Infiilûa; 3. Lias; t. BttfaaDiso
ÉehsUs daa loo)pi«im = i : loixia enTlron.
l'est; l'Infralias s'enfonce sous le Trias; puis le Lias, le Bajocien et te Bathonien marneux à Cancellophycus s'enfoncent à leur tour sous l'Infralias ; la série régulière reprend ensuite (^fig- 56).
It faut donc en conclure que la colline 625, malgré son apparence d'absolue régularité, présente une structure en éventail {fig- 5^), ou bien admettre que
l'interprétïtion de la
b. Oxfordior
des collines de Pichauris.
J. Aptien; res; », CalcalrM t Bippt
l'Infralias de l'est se relie en profondeur à celui de l'ouest et sert de sobstratum à toute la colline. Dans cette seconde hypothèse, l'extrémité du pli synclinal couché aurait dépassé l'horizontale. Mais, en tout cas, dans une interprétation comme dans l'autre, la pénétration du Crétacé dans le Trias s'arrêterait sous la colline 625. C'est là une conclusion intéressante à retenir.
Ainsi la bande périphérique de Trias, très développée à Pichauris, y prend de nouveau l'atlure d'un pli anticlinal couché, avec un chevauchement qui dépasse a""". El si l'on cherche la continuation de ce pli, on n'en trouve pas d'autre
le que la bande périphérique elle-même. Les relations possibles avec le pli de l'Étoile, il est vrai, sont obscurcies par deux failles transv<!rsales qui semblent jouer le rôle de failles de décrochement, et qui séparent l'un de l'autre ces deux massifs, dont la structure est en tout cas complètement différente, cumme s'ils
- Cuupe du boi'd mérii
de Kuvcau près de Saial-SsYour DlGault: rats. Couchsi i
avaient résisté d'une manière indépendante aux actions de refoulement : le long^ de la plus importante de ces deux failles, celle 'que nous avons déjà constatée près du Terme (faille Doria), la même sans doute que celle qui limite à l'ouest le liséré triasique des Cadets, on constate une série de lambeaux liasiques et bathoniens qui la jalonnent et qui semblent au moins diminuer la probabilité d'un raccordement souterrain des deux anticlinaux. D'ailleurs, nous avons vu
- Coupe des collines de Peipia.
ÉchaUa dea longusurs = i u-»»» snviron.
que le pli de l'Étoile doit déjà se raccorder avec le pli de Peîpin. Une bifurcation du pli serait une pure hypothèse, qui serait plutôt en contradiction avec les données de l'observation.
Le Trias a dû re- Ainsj, il est démontré que les calcaires à Hippurites des Mies, et l'Aptien d^AMauch'"* le massif ^^j j^g accompagne, s'enfoncent sous les collines triasiques de Pichauris, et qu'ils forment le fond d'un pli couché dont la charnière synclinale passe sous la colline BaS.
Ce pli couché a recouvert de dolomies jurassiques toute la largeur du promontoire des Mies, et l'Infralias superposé à ces dolomies se raccorde en nappe continue avec celui qui borde au nord-est ce même promontoire. La consé-
QUI ONT PLISSÉ L'ÉCOBCE TERRESTRE. i3d
quence immédiate est que l'Infralias a recouvert tout le promontoire et, par suite aussi, tout le massif d'Allauch. Le raccordement de ces masses de recouvrement, telles qu'on peut les reconstituer, avec les affleurements de la bordure orientale, n'est pas, il est vrai, très satisfaisant; il faut supposer une faille, et il est singulier que l'affleurement de cette faille ne s'écarte nulle part de la limite du Jurassique et du Crétacé, qu'elle ne se prolonge pas dans sa direction première, quand cette limite s'infléchit vers le sud. H faut admettre qu'elle diminue d'amplitude et se réduit à zéro avant cette inflexion.
Malgré cette légère difficulté, suivons les conséquences de notre hypothèse : la bande de Trias qui suit le bord du massif crétacé, en se renversant vers lui, n'est que le reste d'une nappe continue qui a recouvert tout le massif, et, par conséquent, les terrains crétacés d'Allauch s'enfoncent de toutes parts, plus ou moins profondément, sous les terrains plus anciens qui les entourent. La limite de pénétration marque la charnière syncHnale du pli qui a produit ces mouvements, et l'on peut essayer de la reconstituer. Nous en avons déterminé un point, sous ta colline 623 ; il faut, de ta, qu'elle aille rejoindre vers le nord-ouest la charnière synclinale du pli de l'Etoile et vers le sud celle du pli d'Allauch, et, par conséquent, qu'elle suive d'assez près, de ce côté, l'affleurement des terrains crétacés. Eu d'autres termes, à partir de Saint- Sa vournin, elle s'avancerail profondément vers ie sud, en dessinant une vaste courbe ouverte vers le nord-est.
