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L'allongement syslolique des ventricules

2. L'endurcissement ou la tension brusque de leur substance ;

3. La projection du cœur en avant et en bas, laquelle projection s'accompagne d'un mouvement de rotation de gauche à droite.

Dans l'état de circulation calme, la dernière cause est peu active. Elle le devient quand la circulation est excitée, par exemple, par des efforts musculaires, les émotions, la fièvre, etc.

Dans le premier cas, l'effet de la pulsation cardiaque se borne à un faible ébranlement du thorax avec protrusion de l'espace intercostal, telle que le simple allongement de la pointe peut la produire.

Mais , même dans le second cas , quand le mouvement de projection intervient , il est loin d'être aussi fort que les conditions hydrodynamiques et mécaniques pourraient le faire supposer. L'espace manque à cette projection ; de là précisément la violence du choc; c'est une projection interrompue , souvent une tentative seulement de projection.

En se plaçant à ce point de vue, on comprendra les particularités que le pouls cardiaque présente , quand la circulation devient tumultueuse dans les fièvres , dans les phlegmasies et dans certaines névroses.

La direction du cœur, selon lui, s'adapterait toujours à ces courants. — Tout récemment une autre explication s'est produite. Je la cite ici, non parce que j'y crois , mais parce qu'elle introduit dans le débat un élément nouveau. Au dire du docteur Cohen de Hambourg [Die Myodynatnik des Herzens. Berlin, 1859, p. 6), le cœur veineux (les oreillettes) ayant pour point d'attache principal les veines caves, les fibres transversales de ces cavités doivent, en se contractant, entraîner vers ces veines le côté gauche qui est moins solidement fixé à l'aide des veines pulmonaires; de là la rotation de gauche à droite au moment de la systole. Aux ventricules il y aurait l'opposé : c'est le ventricule gauche qui est le plus solidement attaché par l'aorte, et c'est sur ce tronc artériel que les fibres longitudinales cherchent leur point fixe ; de là la rotation de droite à gauche lors de la diastole. — Les conditions mécaniques des mouvements de rotation ainsi que celles du mouvement de levier ont été très-bien exposées par Kornitzer, dans les Sitzungsberichte der Kais. Académie der Wissenschaften. Wien, 1857, mars.

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