CI.XXYII
DU REGNE DE FRANÇOIS I er .
et quand ils î’avoient le mettoient au hault prix comme les aultres tellement qu’ils gagnoient plus de moitié et y en a eu beaucoup qui s’y sont faict riches et les aultres apaouvris » (l) .
Les pouvoirs publics s’en inquiétaient, comme le commerce. Des publicistes signalaient le mal et cherchaient un remède. Des mémoires étaient adressés au roïH a h Celui-ci, pendant qu’il était lui-même à Poitiers, convoqua une assemblée qui se réunit à Paris, en l’abbaye de Saint-Germaindes-Prés, pour délibérer sur la matière. La Cour des monnaies conseillait d’abandonner le compte par livres tournois et de prendre pour unité monétaire l’écu d’or. « La cause de ce grand dereiglement, disaient les partisans de ce système, est le compte par livres qui n'est que une monnoye imaginaire, laquelle pourceste cause il convient esteindre et abolir, et compter par escus (qui est une espèce solide) ou valleur d’iceux par portions correspondantes. . . (3) »
Cette consultation aboutit à l’édit de septembre 1677, • qui lit en effet de l’écu d’or l’unité monétaire, en lui assignant, au moment de la réforme, une valeur nominale de 3 livres.
^ Journal de Louvet t publié par la Revue d’Anjou 3 i 854 , t. H, p. 3b, Cité par M, Adrien Planchenatjlt, La Monnaie d'Angers, p, 35 ,
^ Dans la brochure Recueil des principaux advîs t etc, (voir ci-dessous le titre complet), la principale raison de cette prime est indiquée : «... Ceux tpi ont à payer en lointain pais cherchent les especes les plus utiles et sur lesquelles il y a le moins de perte, soit en exposition et frai/ et port de deniers* lesquelles pour cette raison ils surachetent * *. w,
^ Recueil des principaux advis donnez des assemblées faicies par le commandement du roy en l’abbaye Sainçt Germain des prez au mois d’aoust dernier sur h contenu des mémoires présentez a Sa Majesté estant en la ville de Poictiers f portons l’establissement du compte par escus et suppression de celay par solz et livres J par
ÛitDOîm, de Fruscors F r * — I,
François Gauhault, sieur des Gorges, conseiller du roy et general en sa Cour des monnoyes, Dans cette brochure, il y a la partie affirmative et la partie négative. La brochure se trouve dans la bibliothèque de THôtel des monnaies.
Voir aussi Advis de M. Thomas Turguum, general des monnoyes t en une assemblée faide à Paris au mois de septembre 1577 j par devant M ÿT le reverendissime cardinal de Bourbon pour délibérer sur les mémoires présentez au Roy , afin d’abolir le compte à sols et à livres et doresn avant faire tous contracts et obligations à escus * Paris i 5 ^ 8 .
Ce même Thomas Turquam avait déjà publié quatre ans auparavant les f aides au parlement de Dijon pour l execution du de cri des especes étrangères gui s’exposaient du duché de Bourgogne.