Tome XXXIV. H
enlcndre (|uc si Tl)ésée et son ami n'ont pas paru sur les l)ords de la fosse remplie du sang des victimes, c'est que le supplice auquel ils étaient condamnés les rendait immobiles. Aussi Polygnote s'esl-il montré, sous ce rapport, fidèle à la tradition reçue, tout en adoucissant l'expression de la peine.
Homère \ après avoir raconté les amours de Neptune avec Tyro, ajoute que celle-ci mil au monde Pélias et Néiée. L'un habitait dans la plaine d'Iolchos, l'autre au Péloponèse, dans la sablonneuse P\los. Nous trouvons parmi les héros figurés dans la lesché, Pélias, représenté comme un vieillard à cheveux blancs. De même Homère-, après avoir dit que Chloris s'était montrée aux yeux d'Ulysse, compte Péro au nombre des enfants de Chloris, et raconle le prix difficile auquel Nélée, son père, mit la main de cette fille, miracle de beauté; et Péro, à son tour, se montre parmi les héroïnes peintes par Polygnote. On ne peut s'empêcher d'être frappé du contraste qu'offre l'empressement avec lequel l'artiste s'empare de certains noms mentionnés par Flomère, d'une manière fugitive ou accessoire, avec l'omission qu'il a faite d'autres personnages aussi importants que ceux dont il a été question plus haut.
Les figures ajoutées par Polygnote aux indications fournies par l'Odyssée, sans aucune raison ni prétexte appareni, peuvent se ranger sous plusieurs rubriques. Nous comptons d'abord les personnages allégoriques; en second lieu, les héroïnes; en troisième, les héros, les chanteurs et les poètes. J'excepte de cette énumération certains personnages des deux extrémités de la zone inférieure, qui réclament une élude particulière et dont nous nous occuperons en dernier lieu.
Le peintre de Thasos n'avait admis dans toute sa composition que deux figures purement allégoriques, Eurynonius et Ocniis. J'ai déjà fait voir comment Eurynomus se rattache au texte de l'Odyssée. 11 est à remar(|uer qu'en vertu de la place qu'il occupe, il semble faire pendant avec Tantale, de même (|ue Tilyus répondait à Sisyphe. Tantale, Tilyus et Sisyphe sont décrits par Homère. Quanta Ocnus, il était représenté dans la lesché tressant sa corde qu'une ânesse dévorait à mesure, et sa place était auprès de Tityus.
t Othjss., A , V. 255.
■ Ibid., A, V. 286.
Ces rapprochements et ces combinaisons semblent montrer que déjà, dans la pensée du peiptre, Tantale, Tityus et Sisyphe, quoique figurant au nombre des héros, appartenaient, en raison de leurs supplices, à Tordre des allégories. Je ne fais que toucher, en passant, cette considération, sur laquelle je reviendrai plus tard.
Les héroïnes que Polygnole ne devait pas à Homère sont au nombre de six: Auge, Thyia, Caiiuro et Clytie, filles de Pandarée, Aulonoé, mère d'Actéon, et Callislo. A cette dernière se trouve jointe une nymphe, Nomia, dont Pausanias semble éprouver quelque embarras à expliquer la présence au milieu des ombres inferpales. Thyia, à ne s'en rapporter qu'au texte du Périégète, est un personnage ambigu. Une première fois (X, 6, 2), nous la voyons désignée comme fille de Castalius; elle établit les orgies de Bacchus à Delphes et donne son nom aux Thyiadesj enfin, aimée d'Apollon, elle devient mère de Dclphus. Dans la lesché, au contraire, Thyia s'otïre à nous comme unie d'une étroite amitié avec Chloris, l'héroïne d'Orchomène; et le rapport que Pausanias établit entre elles, c'est que Thyia s'était unie à Neptune et que Chloris avait épousé Nélée, fils du même dieu. Sans vouloir donner une explication prématurée de cette ambiguïté du personnage de Thyia, on peut, dès à présent, reconnaître que c'est parce qu'il appartenait aux traditions locales de la Phocide, que Polygnote lui avait donné place dans sa composition.
