InrrallHi 4. JunigLqusaupêrieur^ «. Néoeomisn an
A. AnHcliDil <l'All(uch ;
A'. Terniu d« racDurremant da Plehiaria;
EckallB des lon^aura ^ t ; Bo ddo.
ments horizontaux que le pli de l'Étoile et le pli de la Sainte-Baume. Leur pressions inier- couséquence commune est d'expliquer par des glissements des assises les unes a série créiacée sur les autres, Ics lacuues apparentes, les diminutions d'épaisseur et les suppres- '**''■ sions d'étages entiers qui s'observent dans le massif. Pour quelques-unes, il est
vrai, on peut invoquer l'existence d'un haut fond, préexistant sur cet emplacement dès la période crétacée : ainsi au sud du plateau, te Néocomicn inférieur qui conserve partout son développement remarquable, avec une épaisseur de plus de loo", est surmonté par les couches marneuses du Néocomien à Spatangues et à Exogyra Couloni, tandis que ces dernières couches font défaut au nord du plateau; mais le Néocomien n'existe pas plus au nord; il est donc possible que l'absence de ces couches corresponde à une véritable lacune, et qu'on soit là sur la ligne qui limitait le dépôt de cet étage. Il n'en est certaine- , ment pas de même pour l'Urgonien et pour l'Aptien, L'Urgonien, bien déve- ' loppé au sud, avec plus de aoo*" de puissance, est réduit à une dizaine de mètres au nord du Baou Kouge, et it manque tout à fait autour des sommets 660 et 663. Or, l'Urgonien existe à l'ouest, sur tout le flanc de la chaîne de l'Étoile; it existe au nord, à Peipin; à l'est, à Roquevaire et dans la Sainte-Baume; au sud, sur les bords du massif et dans celui de Saint-Cyr. 11 est donc tout à fait invraisemblable que, sur ce coin restreint, il ne soit pas déposé; de même pour l'Aptien et le Cénomanien, auxquels un raisonnement analogue est applicable. Il y a notamment un Ilot de Cénomanien, au-dessus du Logis-Neuf et des Maurins, qui n'est pas distant de a*"" des sommets où it fait constamment défaut,
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yUI ONT PUSSE L'ÉCORCK TERRESTRE, 1^3
et qui, avec ses Caprinea et ses Ostrea columba, ne montre par aucun signe, par aucune modiflcation dans le faciès, l'approclie d'une terre émergée. Si donc les couches à Hippurites, au haut du plateau, reposent directement sur le Ncocomien, c'est, sans aucun doute, par suite de glissements dans les plan» des couches, liés aux grands déplacements d'ensemble des plis voisins. Ces glissements ont ici un intérêt particulier, parce que, comme ceux de la région du nord de Toulon, ils se sont produits dans le flanc normal, dans le flanc non renversé d'un pli couché, dont l'existence sur leur emplacement ne peut s'établir que par une série d'inductions.
Le pli de ta Nerthe va se terminer à l'ouest un peu au delà du souterrain du Terminaison i même nom; il se termined'une manière bizarre, sous forme d'une bande étroite N^the, qui ''continue de Trias, avec gypses exploités jusqu'à son extrémité, qui s'introduit comme un "'"' ""^ ''Étoile, coin très allongé au milieu de terrains de plils en plus récents, accompagnée çk et là de minces lambeaux de terrains intermédiaires. Un efTondrement qui a amené une large traînée d'Aptien, sur le bord de ce pli si réduit, en complique encore les apparences. Il y a aussi deux petites ramilications vers le sud, mais dont les bombements s'arrêtent avant d'atteindre la côte. Dans toute cette '
partie, les renversements ont disparu; le pendage est à peu près vertical au-dessus du tunnel; c'est donc seulement de la partie orientale du pli jusqu'à Septèmes qu'il reste a s'occuper au point de vue des faits de recouvrement.
