‹ Memoire sur Les Microcephales ou Hommes SingesChapitre 13 sur 38 · TRAMES · texte numérisé non relu

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dans la mâchoire supérieure el à la droite, que la seconde fausse-molaire conservée avec sa couronne profondément divisée, toutes les autres sont ou cassées ou perdues ; mais les al'éolcs, en partie seulement oblitérées, démontrent que, malgré l'âge de 20 ans, même les dents de sagesse étaient parfaitement développées. A la mâchoire inférieure existent encore, des deux ('étés, la dent incisive médiane parfaitement verticale et les deux dernières molaires profondément inclinées en dedans, et, en outre, du côté gauche, la canine et la seconde fausse molaire, tandis que la canine droite est cassée. Aucune dent ne montre une conformation particulière.

La tête elle-même est légèrement asymétrique. Le front est plus voûté du côté droit, l’occiput plus saillant du côté gauche, comme si l'on avait comprimé le crâne en exerçant une pression simultanée sur le sourcil gauche et sur la partie droite de l’occiput. Le nez el la mâchoire participent à cette déviation ; la suture nasale est insérée à gauche et la mâchoire droite est un peu plus saillante.

A la vue de profil, la courbe du front monte depuis une légère dépression au-dessus de la proéminence sourcilière assez régulièrement vers le sommet marqué en pointe mousse, qui se trouve un peu en avant du milieu de la suture sagittale. Depuis ce sommet, la courbe descend de nouveau assez régulièrement vers l'épine occipitale supérieure très-marquée et saillante, pour s’infléchir de là en un plan presque droit vers l'articulation occipitale. Le nez, inséré profondément sous la proéminence sourcilière, est aquilin ; la mâchoire supérieure assez inclinée en avant et manifestement prognathe. Les lignes temporales sont très-peu marquées et à peine sensibles, surtout du côté gauche ; elles restent à une distance considérable du sommet de la tête.

Ce qui frappe d’abord à la vue d'en haut, c'est la forme presque circulaire du contour, surtout si l'on fait abstraction des proéminences sourcilières et de la saillie de l’épine occipitale postérieure. L’espace occupé par la suture sagittale est relevé en carène plate, surtout à la partie, moyenne et postérieure. Le nez dépasse par sa pointe la mâchoire supérieure, saillante seulement des deux côtés.

La vue postérieure fait remarquer le relèvement en quille émoussée de la ligne médiane, la disposition courbe, sans angle, de la suture lambdoïde, le plan incliné descendant vers le grand trou occipital, et la position déclive de ce dernier qui fait que la vue y entre profondément, et que le bord antérieur dépasse d'un centimètre le bord postérieur. Le palais se montre en outre assez incliné par rapport au plan horizontal.

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La base du crâne, 'lie du côté intérieur, montre sur le plancher des orbites des jougs cérébraux très-simples, mais assez prononcés, les bords postérieurs des grandes ailes du sphénoïde émoussés et le clivus très-indiné depuis le rebord postérieur de la selle linéique, relevé en toi le lame dentelée, jusqu'au bord du grand trou occipital.

La mâchoire inférieure est surtout remarquable par le menton coupé carrément et présentant des deux côtés des angles fortement saillants.

La comparaison par superposition des calques montre des différences considérables avec les autres microcéphales, par le développement beaucoup plus volumineux de la boite crânienne, par la superposition plus marquée de la buile sur la face, par la saillie beaucoup moins accusée de la mâchoire. Le crâne de Mæhre, qui s'en rapproche le plus par le volume cérébral, s'en distingue le plus fortement par sa forme dolichocéphale très-accusée, et les autres plus brachycéphales s’en écartent tellement par la petitesse de lu boite crânienne et sa position derrière et non au-dessus de la face, qu’un rapprochement est impossible.

7. Marguerite M.khi.er, de Itiencck, prés Würzbourg, âgée de 33 ans.

(PL 11* à 21.)

C’est le seul crâne de femme microcéphale adulte que j’aie eu à ma disposition.

