‹ Mémoire sur les kystes des mâchoiresChapitre 16 sur 18 · SG · texte numérisé non relu

SG

directe de la cavité de la pulpe au lieu d'élection, rendre ù ^écoulement son trajet primitif et réaliser h son début le retrait et la guérison du kyste. Cette première opération pourra môme ainsi (}ue nous l'avons indiqué plus haut, être suivie d'une nouvelle obtui'alion avec drainage destinée à en éviter le retour.

Les divers modes de traitement que nous venons d'indiquer seront, suivant nous, toujours suffisants pour obtenir la guérison d'un hyste simple et uniloculaire. Ils seront encore applicables aux kystes multiloculaires à la condition d'ouvrir isolément toutes les poches, d'en vider exactement le contenu ou d'extraire les racines qui peuvent corresponlre aux diverses loges qui la composent et enlin de déchirer et d'enlever autant qu'il sera possible la paroi membraneuie.

Il est cependant Un certain nombre de cas qui paraissent se soustraire à cette thérapeutique : ce sont les kystes qui, soit utti-locuiaires, soit nlultiloculaires, oiit eiivahi la totalité du maxillairesupérieiir sur toute l'étendue dé la branche horizontale ou la branche verticale du maxillaire infériéur, de telle sorte que l'os est entièrement évidé et réduit à la seule poche osseuse qui revêt le kyste.

Dans ce cas, l'ouverture des cavités et la provocation inflanjmatoire en supposant qu'elle soit réalisable entraîneraient une déformation plus ou moins considérable de l'os, et c'est dans ces circonstances qu'il est permis de recourir à la résection ou à la désarticulation. Nous n'avons pas à décrire ici cette opération, mais nous signalerons ce précepte important sur lequel a si justement insisté M. Forget, c'est de s'efforcer, s^il s'agit d'un kyste du maxillaire inférieur, de conserver, au niveau du bord inférieur de l'os, une bande suffisante pour permettre la régénération partielle du tissu osseux.

Toutefois, et nous ne âaurions trop insister sur ce point, cette pratique devra être reléguée, à titre d'opération d'exception, aux seuls cas très-rares, croyons-nous., où les procédés indiqués tout à l'heure seront démontrés inapplicables. Il ne faut pas oublier en effet qu'avant Dupuytren, la résection était le moyen généralement employé et que, même depuis Fexemple donné par le gr^nd Chirurgien, on i'encontre dans les nbsefvations recaelllies

un nombre considérable de cas traités par l'amputation ou la résection alors que la simple ouverture suivie des soins appropriés les eût certainement guéri?.

Page 1