On ne saurait en dire autant ni d'Aulonoé, qui était Thébaine, ni des filles de Pandarée, originaires de la Crète; sans doute, l'explication de ces figures dépend des attributs que le peintre leur avait donnés.- Autonoé, de même que son fils Actéon, était assise sur une peau de biche, et tenait dans la main un faon du même animal. Les filles de Pandarée étaient couronnées de fleurs et jouaient aux osselets. L'étude de ces symboles pourra nous fournir des éclaircissements sur le motif qui avait fait adopter ces personnages.
Le nombre des héros que Polygnote avait peints sans que le texte de l'Odyssée en eût fourni l'indication était encore plus considérable : c'étaient Phocus et laséus, Actéon, Méléagre, Ajax , fils d'Oïlée, Palamède et Thersite, Prolésilas, Schédius, Hector et Sarpédon, Memnon, Paris et Penthésilée, qu'à cause de ses inclinations viriles, je n'ai pas voulu ranger au nombre des
liéi'oïnos : on tout quatorze personnages supplémenlaires, Phocus et laséus appartiennent à la tradition locale de la Pliocide, et il en psi de même de Schédius, celui qui avait conduit les Phocidiens au siège de Troie. Pausanias, lorsqu'il parle d'Ajax, fils de Télanion, de Palamède et de Thersite, a soin de nous dire que Tartiste, en leur adjoignant Ajax, fils d'Oïlée, avait voulu représenter la réunion des ennemis d'Ulysse. Actéon, associé à sa mère Autonoé, est plutôt un personnage mythologique qu'un héros, et 3Iéléagre, comme chasseur, se rapproche d'Actéon. Quant à Protésilas, il joue un rôle trop iinportant et trop significatif dans la décoration des sarcophages de l'époque romaine \ pour qu'on ne s'explique pas nalurellemonl sa présence dans une représentation de l'enfer. Pour ce qui concerne les héros troyens ou accourus au secours de Troie, Hector et Paris, Sarpédon , Memnon et Penthésilée, c'est une idée propre à Polygnote et qui n'a rien de commun avec la donnée homérique, que de faire des adversaires de la cause grecque un épisode en contraste avec la réunion des plus illustres guerriers achéens.
Rien non plus, dans l'Odyssée, ne peut servir à expliquer la présence des poètes de répoijuc héroïque, qui comptaient parmi les auteurs de la religion. Orphée uni à Pionmlon , Tluunjjiis , Marsyas accompagné A'Objmpus , nous transportent dans un ordre d'idées tellement différentes de ce qu'on apprend par la lecture d'Homère, (pi'il faut entièrement réserver ce qui concerne celle nature de personnages.
De compte fait, et en joignant à Memnon le jeune Éthiopien qui l'accompagne, voici ving-neuf figures dont le nom n'est pas prononcé dans l'Odyssée. Nous trouvons, en conformité avec le texte d'Homère, d'ahord la réunion des personnages nécessaires à l'expression du sujet principal, Uli/sse cl ses deux compagnons, Périiiiéilès cl Eurylochus, l'ondjre (ÏElpénor, celle de Tirésius et celle àWnlidée , en tout six figures; puis trois ou plutôt cinq héros soumis à des supplices emblématiques, Tilyus, Tantale, Sisyphe, Thésée ci Piriihoiis. Après cela onze héroïnes, Iphiniédie, Chloris, Procris et Clymène, Mégare, Phèdre et Ariadne , Tyro et Èriphyle, Mœra, enfin Péro, dont nous avons déjà parlé; en dernier lieu, six héros grecs, un seul dans la rangée
' Winolcelinann , Monumeiai inedili , jip. IGi et suiv., n" 123.
SUR LES PEirSïLRES DE POLYGNOÏE. 85'
supérieure, qui est Ajax, fils de Télamon, et cinq au-dessous, Antitof/ue et Agamemnon,el Achille avec Palrocle, enfin Pélias. Ce sont vingt-lmil figures qui correspondent assez exactemenl aux vingl-neuf absentes de l'Odyssée, surtout si Ton ne tient pas compte de TÉthiopien, placé auprès de Meninon, et n'ayant pas plus de valeur propre que Pânesse associée au personnage A'Ocmis.