M. Virchow a eu l’occasion de l’examiner pendant sa vie. Voici ce qu’il en dit : (Gcsammclte Ahhandlungen zur wissenschafllichcn Medicin. Francfort, 1856, p. !I47.) < Nous visitâmes â Rieneck la famille Mrehler, célèbre en basse Franconieà cause de son sort malheureux. Une tille crétine a été enterrée dans les dernières années. Père et mère, que nous vîmes tous les deux, jouissent d’une santé parlâite ; la mère surtout est une femme belle, grande, bien faite, sans goitre, du hameau voisin Schoi|vpacli, et dans sa famille rien de semblable ne se présente. La tille, âgée maintenant de 21 ans, menstruée depuis une année, est microcéphale exquise ; le crâne lait presque défaut et l’on ne voit guère autre chose que le masque de la ligure, et une masse énorme de cheveux, d’une longueur considérable, qui se joint à la ligure parfaitement formée, mais entièrement bestiale. On sent sur l’occiput, sous les cheveux, de grands bourrelets cutanés, comme si une perte de substance, suivie d’une forte

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cicatrisation, avait existe, mais il n’y a pas tic cicatrice et on reconnaît par le tâtonnement une hypertrophie relative de la peau au-dessus du crâne trop petit. Celui-ci a 43 centimètres de circonférence horizontale, 24 de circonférence transversale (derrière les oreilles par le vertex), et autant de circonférence verticale (du front à P occiput). ('.elle fille est entièrement stupide et infirme; elle ne peut manger seule, ni parler ; elle entend, en revanche, assez bien, pousse des cris inarticulés, se réjouit facilement et montre un certain sentiment de pudeur. »

M. Virchow donne en gravure sur bois, dessiné par M. Schmerbach, un portrait de cette personne. Elle se lient A genoux, appuyée sur la main gauche, et tend, la bouche grandement ouverte, la main droite pour recevoir quelque chose. On voit que le corps, enveloppé d'une robe, est parfaitement conformé, tandis que la ligure et la tète sont réellement hideuses. Seuls les pieds paraissent offrir une conformation singulière, à moins qu’il n’y ait un défaut de dessin. Ils sont, en effet, très-longs et étroits et ont plutôt l’air de palettes attachées au bas de la jambe que de pieds humains.

M. le D r Schruder donne le rapport suivant sur l'autopsie de cette personne (Archiv von Virchow, 2 m " série, vol. X, 1X61, p. 358.):

« Le cadavre de cette femme, Agée de 33 ans, mesure près de 5 pieds. La peau est pâle, le corps médiocrement nourri, les cheveux bruns-noirs, épais, raides, tombant en arrière, et des deux cédés posés immédiatement, sans intervalle d’un Iront, sur la figure parfaitement formée mais simienne ; on sent sous les cheveux des grands bourrelets cutanés, et au-dessous, sur tout le crâne, les os sous-jacents. Le crâne est microcéphale d’une manière exquise; il mesure dans la circonférence horizontale 43 centimètres, 24 centimètres dans la circonférence transversale et longitudinale. Les rangées dentaires sont simples, les incisives supérieures larges et proéminentes, en forme de pelles ; la racine du nez enfoncée , le cou mince, la poitrine large, voûtée, bien formée, sans taille et sans cartilages boursoufOés ; peu de poils au pubis; l'extrémité inférieure gauche en adduction, la jambe roulée en dedans, les genoux contractés en angles obtus par les tendons raidis ; pieds plats et pointus des deux côtés, à gauche un peu de varus, les deux fémurs mobiles dans l’articulation, le bassin passablement incliné, la tète articulaire gauche prête à sortir en arrière de la cavité ; le limbe cartilagineux parait résorbé et la cavité parait n’avoir que la moitié de sa profondeur normale. Kyphose de la colonne dorsale au thorax, lordose à la région lombaire ; les vertè-

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bres thoraciques diminuées de moitié dans leurs diamètres transverse et antéro-postérieur, atrophiées ; les vertèbres lombaires normales.

