ET SUIVANT L’AGE
Oaasi; CT Posco.
CmurAKsé ct TscbAgo
Gorille.
1 NBBtfrn !
d'ordre do t».,
tableau si- ^ eX0
oénd
lîMtriM
crin. <»»• ci»
N«»4rod‘ordr* «lu Ublcau pendrai
Se*e
^ CapadU ertj tiiMUIf « C. C.
1 Notera ' d'ordre du
|“ïsr
Se»e
Capacité r munie- en
Individus adultes il denlilion définitive compté!
! 3 1 Mille
Mâle
Mile
50li
Femelle
1 1 Femelle ?
Femelle
26 1 Femelle
26 1 Femelle
Moyenne des femelles et
Femelle unique
Moyenne des femelles .
des doiiteui
! Moyenne totale
Individus adolescents dans l’échange des débitions. Sexe douteux.
' Moyenne :
Individus jeunes à dentition de lait.
! Moyenne!
CRANES
Eu mettant = 100 la capacité moyenne à laquelle s'arrête le cri ne mâle allemand (1450 centimètres cubes), on arrive â la conclusion que Incapacité du nouveauné représente à peu près le quart de celle quantité, ou, plus exactement, 27,6 •/, de la capacité définitive. Cette proportion est la même pour le nouveau-né des deux sexes, et montre ainsi que la différence dans la capacité crânienne est congénitale et que le cerveau croit absolument de la même manière dans les deux sexes du genre humain. (La capacité moyenne des femmes adultes est, d’après M. Welcker, = 1300 c. c., et celle des fdles, à la naissance, =360 c. c. ; ce qui donne la proportion de 27,8 «/,.)
La moyenne des enfants humains, de 2 ans à 7 ans, comprenant les numéros d’ordre du tableau de 16 à 27 inclusivement, est de 1158 c. c. ; celle des adolescents humains (N 0 * 28 à 41 inclusivement), de 1261 c. c.
Les mêmes moyennes sont, pour les capacités probables calculées, pour les enfants, = 1113 c. c.; pour les adolescents, =1313 c. c.
En comparant ces chiffres avec la capacité moyenne des deux sexes (= 1375 c. c.) posée = 100, on trouve la série suivante de croissance pour les hommes :
Série calculée avec les moyennes des mesures vraies.
Nouveau-nés. Enfants. Adolescents. Adultes.
Série calculée avec les moyennes des capacités calculées.
Série calculée pour les singes fnrany).
A douze mois, l’enfant humain a atteint une capacité moyenne probable pour les deux sexes de 875 c. c. , c’est-à-dire de 63,6 •/, de la capacité définitive.
Comme que l'on considère ces chiffres, il en résulte, d’une manière évidente, qu’à l’àgc d’enfant l'homme a déjà, pour la capacité crânienne, un degré de perfectionnement beaucoup plus considérable que le singe, et qu'à l’àge d'adolescent, pendant
CRANES
l'échange des dentitions, il est déjà près d’atteindre le volume cérébral définitif. Il en est autrement chez le singe; à la première dentition, il est beaucoup en arrière du développement définitif, comme du point atteint par l'homme. A l'âge d'adolescent, la différence est toute aussi saillante, et, au milieu de l'échange des dents, le singe se trouve encore, pour la capacité crânienne, à autant de distance du système définitif que l’homme à sa première dentition. ,
Les chiffres de l’homme nous accusent, comme le fait voir, du reste, aussi une projection graphique telle que nous l'avons indiquée plus haut, un jet remarquable, une concentration de force formatrice dans les premiers temps de la vie qui se trahit, dans la projection, par une ligne ascendante sous un angle considérable. Mais ce mouvement se ralentit bientôt, et après la dentition de lait, au moment où les dents définitives arrivent, il est déjà parvenu au terme définitif, à bien peu de chemin près. Chez le singe, au contraire, le mouvement se continue d’une manière uniforme et probablement depuis la naissance, et la seconde dentition arrive lorsque le volume du cerveau est encore loin de son terme définitif.
La différence entre l'homme et le singe devient encore plus saillante, lorsqu'on considère les quantités absolues que l’individu croissant ajoute au volume de son cerveau et â la capacité de son crâne.
L'augmentation absolue du crâne humain depuis la naissa ice jusqu'à l’état adulte, est de 1000 c. c., ou, plus exactement, de 995 c. c.
Dans une année après la naissance, la capacité augmente de 495 c. c.
Dans l’espace de 6 ans, à dater de la première année, la capacité crânienne augmente de 895 c. c., donc de 66 c. c. par an.
Pendant l'adolescence (de 7 à 16 ans), donc pendant 10 ans, elle augmente de 160 c. c., donc de 16 c. c. par an.
Comparons avec cela les singes.
Nous ne connaissons pas le terme de départ, la naissance; mais nous avons les termes correspondants de la jeunesse et de l’adolescence.
Pendant la jeunesse, la capacité crânienne augmente de 86 c. c. en tout; pendant l'adolescence, de 55 c. c.