A l'angle sud-est du massif, la bande aptienne de Font de Mai nous montre que la charnière synclinale s'infléchit de nouveau vers le nord. Du côté de l'est, on pourrait songer à faire se raccorder souterrain ement le Crétacé d'Allauch avec celui du Plan d'Aups; mais l'un s'enfonce sous le Trias delà vallée de l'Huveaune, et l'autre est superposé à ce Trias. 11 faut donc que la charnière synclinale suive là encore, de plus ou moins près, les lignes d'affleurements crétacés, et qu'elle aille rejoindre celle du pli de Peipin. Il pourrait se faire que ce raccordement se fit suivant une ligne oblique aux lignes d'affleurement, et que la plus grande partie du massif de Peipin fût alors, elle aussi, superposée au Crétacé {fig. t>o). Mais il est plus probable que la ligne directrice doit suivre parallèlement les directions des lignes d'affleurement et, par conséquent, que la charnière synclinale, après avoir contourné le massif d'Allauch, contourne aussi celui de Peipin. Cela s'accorde mieux, d'ailleurs, avec ce que j'ai dit du redressement presque vertical des assises jurassiques à rextrémilé de ce massif, et de plus on se rend mieux compte ainsi de la différence de composition des collines de Saint-Savournin et de Peipin.
C'est là, du reste, un point secondaire, et en tout cas on arrive à la conclusion suivante ; la charnière synclinale du pli de l'Etoile se dévie brusquement vers le sud pour envelopper le massif d'Allauch; puis elle revient suivre jusqu'au-dessus d'Auriol te bord du bassin de Fuveau. Dans cette interprétation.
le massif d'Allauch, situé en face de celui de la Sainte-Baume, témoigne de déplacements horizontaux au moins aussi importants que ce dernier; il est impossible de ne pas rattacher ces déplacements semblables, en quelque sorte parallèles, à un même phénomène d'ensemble, c'est-à-dire à un même pli couché. Il faut donc que noire charnière synclinale revienne, par un nouveau décroche-
ment, rejoindre celle de la Sainte-Baume. Il est vrai que les affleurements ne montrent rien de semblable; mais on peut supposer que cette charnière synclinale a été dénudée au-dessus de la bande triasique de t'Huveaune.
Ainsi, en résumant aussi simplement que possible les descriptions précédentes, on se trouve en face du problème suivant :
Le massif crétacé d'Allauch, en y adjoignant les deux annexes affaissées des Cadets et des Mies, est complètement entouré par une ceinture de couches triasiques, qui, partout où l'observation est possible, se renversent vers le massif, et qui de deux côtés, au sud et à Pichauris, présentent bien nettement l'aliure d'un pli anticlinal.
■ Dans les deux points où l'on voit ainsi s'amorcer un pli anliclinai (Trias de
QUI ONT PLISSP. l,'kCl>Hi:K TEIIRKSTHI-.. l'in
la bande méridionale et Trias de Pichauris), ce pli anticlinal ne montre d'autre continuation possible que dans la bande péiiphrrique elle-même; du moins," si une autre bypotbèse est à la rigueur imaginable pour le Trias de Pichauris, elle semble contredite par les observations de détail.
Il faut donc conclure que la bande périphérique de Trias a partout la même signification, cl qu'elle masque ta trace d'un pli anticlinal qui décrit une courbe elliptique, cl qui se ferme en rond.
Une exphcation s'offre immédiatement à l'esprit : si un pli couché a primitivement étendu ses masses de recouvrement au-dessus de tout le massif d'Allauch, si des actions ultérieures ont donné naissance à une saillie locale au droit de l'emplacement actuel, les dénudations ont dû, dans cette partie, mettre au jour le substratum crétacé, et l'îlot de terrains récents ainsi découvert doit ^Ire entouré de toutes parts par les parties respectées du manteau de recouvrement, c'est-à-dire par des terrains plus anciens, s'inclinant de toutes parts vers le massif avec tendance à le recouvrir, et séparés de lui par des lambeaux de terrains intermédiaires renversés. L'apparence sera celle que nous avons constatée, celle d'un pli anticbna! complètement fermé, faisant le tour du massif dénudé.