» Cavité crânienne. Le tissu sous-cutané hypertrophique, ayant 2 à 8 lignes d’épaisseur, le plus fortement sur l’occiput ; la voûte crânienne formée d’os compactes et épais; diploë disparu; les sutures coronale, sagittale, lambdoïde, parfaitement visibles des deux côtés, même plusieurs morceaux intercalés dans chacune d’elles; â la face interne des impressions digitiformes et jougs cérébraux nombreux, les premières même transparentes; les trous nutritifs très-nombreux sur les sutures sagittale et lambdoïde; les sillons pour toutes les artères bien manifestes ; la forme des pariétaux normale. I.a dure-mère entoure la face convexe du cerveau d’une manière ferme et serrée ; l’arachnoïde très-fine, anémique et transparente; la pie-mère pauvre en vaisseaux. Le cerveau remplit partout le crâne ; il est symétrique aux hémisphères comme au cervelet ; les circonvolutions égales des deux côtés, grandes, rares et peu profondes ; les substances corticale et interne molles en bouillie, anémiques, la première excessivement pâle ; toutes les parties du cerveau conformées naturellement et harmoniquement; le ventricule latéral sans sérosité, point élargi; tous les nerfs formés; la fosse de Sylvius trèspeu profonde; le lobe frontal mesure, jusqu’à la fosse, deux pouces, le reste trois pouces (parisiens).

• Cavité thoracique et cou. Glande thyroïde atrophiée, presque disparue.

* • Cavité abdominale. Utérus de grandeur normale; plissé au cou par formation de tissu conjonctif; des circatrices contractées dans les deux ovaires, une plus grande dans l’ovaire gauche, correspondant à un follicule de Graaf rempli de sang coagulé.

• Ce qui frappe d’abord à la vue du crâne macéré, c’est la qualité compacte des os, le manque du diploë, l’épaisseur des os crâniens, la forte inclinaison du frontal ; la direction ascendante en droite ligne de l’écaille occipitale, la forte proéminence des arcades sourcilières dans leur jonction par suite du développement des sinus frontaux, le prognathisme si fort et, avant tout, la petitesse de la boite crânienne et la conformation singiforme, qui était déjà remarquable pendant la vie. »

M. Schrœder donne des mensurations très-complètes du crâne, d’après la méthode de Virchow, et il arrive à la conclusion que c’est une « Aplasie cérébrale idiopathique, i Il ajoute quelques notions sur la vie.

< [.'odorat lui a manqué, dit-on; l'audition, la vue, la sensibilité pour le froid étaient

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très-fines; elle faisait du hruit si elle se découvrait de nuit dans le lit; elle rampait aussi près que possible du poêle cl sc brûlait souvent sans s’en apercevoir, et sans manifester grande douleur lors de la guérison de ses brûlures; elle poussait des cris stridents au lieu île parler, se réjouissait volontiers et montrait une certaine pudeur ; par ses facultés psychiques, elle était crétine au plus haut degré: ne pouvait manger seule, salissait toujours sa rouche ; elle marchait à genoux courbés sur la moitié du pied, le corps penché en avant, en s'aidant souvent des deux bras; il fallait la mettre au lit, dont elle sortait cependant sans aide. Père, mère et deux autres enfants sont en bonne santé et bien formés ; le premier de Ricneck, la mère native du village adjacent Schoippacb, ont tous les deux des goitres immenses (M. Virchow dit expressément le contraire). Ils ont perdu une fille plus âgée, mais moins informe, il y a quelques années ; ils ne savent rien de parents affectés de crétinisme en ligne ascendante ; ils ont toujours vécu pauvrement dans une habitation petite et sombre ; ils n’étaient point adonnés à l’abus de l’eau-de-vie et ne peuvent citer ni malheurs domestiques, ni influences mécaniques ou morales pendant la grossesse, comme causes probables ; la naissance s’est bien passée. Il n’v a plus de crétins à Rieneck. »