Nous n’avons aucune donnée sur l'âge des orangs; mais, à tout prendre, je ne pense pas que l'on puisse évaluer les années qui s'écoulent depuis la dentition de lait
CRANES
jusqu'à l’âge adulte, à moins de la moitié du temps nécessaire pour le développement de l’homme, donc à 7 ans. L’accroissement moyen par an serait donc, pour l’orang, de 13 c. c. ; tandis que, pour l’homme, il serait de 34 '/. c. c., donc presque le triple, malgré que le mouvement, pendant ces termes, soit déjà ralenti considérablement.
Cette considération nous rendra très-probable un théorème que des recherches ultérieures devront faire reconnaître, savoir : que les singes viennent au monde avec une capacité crânienne beaucoup plus considérable, par rapport au terme final, que l’homme, et que celle capacité n'augmente que petit à petit, tandis que l’homme se développe à partir d’une capacité crânienne relativement moindre (mais toujours beaucoup plus considérable lorsqu’on considère le volume absolu), et d’une manière différente, en prenant un essor prodigieux pendant la première année.
Ces rapports établis, voyons quelle place peuvent occuper les microcéphales.
Nous avons trois enfants microcéphales de 5, 10 et 15 ans. Le plus jeune a encore sa dentition de lait; mais la première vraie molaire se montre. Il est sur la limite de l’adolescence; et, sans commettre une grande faute, nous pouvons l’assimiler aux adolescents, d’autant plus qu’il a la capacité crânienne la plus grande.
Tous les autres sont adultes. Nous éliminons la femme Mæhler, seule de son sexe.
Notre terme de départ est, il est vrai, très-incomplet, puisque les enfants sont très-diversement dotés, et beaucoup mieux même que les adultes; car, en rangeant les 11 microcéphales d'après leur capacité crânienne, sans distinction de sexe et d’âge, on voit que Jean-George Moegle occupe le troisième rang, Jean le cinquième, et que Jacques seul est inférieur à tous les autres.
La moyenne des adolescents est de 382 o. c. ; celle des adultes, de 441 c. c. — Les rapports sont donc de 86,6 à 100.
L'augmentation absolue est de 59 c. c. Répartie sur six ans, depuis l’âge de 10 ans à celui de 16 ans seulement, cela donne un accroissement moyen de 10 c. c. par an. Celte quantité reste encore au-dessous de l’accroissement des singes, mais lui est, à coup sûr, plus rapproché qu’à celui de l’homme.
Nous voyons donc que les enfants microcéphales viennent au monde dotés sans doute de boites crâniennes de différentes dimensions ; mais que ces boites croissent et
Cil AN ES.
sa développent suivant les lois qui régissent l'accroissement du crâne simien et non suivant les lois qui président au développement humain. La voûte du crâne surtout est frappée dans son développement; — tandis que la base s’allonge pour prêter appui au formidable appareil maxillaire et qu’elle s’élargit en même temps pour pouvoir loger les organes des sens, la voûte reste presque stationnaire et devient de plus en plus disproportionnée par rapport à la face.
Mais ce développement de la face en elle-même obéit à son tour, non plus à la loi simienne, mais, au contraire, à la loi humaine. Nous allons donner les preuves de ce théorème.
On peut déterminer assez bien l’accroissement de la face par plusieurs lignes que nous allons indiquer.
D’abord, la base < lu crâne, mesurée comme nous l'avons dit, du bord antérieur du grand trou occipital â la suture naso-fronlale.
La ligne tirée de la suture naso-frontale au bord alvéolaire, et que l'on peut appeler la ligne naso-dentaire, indique assez bien le développement de la mâchoire supérieure en hauteur.
La longueur du palais, mesurée depuis le bord alvéolaire antérieur entre les incisives jusqu’à la pointe postérieure et médiane du palais, indique l'accroissement on longueur du plafond de la cavité buccale.
Enfin, une ligne, thmlo-basi/aire (b x de M. Welcker), tirée du bord antérieur du grand trou occipital au bord alvéolaire, indique la position de la partie dentaire de la mâchoire supérieure vis-à-vis de la base du crâne.
Nous donnons, dans le tableau ci-joint, les mesures de ces lignes en millimètres mises en regard. Nous joignons à chaque colonne deux autres colonnes de différences, la première donnant la différence réelle entre les mesures du jeune âge et de l’âge adulte; la seconde donnant la différence proportionnelle, la mesure de l’âge adulte étant — 100. Les mesures, sauf celles des microcéphales et dé la longueur du palais, sont empruntées à M. Welcker.
Ba*- eriiirnne
| DilKrruce | réelle I prop.
Ligne ou* fature Différence j rédle | prop.
Ligne dmtolttsilaire |
i Différence | réelle J prop.
Longueur du palus | Différence j réelle < prop. |
Hommes adultes
Enfants de f» à 15 ans
Microcéphales adultes
Microcéphales enfants
Orangs adultes
Orangs enfante