Cette explication, que j'ai primitivementadmise comme la seule possible, se heurte à de graves difficultés, si l'on cherche à reconstituer le pli qui aurait ainsi recouvert le massif d'Allauch. Le bassin crétacé sur lequel ce pli était couché vers le nord ne pouvait être que le bassin de Fuveau ; ce pli était donc la continuation du pli de l'Étoile. La charnière synclinale des couches crétacées, qui ne semblent pas, comme nous l'avons vu, pénétrer très profondément sous ce massif, devait donc se dévier vers le sud et même vers le sud-ouest pour s'enfoncer jusqu'à Allauch; j'ai montré qu'on pouvait en reconstituer un point intermédiaire, sous la colline 625. A partir d'Allauch, cette charnière synclinale reprenait sa direction vers l'est en suivant de plus ou moins près le bord actuel du massif. Mais quand la bande triasique de bordure, auprès de Font de Mai, se retourne vers le nord, doit-on conclure que la charnière synclinale suivait ce nouveau mouvement? En d'autres termes, peut-on admettre que le Crétacé du massif d'Allauch, abaissé par la faille de la bordure orientale, se prolonge à l'est sous la vallée de l'IIuveaune?
A priori, il est peu probable que lacharnièresynclinale continue ainsi àsuivre une direction indépendante de celles des affleurements de la surface ; mais s'il en était ainsi, le pli auquel elle appartient et le pli de la Sainte-Baume, tous deux situés en face l'un de l'autre, tous deux ayant produit des déplacements de j)lusieurs kilomètres vers le nord, ne sauraient être deux plis distincts, et, par conséquent, notre charnière synclinale, en se prolongeant vers Fesl, devrait rejoindre celle du pli de la Sainte-Baume. Or cela est impossible, car le Crétacé sur lequel se serait couche le pli d'Allauch devrait passer sous le Trias de T. L. — n" 2. i8
l38 MÉMOIRE SUR LES RKFOULEMENTS
la vallée de l'Huveaune, et au contraire le Crétacé du Plan d'Aups, sur lequel est couché le pli de la Sainte-Baume, est superposé à ce même Trias, Il n'y a donc pas d'autre tracé admissible pour la charnière synclinale qu'un tracé qui suive de plus ou moins près le bord du massif et remonte comme luî vers le nord. Enfin, puisque le Crétacé englobé est, par hypothèse, celui du bassin de Fuveau, il faut que notre tracé aille rejoindre la ligne qui limite la pénétration de ce Crétacé sous les collines de Peipin et d'Auriol. On a vu qu'on connaissait une limite supérieure de cette pénétration, donnée par le p!i-faille de Sainte- Croix. Par conséquent, sans pouvoir préciser les détails, sans pouvoir dire si la charnière synclînale va contourner le massif de Peipin ou si elle se dirige obliquement aux affleurements, on peut du moins conclure qu'elle contourne le massif d'AUauch pour revenir, au nord d'Auriol, reprendre vers l'est la direc* Invagination de la Ljgn qu'elle suivait dans le pli de l'Étoile. Il n'y aurait qu'une déviation momen-
autourdiimBssifd'Ai- tauéc, uue sorte â^ invagination de la charnière synclinale autour du massif
''""^''' d'AUauch.
Le raisonnement fait plus haut, pour ne pas isoler le pli d'AUauch de celui de l'Étoile, pour les rattacher à un même phénomène d'ensemble, reste d'ailleurs toujours applicable. Il est donc vraisemblable que, du côté de Saint- Zacharie, un nouveau décrochement ramène la charnière synclinale vers le sud et lui permet de rejoindre celle de la Sainte-Baume. Les affleurements, il est vrai, ne permettent de rien constater de semblable ; mais on peut supposer que ce retour de la charnière synclinale se produisait au-dessus de la bande triasique de t'Huveaune, et que la dénudation en a enlevé les traces.