Toutes les sutures sont parfaitement ouvertes et mobiles sur ce crâne représentant cependant au plus haut degré les caractères de la microcéphalie la plus prononcée. Si R. Wagner dit (Microcéphales, p. fi5) que la suture squameuse ou temporale est effacée du célé gauche, ce n’est qu’une erreur d'observation. Le crâne a été, en effet, ouvert par line scie à lame très-épaisse, dont le trait a enlevé, du côté gauche, le bord tranchant de l’os temporal appliqué sur le bord plissé du pariétal. On peut s’en convaincre par la présence des plis au-dessus du Irait (PI. 19, f, 1), mais encore mieux en examinant la surface du trait de scie sur la partie inférieure du crâne (P. 21 , f. 1), où l’on voit parfaitement le trait de séparation entre les deux os. Je n’ai pas besoin d’ajouter que cette parfaite mobilité de toutes les sutures de la boite crânienne à un âge aussi avancé, où tout l’organisme était parvenu depuis longtemps au terme de sa croissance, détruit immédiatement toutes les théories par le.-quelles on a voulu attribuer à la boite crânienne quelque coopération â la production de la microcéphalie. S'il y a, dans d’autres microcéphales, des sutures soudées avant le temps, ce sont des formations dues â d’autres causes individuelles, mais non pas inhérentes à la cause générale de la microcéphalie.

itBASKS.

Il en est de même, pour le dire tout de suite, de l'asymétrie du crâne, Celle-ci est très-prononcée chez la Ma>hler, surtout dans la partie antérieure du crâne, quoiqu'elle se montre déjà dans les apophyses ntastoïdes. lai mâclioire supérieure surtout est violemment déjetée vers la droite, de manière qu'une ligne tirée par le point médian de cette mâchoire, du nez, du Iront, de la suture sagittale et de l’occiput forme une crosse peu courbée en arrière, très-fortement courbée en avant, dont la convexité est tournée à gauche. On peut s’en convaincre aisément eu appliquant le calque de la vue d’en haut, sans le retourner, sur la vue de la base du crâne. I.’ asymétrie des crânes n’est donc pas due non plus à la soudure incomplète ou unilatérale des sutures ; elle doit avoir une autre cause. J’avoue, du reste, que je dois encore voir un crâne parfaitement symétrique. Les appareils si exacts, que nous avons maintenant pour relever les contours, révèlent sousee rapport des déviations qui échappent volontiers à l’œil. Mais même en examinant attentivement et sous ce point de vue les ligures de personnes vivantes, on s’aperçoit que la ligne médiane et verticale de leur figure, du menton à la hauteur du front, n’est presque jamais droite et décrit presque toujours un arc plus ou moins courbé, dont la convexité est tantôt tournée â gauche, tantôt ù droite.

Ce qui reste de dents (car beaucoup sont perdues) est conformé entièrement sur le type humain. Toutes les dents sont très-grandes, surtout les incisives de la mâchoire supérieure, mais elles sont serrées les unes contre les autres et les canines ne dépassent pas la rangée.

Par la manière dont les deux parties constituantes du crâne, la face et la boite cérébrale sont posées l’une derrière l’autre, au lieu d’ètre superposées; par le front fuyant et creusé derrière l’énorme arcade sus-orbitaire, saillante en ronde-bosse à la vue de profil ; par la position avancée de la mâclioire et des dents implantées obliquement et continuant la ligne de profil de la mâchoire, par ce prognathisme réellement poussé à l’excès, cette tète acquiert une grande ressemblance avec la tête des singes anthropomorphes. Comparée, en effet, avec les crânes de jeunes ehiinpatisés ou orangs, chez lesquels les crêtes musculaires ne sont pas encore développées, on ne trouve, dans la boite cérébrale, aucun caractère différentiel, tandis que les caractères humains se résument par plusieurs points de l'organisation de la face, saillie du nez, absence d’une lacune entre les dents, saillie du menton. Il est, sans doute, curieux de

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voir que tous ces caractères n'appartiennent qu’à la l'ace, laquelle, chez les raicrocépliales, ne participe qu'à un degré fort moindre au retour vers l'animalité.