Ce partage, pour ainsi dire, égal entre l'obéissance au texte et rindépendance de l'arlisle, acquiert encore plus de signification, si l'on observe comment Polygnole avait entendu la traduction graphique de la Nécyomancie. Homère nous montre les ondjres accumulées autour de la fosse qu'Ulysse a remplie du sang des viclinies; elles voltigent à l'entour, altérées de ce breuvage funeste, et le héros qui les lient écartées avec son épée, adresse successivement la parole à celles qu'il a admises à élancher leur soif, depuis Tirésias jusqu'à Hercule. Dans la composition de la lesché, la scène propre à Ulysse est divisée en deux parties: d'un côté sont les deux compagnons qui apportent les victimes, de l'autre, Ulysse s'entretient avec Tirésias, après (pie les victimes ont été déjà égorgées. Auprès du roi d'Ithaque est l'ombre d'Elpénor dont il a écoulé les plaintes, et derrière Tirésias se montre assise l'ombre d'Anticlée, qui semble attendre que le devin ait achevé sa prédiction. Entre Ulysse el ses compagnons se montrent les figures en apparence les plus disparates, Ocnus et son ânesse, Tilyus étendu sur la lerre, Phèdre dans une balançoire, et Ariadne, Tyro et Ériphyle laissant voir, sous la draperie qui l'enveloppe, la main qui relient son falal collier.
Au lieu de l'agitation qu'indique le texte de la Nécyomancie, toutes les àines se montrenl dans un calme extraordinaire et ne prélent évidemment aucune attention aux évocations du roi d'Ithaque. On dirait qu'à l'exception d'Elpénor, de Tirésias el d'Anticlée, nécessaires au sujet, elles ne se sont pas aperçues de la présence du héros descendu vivant parmi les morts. Déplus, on les voit former entre elles des groupes distincts, sans relation réciproque el avec une diversilé d'action et de sentiment tout à fait extraordinaire. Quelques-uns, parmi les héros et les poêles, tels qu'Antiloque, Agamemnon, Thésée et Pirilhoiis, Ajax, fils d'Oïlée, Orphée et Thamyris, se distinguent par des ajustements et des expressions d'un caractère pathétique et qui rappellent leurs malheurs ou leurs regrets; d'autres, comme Clymène et Procris,
expriment leur aversion muUielle. Paris veut séduire Penlhésilée, qui le repousse avec toute Tapparence du dédain. Ailleurs, c'est Tamilié de Thyia pour Cliloris que Parlisle s'est attaché à rendre. Ceux qui se livrent à des divertissements, Phèdre, dans son escarpolette, Camiro et Clytie, jouant aux osselets, et même les ennemis d'Ulysse, Palamède et Thersile, occupés à remuer les dés, malgré la présence de leur adversaire, paraissent absorbés par ces occupations frivoles. Marsyas ne met pas moins d'attention à enseigner la flùle à Olympus, et Ocnus à poursuivre son inutile labeur. Tous les mouvements, toutes les intentions et pour ainsi dire tous les tons semblent employés à dessein dans cette réunion extraordinaire de tous les contrastes.
Cependant rien ne parait avoir été indifférent, pour le peintre comme pour le spectateur, dans la composition de gauche : tous les noms sont évidemment significatifs et rappellent chacun une tradition particulière, et, sous ce rapport , la descente dl'lysse aux enfers olïre un contraste remarquable avec la destruction de Troie. De ce côté, les noms tout à fait indiflerenis, et composés à plaisir, ont été multipliés par le peintre. 11 en est ainsi de presque tous les compagnons de Ménélas, de la plupart des captives figurées dans la j-angée supérieure et du plus grand nombre des cadavres accumulés vers la gauche, en pendant avec le butin et les captives. Je pense qu'il serait inutile de chercher une signification à ces énuméralions de noms propres ; elles n'ont pas plus de valeur que la liste des Néréides ou même celle des chiens d'Âcléon, recueillies avec tant de soin parles mythographes dans les poètes. Quand il est question, soit des chasseurs de Calydon, soit des Argonautes, on peut penser que bien des noms qui ne nous intéressent plus, devaient avoir de l'importance pour les anciens, au point de vue de la généalogie héroïque et des traditions locales; mais dans les exemples que j'ai rappelés, il est impossible de supposer des motifs de ce genre; et, quant à l'explication symbolique qu'on voudrait donner de ces kyrielles, la recherche n'en aboutirait sans doute à aucun résultat sérieux.
