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üart, et chacun pata de deux deniers dictz couronnât/ et huit patas vallant seize deniers couronnatz, lesdicts seize couronnatz va Ha ns un gros provensal, qui est un soi tournoys, laquelle petite monnoye est necessaire affin que Ion puisse tousjours payer les soins et services qui sont spécialement à ladicte charge, payement et devoir; le changement de laquelle monnoye, si lesdicts reddevables n en pourraient fixer, leur tourneroyt a grans fraiz, mises et despences.— Aussi que les maistres es irionnoyes, advenant quelles soient ouvertes, ne soient tenus bailler pleiges que selon les anciennes coustumes et estabhssemens dudict pays, et ne soient tenuz de porter les boestes de leurs forges et monnoyages hors desdictsjpays, ainsi en la Chambre des comptes et archifs d’Aix, ainsi qu’il a esté tousjours tenu, gardé et observé d ancienneté ju sept es puis aucun temps en ça cjlib les generaulx des mon noyés se sont efforcez voloir contraindre lesdicts maistres à porter iesdictes boestes par devers eulx à Paris, qui seront subalterner ledict pays et enfraindre les droictzet privilleges d’icelluy ll) . » Le roi accorda la permission de battre monnaie, de frapper couronnais et patacs et réserva «à un examen ultérieur la question des boîtes.
Les deux ateliers monétaires d’Âix et de Marseille se trouvaient en rivalité; le troisième atelier de la Provence, celui deTarascon, moins important, cessa de fonctionner en iÔ25.
L’atelier d’Aix, fermé une première fois le 1 o décembre 1629, toute fabrication en Provence étant suspendue, fermé une seconde fois en 1 538 , inscrivait sur les pièces qu’d frappait les lettres C. P., Comte de Provence, à la suite du nom du rai. Quand cette Monnaie fut rouverte en i 54 a (25 juin), le maître se conforma à l’ordonnance du v 9 mars 1541 pour la monnaie d’argent qui ne porta plus C. P.; la monnaie d’or conserva ces lettres jusqu en i 548 . Les boites
(*> Ordonn . des rois de France ( nouvelle série II, p. 63 .
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étaient envoyées à la Chambre des comptes de Provence et jugées par elles. Vers la fin du règne, elles durent, être jugées à Paris : l’administration se centralisait. C’est pourquoi une Ordonnance du 3 o avril 1 54 1 décida que les monnayeurs de Provence qui avaient fait jusque-là partie du serment de l’Empire, relèveraient dorénavant du serment de France dont le siège était à Paris (1) .
L’atelier de Marseille n’a jamais mis ces lettres; la ville n’était pas à proprement parler en Provence, mais dans les «terres adjacentes». Cet atelier avait été fermé en i 5 o 4 , rouvert probablement en 1 5 2 4, fermé le 1 o décembre 1529 comme les autres ateliers de Provence et de Dauphiné ; puis rouvert en mars i 532 , fermé encore une fois le 7 septembre 1 53 S. Les Marseillais adressèrent une supplique au chancelier, en rappelant la bonne renommée de leur atelier monétaire. «Y a monnoye establie de grant ancienneté, en laquelle n’a jamais esté trouvé aucun defaulte®. » La Chambre des monnaies était favorable à une reprise des travaux en Provence; toutefois elle pensait qu’un seul atelier suffirait. Ordre fut donné, le 12 mars i 54 o, de rouvrir la Monnaie de Marseille; mais, à partir de cette date, les pièces frappées dans cet atelier ne portèrent plus les armes de la ville.
La Monnaie d'Âix n’obtint que deux ans après la même faveur [3) .
6 ° Essai de réforme. — Quand la paix des Dames eut été signée (1029}, les deux souverains s’occupèrent de rétablir le cours régulier du commerce entre leurs Etats et, dans ce but, de fixer Je tarif du change des monnaies.
Voir Les monnaies frappées par François I fr comme comte de Provence, par M + P. Bordeaux. ( Revue numism. f aimée 1896.)
Bulletin de numism, t t* II, 1894, p, 173. — Au sujet de la Monnaie de Marseille, xoir Notice sur le monnayage de Marseille depuis son origine jusqu'à
nos jours , par M. J. Laugier, et Un procès monétaire sous François I" t par M. Blanc a rd (Annuaire de la Société française de numism , et d J archéologie J année i 883 ).
< 3} Article de M; le comte de Castellàne, Revue de numism 4 e série, t. V t
p. XL.
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