Tome XXXIII
Il se rapproche ainsi de la doctrine de l'unité du mouvement. Selon lui , la pause aussi serait plus longue qu'on ne le croit généralement. Son opinion, si nous l'avons entièrement comprise, se formulerait ainsi :
Oreillettes.
Systole. Diastole.
Systole.
Ventricules.
Diastole.
Le travail expérimental le plus récent, et, si l'on considère le nombre des animaux de grande taille y sacrifiés, le plus considérable qui ait été entrepris sur ce sujet, est dû à 3IM. A. Chauveau et J. Faivre, à Lyon *. Ils divisent la révolution du cœur en trois temps :
1° La contraction (systole) auriculaire, coïncidant avec la diastole ventriculaire ;
' 2° La contraction (systole) ventriculaire , coïncidant avec le diastole auriculaire , et se manifestant par le choc et par le premier ton ;
3° Le relâchement (diastole) général de l'organe , avec dilatation de ses cavités par le sang qui continue d'y affluer. Ce relâchement est signalé par le deuxième ton.
Traduit en formule, cela donne :
Oreillettes.
Systole. Diastole.
Diastole. Systole. Diastole.
Ventricules.
Oreillettes.
Diastole.
ou
Systole.
Ventricules.
' Recherches expérimentales sur les mouvements et les bruits du cœur, etc., dans les Comptes rendus de l'Acad. des sciences deParis, t.XLI, p. 11. — L'Union médicale de Paris, 1856. 112,
Pendant la diastole générale qui constitue le troisième temps, le sang, selon l'observation des physiologistes lyonnais, passerait sans interruption des veines dans les oreillettes, et de celles-ci, à travers les orifices auriculoventriculaires ouvertes, dans les ventricules. Pendant la systole auriculaire l'évacuation serait incomplète ; et pendant la systole ventriculaire elle serait presque complète. Le deuxième temps aurait la durée la plus longue, et le troisième l'emporterait sous ce rapport sur le premier.