Eau de Seine élevée par machines à vapeur
Par la pompe Notre-Dame (à 26"’), 75
(1) Le service des machines à vapeur coûte 90,000 fr. par an pour 355 pouces élevés à 30 mètres de hauteur. On ne compte pas ici les frais d’établissement de ces machines et des anciens aqueducs d’ Arceuil , etc.
(2) C’est l’évaluation donnée par la Statistique de la Seine ( 1826 ). La consommation domestique est de 6 litres par jour et par tête, mais 3 titres ne sont point payés. La population de Paris, en 18il', estjde 912,033 habitans. On lit dans un rapport de M. de Chabrol , ancien préfet de la Seine ( 1826 ), que la quantité d’eau vendue à raison de 10 c. la voie de 23 litres ,
est de 169,303 par jour, ce qui porterait la dépense annuelle à 6,182,000 f. En 1839, les fontaines marchandes ont vendu 481, 68 î- kilolitres d’eau à Of. 90.
Le kilolilre d'eau revient donc à Paris à 0 fr. 256 et la dépense annuelle par chaque habitant est de 8 fr.i7. Mais si Ton ne tient compte que de la quantité distribuée à domicile , soit par les porteurs d eau , soit au moyen de conduites , on trouve :
999,560 kilolit. vendus parles porteurs d'eau.
Total. 2,54 0,962 kilolit.
Le prix de revient est ici de 5fr.29 par kilolitre. Ce prix n'est que de 0 fr.4 575 pour les abonnés aux eaux de TOiircq; mais il s'élève à 4 fr.96 pour les abonnés aux eaux de la Seine, et à 4 fr. 5478 par kilolitre transporté h domicile. Les babitans de Londres paient aux compagnies 6 fr. 20 par tête et par an, somme moindre qu'à Paris, et ils reçoivent à damicile environ 54 kilolitres chacun , ce qui fait ressortir le prix du kilolitre à douze centimes.