‹ Mémoire sur les refoulements qui ont plissé l'écorce terrestre et sur leChapitre 12 sur 23 · I.^O MÉMOIRE Sl'll I.KS HKI'OILKMKMS · texte numérisé non relu

I.^O MÉMOIRE Sl'll I.KS HKI'OILKMKMS

actueileinent par les diverses couclit's iio aiùiiciait à iV-valiu-r. La coupe li'Al-

laucli correspond à la fig. G2; colle de l'Étoile à la fig. (>3; le déplacement réel

a élé éfïai dans les doux cas, mais le déplacement apparent est bien difTérent.

La cimiparbisoii On voit en mêiiic temps, dans la mesure où ces assimilations un peu gros-

avec lu metiibrane gj^p^g jjcuvent ètie acccptécs poup guidcs, poiii'quoi tout autouF du massif

de lexjujérsiion des d'Allauch le pli anticlinal serait si prodigieusement étiré sur ses deux flancs.

ch'i?ii™e"pr«duiiessur I-''étirement des couches sur les flancs du pli peut s'assimiler à la distension de

le bord du massif. ]., membrane élastique dans laquelle on enfonce le coin triangulaire; c'est

comme un nouvel effet surajouté à ceux de la formation normale du pli. La

membrane même peut se décbirer complètement, et c'est là, sans doute, la

signification des failles qui limitent le massif à l'est et au nord-ouest, et dont le

résultat est de supprimer complètement en certains points la charnière syn-

clinale et même aussi le noyau anticlinal. Ces failles sont les déchirures du pli,

forcé de se mouler autour du massif résistant.

Lapariieiiomoiogue D'aillcuFS, c'cst uu fait remarquable, propre à venir à l'appui de ces considé-

B^umt.'ii^io*'ngX'u Tatious, quc l'étireuient non moins considérable du pli de la Sainte-Baume,

vallée de l'Huveaune, dans la partie où une torsion analogue l'a dévié successivement vers le nord,

moauv une cianéra- puis vors l'cst. Tout le long dc la bandc triasiquc de Roquevaire, d'Auriol et de

éiircinents " ^"r ''le* ^aint-Zacharîe, bien que la bande soit bien plus largement étalée que celle qui

dcuK naiics du pli. fait celnturc au massif d'Allauch, bien que nulle part sur ses bords on ne trouve

trace de renversements, on ne voit lesétagos jurassiques et le Crétacé supérieur

apparaître que par lambeaux intermittents. J'ai déjà décrit ces phénomènes

pour le bord oriental et méridional, celui qui touche au bassin crétacé de Sainl-

Zacbario; mais dc l'autre côté les phénomènes sont tes mêmes : à Auriol, te

AMiisclu'tkalk plonge sous le Jurassiipic supérieur; de là à Itoqucvaire, les

Marnes irisées et quelques rares lambeaux de Bathonien froissé s'intercalent;

les gy])ses, |>rès dc Ko<[uevaîre, sont exploités sous les doiomies jurassiques, et

au sud de Roquevaire ils plongent direclcmcnt sous rUrgonicn. Si bien <{u'unc

c(Mipe N Iv-S.O-, dirigée dc Ho(|uevaireà(îarlaban (//.i'. (''))t rencontrerait pro-

biililemeiit, au-dessus du Trias, un synclinal étiré sur toute sa longueur, aussi

bien au fond que sur les côtés; la faille très oblii{ue (faille d'étiiement) qui

limite vers l'ouest le Trias de Rocjuevaire, va sans aucun doute se raccorder en

profondeur a\ec celle ijui limite vers l'est le Trias des Gavots et du pied de

Cîarlaban. L'étircmeiit a eu lieu sur toute la surface du Trias dans cette zone, où

la ebarniére syncllnale a été reportée vers le nord.

Hj-poiiièw d'un en- Depuis la rédaction de ce Chapitre, j'ai été amené à discuter une autre hyponuissGTDïiit ocu, t||,.j;,.^ (mj pourralt à la ligueur rendre compte des anomalies du massif (l'Alliiuch. .\u lieu de ronsidérer l'aflleurcmeiit crétacé comme résultant d'une déiiudation, on jiouriaiL essayer de le considérer comme résultant d'un enfouissement local : le massif serait non plus un massif surélevé, mais un massif

QUI ONT PLISSÉ L'ÉCORCE TERHESTHE. l4l

affaissé. Cet u^'His:^elllonl ne peut résulter d'une simple descente verticale sous l'action de la pesanteur; la superposition oblique du Trias et du Jurassique sur le Crétacé, avec lambeaux étirées et renversés, et concordance constante de toute la série, écarte absolument cette hypothèse. Il faudrait donc que ce fût par la formation d'un pli ou d'une cuvette synclinale que le Crétacé eût été ainsi enfoui au milieu du Trias; ce serait une cuvette synclinale, très large et très limitée en direction, enveloppée d'abord par la cuvette plus étroite et mieux

Fio. 64' — Coupe du massif d'AIlHuch à

a. Juni9siquesa|>érieur«tiré; r,. Urgo

dessinée de Peipin, de Roquevaire et de la Treille, puis par la bande triasique de l'Huveaune; ce serait donc un phénomène à rattacher à la grande ondulation transversale dont j'ai déjà parlé.

Cette hypothèse explique mal l'existence du liséré triasique, qui se prolonge sur'plusieurs kilomètres, avec une largeur d'une vingtaine de mètres, entre deux murailles crétacées, et elle se heurte en outre à deux objections plus graves : la profondeur de l'enfouissement, qui, précisément dans la partie la plus étroite du bassin, atleindrait un millier de mètres; puis, la cessation brusque du bassin synclinal, qui, au lieu de s'efiacer progressivement, s'arrêterait tout d'un coup, au point où il est creusé le plus profondément, sans se continuer, même par u/ir légère ondulation, dans les terrains jurassiques voisins. Pour que la chose soit possible, il faut recourir à une seconde hypothèse : il faut que la cuvette soit, à l'endroit où elle s'arrête ainsi, beaucoup moins profonde qu'elle ne paraît, c'est-à-dire qu'elle soit creusée à un point où le Crétacé reposait directement ou presque directement sur le Trias ou sur t'Infralias. En d'autres termes, il faut admettre, avant la formation de la cuvette synclinale, l'existence d'une grande faille horizontale qui aurait supprimé tous les terrains intermédiaires. Il y aurait donc, en tout cas, sur l'emplacement actuel du massif, de grands déplacements horizontaux, preuve indirecte que le pli qu'on retrouve à l'est ou à l'ouest (l'Etoile et la Sainte-Baume), et qui semble ici interrompu, a aussi fait sentir ses efiets sur cet emplacement.

Ainsi, celle seconde hypothèse, plus simple en apparence, mais moins conforme dans le détail aux faits observés, ramène par une autre voie aux deux

l42 MÉMOIRE SUR LES REFOULEMENTS

conséquences principales auxquelles nous étions arrivés : i" la continuité presque rectïligne de la large bande sur laquelle se sont produits les déplace* ments horizontaux vers le nord, et le raccordement du pli de l'Étoile au pli de la Sainte-Baume; 2" le déplacement très inégal de la charnière synclinale dans les deux parties de ce pli.

Les deux hypothèses possibles amènent donc à cette même conclusion : que le massif d'Allauch fait partie de la même bande continue de grands déplace-

Flo. 65. — Coupe schimatiquc du massif d'AlUucb.'

1. Triui a. JuriMÎqueiaKiiflur; b. NéocamisnioféricuT; T. UrgonieD; *. Ciluinst HippariMC;

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