On voit, en résumé, que, malgré les incertitudes de détail, cette discussion mène à une conséquence importante : en aucun cas, on ne peut attribuer les formes contournées du massif d'AUauch au seul hasard de la dénudation ; même quand on cherche à expliquer les accidents de ta région par l'existence d'un seul pli couché irrégulièrement dénudé, on trouve qu'une des principales lignes directrices de ce pli, la charnière synclinale des couches crétacées, suivrait, au moins en gros, les sinuosités des bords du massif. Si l'on considère l'ensemble du pli anticlinal couché sur le bassin de Fuveau, ce pli, de Mimet à Peipin, ne semble pas amener une pénétration du Crétacé sous le Jurassique qui dépasse 2*"( la charnière synclinale suit donc à peu de distance l'affleurement de la bordure jurassique, sauf en un point : en face de Valdonne, il y a, en empruntant une comparaison à l'histoire naturelle, invagination de cette charnière synclinale : elle s'éloigne de la tête du pli anticlinal de S""", ponr contourner le Comparaison de la uiassif d'Allauch ; c'cst le résultat qu'on obtiendrait, si l'on supposait l'enve-
charoière synclinale |oppg jgg couchcs crétacécs formée par une membrane élastique, en introdui-
aTCC une membrane rr r ^ »
élastique, forcéedese sant daus cctte membrane un coin de forme triangulaire, autour duquel elle se
obstacle résistant, contournerait, moulant en quelque sorte les trois côtés pour réunir de nouveau
ses parties distendues près du sommet laissé en saillie. Cette comparaison
QUI ONT PLISSÉ L'ÉCORCE TERRESTRE, l3g
explique bien comment le pH anticlinal ainsi refoula se renverse partout sur le triangle, c'est-à-dire sur le massif d'Allauch. Mais comment expliquer qu'une pareille action «e soit produite dans la nature, et ait ainsi compliqué localement les phénomêneB déjà gi extraordinaires des plissements provençaux?
Je ne vois qu'une explication possible. Il faut que le massif d' A llauch ait joué Le massif d'Aii te rôle de massif résistant et qu'il ne se soit pas prêté dans la même mesure aux "J^ig rÉsisuni. < mouvements que subissaient les parties voisines. Mais pour que cette résistance, cette aorte de môle fixe, ait suffi à motiver la déviation de la charnière syncli- t nale vers le sud, il est nécessaire que dans les autres points voisins, cette charnière «ynclinale se soit avancée vers le nord. Imaginons, en effet, un pli renversé, qui se produit d'abord sous la forme d'une brusque sinuosité en forme de ^, la prolongation des mêmes actions produira seule tous les phénomènes décrits précédemment, en allongeant le pli, en le forçant à se dérouler; c'est le mouvement qu'on peut imiter en maintenant fixe l'extrémité d'une feuille de papier, et en rapprochant progressivement l'autre extrémité à un niveau un peu peu supérieur. Mais, dans ce mouvement, il y a deux alternatives possibles : ou
Kio. 63. — CbarnUre synclinatc ii
la surface supérieure de la feuille de papier s'avance seule, déplaçant en avant Dansiemouveme
I I ■, ■ 1- 1 / V 1-1 1 ■. 1- I / -, • I -1 •''^ déroulement d'i
la charnière anticlinale (a) et laissant la charnière synchnale {s) immobile pii, i» chamière sy
(fig- 62); ou bien le mouvement de la surface supérieure entraine non seule- «'""'«peutre»!"''
ment le déplacement de la charnière anticlinale, mais aussi, et dans le même mou vememdu part sens, celui de la charnière synclinale {fig. 63). Dans ce second cas, un obstacle
fixe, ou même un objet lourd, enveloppé dans la concavité de la feuille de papier, arrêtera ou retardera ce mouvement de la charnière synclinale, et pourra produire des irrégularités comparables à celles que nous observons à
Allauch. En d'autres termes, ces irrégularités tendent à montrer que, dans les l* cbamiére syn-
" ., ' cliniU du pli de li
parties voisines du même pli, par exemple dans la chaîne de l'htoile, la char- saime- Baume s'esi
nière synclinale s'est, pendant la formation du pli, avancée de plusieurs kilo- l'Éioiie "avancée de B^
mètres vers le nord, et que par conséquent les déplacements horizontaux ont p'u* au nord que dam
... 1 -1. 11 i7. 1 1 ■ ■ . la chaîne de la Sainte
ete beaucoup plus considérables que I étude des positions respectives occupées Baume