Ayant eu fréijuemment l'occasion d'étudier les inscriptions ajoutées aux peintures sur les vases grecs, de même que les accessoires du même genre qu'offrent un certain nombre de bas-reliefs, j'ai dû reconnaître que souvent ces explications avaient plutôt pour objet de déjouer la curiosité du specta-
leur que do la satisfaire. On est lente d'embrasser celle opinion , surtout lorsqu'on voit à côté d'inscriptions tracées auprès de figures d'une entière évidence, l'omission des noms qui seraient nécessaires pour faire comprendre les personnages douteux. Rien de semblable ne paraît avoir existé dans la lesché de Delphes. Mais si l'artiste avait omis les désignalions lorsqu'il s'agissait de figures sans importance particulière, les réservant seulement pour les personnages significatifs, il aurait jeté un jour trop direct sur la pensée qui le dirigeait, et je ferai voir bientôt qu'une clarté aussi grande n'était certainement pas dans son intention.
Quoi qu'il en soit, l'examen préalable que nous venons de faire des deux compositions suffit pour démontrer que Polygnote ne s'était point circonscrit dans les données fournies par Homère et par ses successeurs. L'étude des sources poétiques ne suffît pas pour rendre compte de la pensée qui inspira les tableaux de la lesché.
Les modifications que le peintre avait introduites de son chef dans les éléments dérivés de l'épopée avaient-elles pour objet d'approprier les compositions à la tradition locale de Delphes et de la Phocide? Nos investigations sur ce nouveau terrain n'aboutiront qu'à un petit nombre de résultats. Néoplolème avait succombé près du temple d'Apollon Pythien ', et l'on voyait à Delphes son tombeau '^. La lesché des Cnidiens était construite dans le voisinage de ce tombeau , dont elle formait pour ainsi dire la dépendance et le complément^. Il était tout naturel que, dans la décoration d'un tel édifice, la première place fût assignée au fils d'Achille, et celte considération ex- |)lique le choix que l'artiste avait fait de la destruction de Troie, où ce jeune prince avait joué le principal rôle. Mais, à l'exception de Néoptolème, rien, dans la composition de droite, n'a plus le moindre rapport avec les traditions de la Phocide, et les principaux épisodes, tels que le départ de Ménélas, celui d'Anténor, le viol de Cassandre et le serment d'Ajax, fils d'Oïlée, ne concernent en rien le fils d'Achille. On voit même que le peintre avait évité
' Schol. ad Pind. Xcm. VII, v. S6 et S8. — Scliol. ad Eiuipid. Orest., v. 1049; Andromach., V. St.
2 Pind. Niim. VII, v. 62. — Pausan., X, 24, 3. ■^ Pausan., X, 26, 1.
d'aborder le sacrifice de Polyxène ou le meurtre d'Asfyanax, auxquels Néoptolènic avait eu tant de part. Andromaque, la captive dévolue à ce jeune héros , était comprise dans le désastre des autres Troyennes.
Du côté gauche, Ulysse, le protagoniste, ne se rattache à la Phocide que par une circonstance de sa jeunesse * qui n'est rappelée par rien, pas même par la présence de son aïeul Autolycus. Les souvenirs de la contrée ont pour représentant Schédius, le général des Phocidiens au siège de Troie ^5 Thyia, l'institutrice des orgies célébrées sur le Parnasse ^, et le groupe qui réunissait laséus , un héros phocidien d'ailleurs inconnu , au jeune Phocus , qui , pendant son séjour dans la contrée nommée plus tard d'après son nom *, s'était lié d'une étroite amitié avec laséus. J'ai déjà fait voir que ce groupe d'iaséus et de Phocus occupait le centre de la zone supérieure, et cette place prééminente, assignée aux représentants de la tradition locale, montre que Polygnote n'avait pas voulu traiter le sujet de la Nécyomancie, tout à fait en dehors des souvenirs héroïques et religieux de la Phocide; mais là se bornait tout son effort, et ces allusions clair-semées ne pouvaient aboutir à une transformation du sujet. L'histoire primitive et mythologique de la contrée ne tenait donc, dans la composition de gauche, qu'une })lace toute secondaire, et la pensée inspiratrice de Polygnote ne doit pas non plus être cherchée dans cette direction.
