase le Bibliothécaire, écrivant sa vie dans le ixc siècle, raconte que ce pontife aperçut dans un coin obscur du trésor de Saint-Pierre un objet tout noir qui se trouva être de l’argent oxydé par le temps. C’était une petite boîte scellée qu’il ouvrit, après avoir rompu le sceau. Il trouva à l’intérieur une croix en bronze doré, ornée d’un grand nombre de pierres précieuses enveloppées d’étoffes de soie. Ayant soulevé quatre feuilles dans lesquelles étaient quatre pierres d’une admirable grandeur, il vit enfin l’insigne relique de la vraie croix ù).
Le vénérable Bède, contemporain de Sergius Ier, rendait compte à peu près dans les mômes termes de cette heureuse découverte, sans parler non plus des figures sculptées sur la croix de la sacristie, ce qui fait dire fort justement à Étienne Borgia P), que cette description s’applique à la croix de Justin & non à celle de la sacristie OL
(1) Rocca * Sur une relique de la vraie croix ^ 111-4®, 1609.
(2) Decruce Vaticana^ 1779; p* 63.
(3) Voici le texte de Bède, au 9 septembre du Martyrologe: « Papa Sergius in sacrario beati Pétri apostoii capsam argenteam, quæ in angulo obscudssimo diutissime jacuerat, Si in ea cmtem diversis ac pretiosissimis lapidibus adornatam, Domino révélante, reperit : de qua tractis quatuor petaLis, quibus gemmæ inclusse erant miræ magnimdinîs, portionem ligni salutiferi dominiez crucis intenus repositam inspexk* quse ex illo tempore amiis omnibus in Rasilica Salvatoris quÆ appellatur Constantiniana, die exaitationis ejus ab omni osculatur atque adoratur populo, »
La croix de Constantin. — La croix dite de Constantin se compose de deux petits morceaux de bois, figurés aux planches jointes à ce mémoire dans leur grandeur naturelle, posés l’un sur l’autre en croix, semblable à la croix de Justin, ayant à peu près le même volume , & qu’on pourrait considérer comme presque contemporaine. Elle est enfermée dans un petit triptyque d’or fermant à deux portes, d’environ 8 à 9 centimètres carrés, orné de pierres précieuses & de perles fines, & que, dit-on, Constantin portait sur lui.
La troisième relique de la chapelle de Saint-Nicolas est dans un reliquaire des plus simples, du xvf où du xvn* siècle; elle est en forme de croix à deux traverses assemblées à mi-bois & fixées sur le montant par une cheville , comme la croix du bon larron. C’était, avant l’enlèvement de quelques portions de son bois, une des plus considérables de Rome. Le montant avait 1 50'"'" de hauteur, la plus grande traverse 8$""" de longueur, & la petite 5 o'n,n . La largeur du bois est de 2imin, son épaisseur de 9m,n.
Son volume entier devait être de 53,865mm. Il n’en reste plus que 29,774""’’.
Les papes, dans leur immense libéralité, n’ont pu résister aux demandes qu’on dut leur en faire, & la réduisirent ainsi à moitié de ce qu’elle était dans l’origine. Aujourd’hui, triste & magnifique ruine, elle conserve à peine la forme d’une croix; on reconnaît les parties enlevées, parce que les vides ont été laissés dans le reliquaire, & qu’on a écrit au fond de chacun ces mots : Hanc portionem habnit, suivis du nom du pape & du millésime W.
Le bois par sa couleur se rapproche du gris de lin avec une pointe de rouge. Il est couvert de taches semblables à de la moisissure. Les enlèvements & les cassures qui ont été faites par des mains peu exercées indiquent bien les veines d’un conifère (PL IV).
Sainte-Praxède. — Quatre morceaux de la vraie croix, de 92""" de longueur
(1) Grégoire XIV, en 1591, fit enlever sous la petite traverse droite une portion de i5mm
sur 9mm & 9mm, soit un volume de I * * * * * * * * * * *j215 nmK c*
Pie IX, en 1861, une même portion sous la peii:e traverse de gauche 1,215
Paul IV, en 1466, fait couper le bras droit de la grande traverse de 3 au,m X 21 X 9 . . 6,048
Pie IX, en 1852, enlève le bras gauche correspondant, même volume 6,048
Ce n’est pas tout : ce montant a été dédoublé, à partir de la traverse d’en bas, d’où l’on
a coupé environ 85m,n sur 2in,m & ymm, soit 8,925
Enfin deux petits morceaux ont encore été retirés sur le bas de ce qui restait, ayant
ensemble un développement de 40™°* sur 4mn* & 4n,m .... 640
En les réunissant, toutes ces soustractions font un volume de 24,091 mm- c*
Si on les retranche du volume de la croix primitive, de 53
Il ne reste plus que 29,774