‹ Mémoire sur les refoulements qui ont plissé l'écorce terrestre et sur leChapitre 10 sur 23 · Ttiu; S, Niocomian; e. Urgonlso; T. Sinonlao · texte numérisé non relu

Ttiu; S, Niocomian; e. Urgonlso; T. Sinonlao

mien plongeant sous l'Urgonien; mais il semble que, de ce côté, le contact se fasse par une faille à peu près verticale, dont je chercherai tout à l'heure à préciser la signification. Il n'y a pas, en tout cas, sur ce bord du massif, une cuvette synchnale spéciale, accompagnant extérieurement, comme des autres côtés, la bande triasique; l'Urgonien, contre lequel elle bute à l'ouest, appartient à la retombée du pli de l'Étoile, dirigé de l'est à l'ouest. L'analogie avec les versants précédemment décrits se borne donc à l'existence de la ceinture triasique et à son renversement sur le massif ('). Suppression de la Au delà du ravin des Maurins, les couches à Hippurites, le Trias et même le

bande de Trias elle- ,,.,.. . ■ , .,, >, «. . ,,ti

m*me sur quelques Ncocomieu S étranglent successivement contre la faille d aiTaissement, et I Urcentaine* de meiies. gQ^ieu Vient uu moment cn contact avec la falaise néocomienae du plateau;

(<) Ce sont bien là aussi les deux traits les plui iinporiants et les plus caractéristiques. Il ne peut guère y avoir de doute sur l'homologie du rôle et de la signification des bandes triasiqaes ainsi semblabiement placées, et répétant si exactement les mêmes particulariiés de structure. L'interruption dans les aflleuremenis causée par le» terrains tertiaires n'est que de quelques centaines de mètres, et dam cet intervalle les terrains restes observables se contournent parallfr- Içmcnt à la li^»* virtuelle de raccordement. Tout concourt donc à légitimer la conclusion

QUIJONTIPLISSÉ L'ÉCORCE TERRESTRE. l3l

mais ce contact n'a Heu que sur quelques centaines de mètres, et il serait même possible que le liséré de marnes néocomiennes, masqué sous une épaisse végétation de ronces et de buissons, f6t en réalité continu. En tout cas, ses affleurements sont de nouveau bien visibles au col du cbemin qui va de Pichauris aux Maurins ; on les voit alors se recourber vers l'ouest, et l'on peut les suivre sur

était arrivé k la lin des anomalies, on voit s'intercaler progressivement tous les termes de la série jurassique normale. Le Lias et le Bajocien reparaissent tes derniers, auprès de l'auberge de Pichauris.

Le Trias de Pichauris est celui que nous avons déjà rencontré, à la un de la description de la bordure orientale : il ferme donc le coude de la ceinture trîasique. Cette ceinture, on le voit, n'est interrompue qu'en deux points; la première interruption, auprès d'AUaucb, est sans importance, etdue seulement h, l'invasion transgressive des couches tertiaires. La seconde, de 5oo" environ, entre le triangle des Cadets et celui de Pichauris, s'explique par un écrasement momentané contre la faille qui sépare la région étudiée du pli de TËtoile.

Le Trias de Pichauris présente, d'ailleurs, le même trait caractéristique dans

Fia. 54. — Coupe piiBsi

O^fordU»;

t. N«o«taU*i>la(éirlnir;

sa structure : il se renverse sur le massif crétacé des Mies, c'est-à-dire sur le Promonioirecréiacé promontoire, affaissé comme les couches à Hippurites des Cadets, qui prolonge au nord le massif d'AUaucb. Le renversement est là particulièrement intéressant, parce qu'une partie des termes intermédiaires ont été conservés entre le Trias et le Crétacé.

e : le Trias du sud d'Allaucli se ronlourne vers le nord pour envelopper le massif du côic de l'ouesi; mais là, il se trouve étraoglé entre la retombée du pli de l'Étoile et le massif, ou pour mieux dire, eniie cette retombée et le triangle des Cadets, dépendance alTaissëe du massif. L'allure anticlinale, si nette au sud, n'est plus de ce côté qu'hypothétique, mais le Triai continue

l32 MÉMOIRE SUR LES REFOULEMENTS

L'Apiien plonge SOU9 Vers le ceolrc des aftleurementâ triasiques se dresse un mamelon arrondi Picbe'uTÎs.'uîéré til (cotc 623) préscntanl à peu près la forme d'un cône volcanique, mais constitué terrain, intermédiai- par jgs Mames îrisces horizontales, que surmonte l'Infralias à Avicula contorta. Un ravin profond en eulame les bancs, à l'est, bien au-dessous du niveau du petit plateau qui des autres côtés borde la colline. Le plateau lui-même est formé par Tlnfrallas et, en descendant l'escarpement, on trouve au-dessous de cet Infralias 2" environ de calcaires à silex avec fossiles basiques, quelques calcaires marneux avec Ammonites bathoniennes, et enfin, d'une manière intermittente, des dolomies et des calcaires blancs qui s'élèvent doucement vers l'est et vont former chapeau au sommet des collines crétacées des Mies. Dans le fond du ravin affleure l'Aptien, qui plonge sous cette série renversée. La série renvei'sée, avec des épaisseurs variables, montrant tantôt les uns, tantôt les autres de ces étages réduits, peut se suivre sur le bord de l'Aptien pendant a^ environ, tant que la limite est dirigée du sud au nord ; quand cette limite commence à se retourner vers l'est, on voit encore l'Aptien plonger sous l'Infralias, mais les bancs intermédiaires disparaissent (il y a encore 20"" de calcaire^ blancs au point le plus septentrional). Il résulte bien nettement de ces faits que l'Aptien s'enfonce à l'ouest sous le Trias, avec tous les phénomènes de renversement et d'étirement qui sont l'accompagnement ordinaire d'un pli couché.

La structure du promontoire crétacé des Mies est d'ailleurs bien conforme à cette conclusion : c'est celle d'un pli synclinal couché ; au sud, on trouve la série complète du Cénomanien au Sénonien supérieur, régulièrement inclinée vers le nord-ouest. Au-dessus de ces termes vient l'Aptien réduit, puis le chapeau de dolomies jurassiques, déjà mentionné. Puis, sur l'autre versant, au nord, se développe une grande masse de calcaires siliceux (Aptien et Gault), avec calcaires marneux à Ancjlocères à fa base. C'est ia coupe donnée (y?^''. i5).

Cette coupe montre le pli synclinal se fermant vers le nord; on doit se demander maintenant comment il se ferme vers l'ouest, sous le Trias de Pichauris, ou, en d'autres termes, jusqu'à quelle distance le Crétacé pénètre sous la

colline 625. Or, il est facile de constater que les Marnes irisées qui constituent cette colline, de même qu'elles reposent à l'est sur la série jurassique renversée, reposent aussi à l'ouest sur l'Infralias. La coupe est très nette en suivant le chemin de la ferme de Pichauris à l'auberge : toutes les couches pendent à

. — Coupe du chemin de l'Auberge k Piclianris.

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