Le seul problème nouveau et remarquable, dans cette partie, se rapporte au Triai de SaiDt-G«r- Trias de Saint-Germain, près de Simiane. J'ai dit que jusqu'à Mimet, sur le ""'"' ' '"'"ca ant
' r T j T I brusquement au mi-
flanc renversé du pli, la série des terrains crétacés se complétait, et que notam- Heu de l'Apiieo.
ment l'Aptien arrivait à prendre un grand développement ; d'après M. Collot,
une partie de cet Aptien serait à rapporter au Gault, mais la distinction, en tout
cas, est difficile à faire. Or, dans cette bande d'Aptien dont la largeur arrive à
dépasser i""", on voit près des Putis et de Saint-Germain s'intercaler un petit
massif de Trias, formé de Muschelkatk et de Marnes irisées avec gypse exploité,
et qui se prolonge en s'amîncissant jusqu'à 5""" à l'ouest. Ce massif sépare en
deux la bande aptienne, dont une partie se continue vers Simiane, et dont
l'autre va se terminer en coin, entre le Trias et le Jurassique, à a""" plus à
l'ouest (').
La première idée qui vient à l'esprit, après les exemples précédents, est que ce Trias n'est pas ce Trias est superposé à l'Aptien; mais il faut avouer que l'établissement des ^"P"i'°^^ * i Aptien. coupes, dans cette hypothèse, présente d'assez grandes difficultés : c'est un point qui reste à éclaircir, et je me contenterai d'indiquer sommairement les faits observés.
L'Aptien fait partie d'une bande de terrains renversés ; les couches de Fuveau et les calcaires à Hippurites plongent sous lui, et lui-même plonge sous la falaise
(') Vorr U Carte géologique détaillée de la France, feuille a3S (Aix).
l/(/| mémoire: SDH LES BEFOrLEMENTS
du Pilon du Roi, qui montre à sa base le Néocomien et à son sommet les dolomies jurassiques. Quand le Trias s'interpose, si Ton suit la branche septentrionale de l'Aptien, on voit les dolomies jurassiques, puis le Néocomien, puis rUrgonien s'introduire à son contact et le séparer du Trias, I-a pente de ces terrains se rapproche de plus en plus do la verticale cl, dans le ravin qui aboutit au château de Gui, on traverse ainsi une série complète, presque verticale, de l'Aptien au Jurassique moyen. Le Lias même est représenté par un lambeau qui s'étend à l'est, puis on arrive au Trias, dont les couches sont très tourmentées, De l'autre côté de ce Trias reparaît le Juvassiipie moyen, qui, d'abord hori' zontal, s'incline doucement sous les dolomies de l'Étoile ( fig. 66). Si l'on suil à l'ouest la bande triasique, elle prend sur 2*"" le caractère de traînée isolée au milieu de deux collines jurassiques, mais elle se continue par le Lias de Septèmes, c'est-à-dire par l'axe anticlinal de la Nerthe.
La branche méridionale d'Aptien continue à plonger sous le Néocomien, puis sous le Jurassique, et quand elle disparaît en pointe, elle laisse le Trias en
L'explication peut contact avec ce dernier. Si le Trias n'est pas superposé à l'Aptien, il faut supun r'ebïousseme'nt poser que l'axe du pli subit un rcbroussement brusque, dont la figure en pian
brusque du pli,endi- . i ■ . ^— ^— ^ ti- i i i- ■ i
rection.MaisUpreuve serait a peu pres la suivante : — ■" -' .. Hien, dans la direction des
n'est pas faîte.
couches, ne semble correspondre à cette brusque sinuosité. Si, au contraire, le Trias est superposé à l'Aptien, il faut que le noyau du pli, qui, dans la falaise du Pilon du Roi, ne fait pas apparaître de terrain plus ancien que le Jurassique supérieur, laisse brusquement s'introduire tous les étages jusqu'au Trias. La verticalité de la série indiquerait alors le voisinage de la charnière anticlinale, et l'on serait amené à compléter une coupe telle que celle de la figure 68. On voit, sans insister, combien elle est invraisemblable. Uoi de dolomies En tout cas, on trouve un peu à l'est, au milieu de l'Aptien, à la Galinière, !iTcTc"'sr tr'^ou'à "" pelit Ilot de dolomies, complètement isolé, et dont la présence est absolul'Apticn. ment inexplicable s'il n'est pas superposé à l'Aptien. D'ailleurs, en en suivant
le bord, on voit, au sud, les marnes aptiennes plonger sous les dolomies. Si ces dolomies appartenaient au Jurassique supérieur, il faudrait y voir la continuation de la falaise du Pilon du Roi {fig- 69), et leur présence s'expliquerait
QUI ONT PLISSÉ I.'ÉCORCE TEBRESTItE 1^5
d'elle-même comme lambeau de recouvrement. Mais, bien que ces dolomîes ne renferment pas de fossiles, leur faciès minéralogique est tellement semblable à
FiOé G7. — Trias de Saiot-GermaiD. Hypothèse d'no rebroussement du pli.