il en est de même de la tradition héroïque, considérée sous son aspect général et comme intéressant la Grèce entière. Le premier sujet pourrait à la rigueur se rattacher à cet ordre d'idées, puisqu'il s'y agit du dénoùment de l'entreprise la plus importante et la plus glorieuse qui ait eu lieu dans les temps primitifs de la Grèce; mais il y avait dans la manière dont le peintre avait conçu ses tableaux moins de triomphe que de tristesse, et l'on verra bientôt que cette moitié du travail de Polygnote s'explique d'une façon plus directe et plus naturelle. Quant à l'autre sujet, il est de toute impossibilité de rattacher à une donnée héroïque commune les épisodes de toute nature qui
' Odi/ss., T, V. 41 3 et seq.
- Homcr., Iliad., B, v. 517; P, v. 006. — ApoIIodor., III, 10, 8. — Piiusan., X, 4, 1.
'■ Pausan., X, G, "2.
* Idem, X, i, 1.
le composent : un lien de cette espèce n'y existe certainement pas, et quand bien même nous n'aurions pas été refroidi pour des recherches de ce genre par la conviction, puisée dans l'étude des monuments, que les anciens étaient loin de s'être préoccupés de considérations pareilles au point que l'imaginent des savants très-recommandables, quand bien même nous mettrions au service de l'opinion embrassée par eux une érudition persévérante et une subtilité à toute épreuve, nous ne pourrions produire qu'un résultat artificiel, incomplet et contradictoire. Les compositions de la lesché n'avaient pas plus le cachet exclusif de l'histoire ou de la tradition que celui de la poésie. Pausanias, malgré ses réticences et ses divagations, se charge de nous révéler lui-même le caractère éminemment religieux des peintures de Polygnote. C'est à l'occasion du personnage de Néoptolème, placé au centre de la première moitié, qu'il s'explique le plus clairement '. « Seul parmi les » Grecs, Néoptolème a été représenté massacrant encore lesTroyens, parce » que la peinture était destinée à décorer le tombeau de ce héros; » mot à mot : « parce (|ue Polygnote devait exécuter toute sa composition au-dessus » de la sépulture de Néoptolème. » ^syr^ôhiJLov âl. [x6vov xou EW.>jva3D v^oviio-jza. èVi
Toùç TjOtiai; inniypvj b HoAùyvoroi , on ÙTzèp zoù 'NsoTÎlokéixou zhv rdwov ri yptxffï] T:â.na. s^lsv «ÙT(f»
y»y;7S(7ja(. Dc quclquc manière qu'on entende cet embarrassant imkp, soit quant à la position réciproque de la lesché et du tombeau de Néoptolème, soit quant au rapport de la double composition i^h ypmh r.xaa) avec le tombeau du fils d'Achille, personne n'a hésité et ne pouvait hésiter à reconnaître la relation manifestement établie entre ce monument et les sujets traités par Polygnote. Si je vais un peu plus loin dans mon interprétation , j'y suis autorisé par Tafiinité des leschés et des tombeaux constatée dans la première partie de ce Mémoire ; mais une version plus littérale et plus timide ne saurait annuler l'importance de la remarque exprimée par Pausanias.
Celte remarque d'ailleurs ne pourrait devenir pleinement intelligible, si l'on négligeait d'en rapprocher l'usage, si répandu chez les anciens, d'établir dans la décoration des sépultures un contraste entre la destinée du mort et la manière dont on le représentait. Sur le plus grand nombre des sarcophages
' Pausan.jX, 26, d.