La capsule cérébrale, abstraction faite des bourrelets sus-orbitaires, se présente sous une ligure irrégulièrement ovalaire, dont la pointe est tournée en avant. Les bourrelets sourciliers sont dus, en ell'et, à l’énorme développement des sinus frontaux, protégés seulement par une lame mince de substance osseuse. On peut s'en convaincre aisément en examinant la coupe du crâne. Le Irait de la seie a ouvert en avant le sinus frontal et eu y enfonçant une sonde, on peut promener facilement l'instrument dans tous les sens jusqu’à la distance d’un centimètre et plus. Une coupe verticale, dirigée par le bord postérieur des os molaires dans la position normale du crâne, endommagerait à peine le cerveau, tandis que dans un crâne normal une pareille coupe enlèverait la majeure partie des lobes cérébraux antérieurs.

On ne voit sur le crâne aucune trace d'altérations pathologiques provenant de maladies de la substance osseuse, soit irilluminatoircs ou autres. Les os sont très-fe.rmes et solides ; les parois du crâne ne dépassent pas l’épaisseur ordinaire d’un crâne normal ; le diploë n’est eependant visible que sur le frontal et an milieu de l’occipital. Les arêtes et saillies sont, â l’extérieur, comme sur des crânes normaux ; à l’intérieur seulement, le plancher de la fosse frontale et les bords des ailes du sphénoïde, ainsi que les arêtes du rocher, paraissent un peu arrondis, comme c’est le cas ordinairement chez des hydrocéphales. I«i conformation des ailes sphénoïdales parait, du reste, dépendre plutôt de l’extension des sinus communiquant avec la fosse nasale, et l’on ne peut soupçonner un procès bydrocéphalique, le rapport de M. le D' Schrœdcr, sur la section du cadavre, u’en mentionnant aucune Iraee. L’os frontal est relativement assez petit, très-aplati et coupé carrément dans la sutura roronale. La boursoiifllure sus-orbitaire est, comme je l’ai déjà dit, très-considérable, avec une petite dépression au milieu, qui sc change bientôl en un petit renflement médian ; le renflement, cependant, ue se soutient que sur le. fronl ; la sulura sagittale est légèrement déprimée sur toute sa longueur, et celle dépression se continue encore, sur l’occipital, au-delà de la suture lambdoïde. L’épine occipitale est entourée de lignes arquées, fortement prononcées, qui semblent encore annoncer la présence de ces bourrelets cutanés que M. Virchow avait observés pendant sa vie.

La face est beaucoup moins réduite que le crâne. Le nez est petit, relevé; la cloi-

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son, entre les orbites, extrêmement large. Le palais est absolument plus long qu’un palais normal, mais, en même temps, étroit; j'ai déjà dit que r'est dans le palais que se dessine surtout le dêjMemenl de la ligne médiane.

Par la superposition des calques, cette tête remarquable s’accorde encore le mieux avec celle de Jéna (n* 5). La ligne de profil, depuis le bourrelet sourcilier jusqu'aux incisives, est presque exactement la même, et quoique la mâchoire de la Miohler soit plus allongée, les trous auditifs se recouvrent entièrement, ainsi que les contours de la base. Mais les orbites de la Mæhler sont beaucoup plus grandes, et leurs bords, par conséquent, plus reculés. En même temps, la boite crânienne est bien plus petite, le front plus aplati, l’espace derrière l'éminence sus-orbitaire plus enfoncé, l’occiput plus aplati. Les vues d’en haut et d’en bas s’accordent encore assez bien, la longueur du palais et la position du grand trou occipital étant à peu près les mêmes ; il faut convenir, cependant, que le crâne de la Mæhler est moins long et plus large, et que le déjètement que ce crâne a éprouvé ne permet pas une concordance plus étroite. La vue d’en face met le crâne de la Ma iller hors des autres à une place à part ; par la grandeur des orbites et la largeur du nez, cette vue se rapprocherait de celle de la tète de Schuttelndreyer, dont elle s'éloigne immédiatement par la hauteur beaucoup plus considérable du front de ce dernier.

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PltEMIER RÉSUMÉ

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