‹ Mémoire sur les perceptions obscuresChapitre 12 sur 17 · L'INFLUENCE DE LA VOLONTÉ SUR LE CORPS · texte numérisé non relu

L'INFLUENCE DE LA VOLONTÉ SUR LE CORPS

tion d'un mouvement de Vautomate; c'est ici que tout ce que je puis attribuer à la volonté ne dépasse pas le domaine des idées, ou que les opérations de l'âme s'achèvent d'un côté dans le pays des idées, tandis que de l'autre les opérations de l'automate s'exécutent dans les organes.

Mais pour qu'il en fût toujours ainsi, ou que le principe de cette sorte d'harmonie préétablie s'appliquât à tous les cas de mouvements et particulièrement aux mouvements volontaires, il faudrait qu'une idée ou un sentiment de Vâme étrangers au mouvement ou à l'acte à exécuter fussent toujours des intermédiaires essentiels entre la volonté et le mouvement ; ce qui n'est pas et ne peut être.

Quand une idée ou un sentiment détermine par association les battements de mon cœur, je ne veux pas ce mouvement qui est toujours involontaire et n'en appartient pas moins à l'automate, soit qu'il soit la suite d'une idée de l'esprit ou d'un sentiment de l'âme, soit qu'il provienne d'une cause purement organique. Mais lorsque je veux un mouvement, qu'il dépend de moi de produire, je n'ai pas besoin de penser à autre chose qu'à ce mouvement, et il s'exécute immédiatement, non parce que j'y pense mais parce que je le veicx, et que je le fais, car l'idée d'un mouvement possible n'est pas le vouloir, et l'exécution qui suit ou accompagne le vouloir n'en diffère point essentiellement; en d'autres termes, la détermination de l'effort et cet effort actuel ne sont séparés par aucun intermédiaire sensible, et s'identifient complètement, ou sont indivisibles dans l'acte instantané de conscience.

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