'^--'''' / ^ . ' '^C*:j.'jizt.z€zt.
Fte. 68. -~ Triu de Suint-Germiia. Hypothèse d'ui
celui des dolomies de l'Infralias qu'il est difficile de ne pas les rapporter à cet étage. On se trouve alors en face de la même difficulté que pour le Trias voisin
M.n * ITuil'
Fis. 69. — Coupé d« l'tlot de la GaliDÎère.
■apérlsnr oa tatraliis Echelle dos Icm^Bii
de Saint-Germain : comment un pli, qui se ferme en apparence sur les couches
du Jurassique supérieur, a-t-il pu charrier en avant des terrains plus anciens,
T. L. — N°2. in
t46 MÉMOIRE suit LES REFOULEME^TS
que ce soit de l'Infralias ou du Trias? Si l'on se refuse à cette possibilité et à la coupe peu satisfaisante qui en serait la conséquence, il ne reste plus à faire venir l'Infralias que de Touest, en le rattachant virtuellement au Trias de Saint- Germain. Pour la coupe N.-S. de ce Trias, il faut, dans ce cas, à la figure 68 substituer la figure 67, c'est-à-dire revenir à l'hypothèse d'un rebroussement du pli. En plan, la charnière synctinale dessinerait une ligne telle que abc, et la charnière anticlinalc une ligne telle que ab'c'; la portion barrée entre les deux représenterait la largeur sur laquelle ont eu lieu les recouvrements de TAptien,
et l'on s'expliquerait alors comment le Trias étant en b (Saint-Germain), avec racine en profondeur, l'Infralias pourrait avoir été poussé jusqu'en b' (la Gatinière). La longueur bb' serait de A^"'ifig- 70).
J'ai cru devoir signaler la difficulté qui, là, reste à résoudre. Elle a un caractère tout local, et sa solution n'ajouterait, en tout cas, rien de nouveau à nos notions sur les déplacements horizontaux.
5° Le pli de Brignoles.
Le» deux plis anti- Aunord du pU de la Sainte-Baume s'étend, comme nous l'avons vu, le bassin ciinaax qu'on trouve crétacé de Camps et du Plan d'Aups, auquel se rattache celui de Nans et de
au nord du pli de I* r r ' t
Sainie-Saume ne se Saînt-Zachane; en avant, cest-a-dire encore au nord de ces bassins, un nouaïecTauîre mVîsson" ^'cau pli anticlinal leur succède, dont la trace est marquée à l'ouest par le chaiaiparëi par une large oq,, Jç l'Olympe, et à l'est par la dépression du haut Garamy iusqu'à Bri-
bande triatique, qui , .. ■ i • . i. -i -n i i i
ï'étève iransversaie- gnolcs, tandis que, plus lom encore a I est, il se ramilie et va se perdre dans le ment vers le nord. r^ggaQ complexc des colHnes de Cabassc, de Flassans et du Luc. Ces deux moitiés du pli antichnal se font face, mais ne se continuent pas directement l'une l'autre; comme les deux parties du pli de la Sainte-Baume, celle de la chaîne de la Sainte-Baume et celle du massif de l'Étoile, elles sont séparées par une large traîner de Trias, qui s'étend au nord jusqu'au delà de Barjols, et qui joue un rôle tout à fait comparable à la traînée iN.-S. do Saint-Zacharie et d'Aurioi, dont pllii est peut-être la continuation; seulement, le développement de cette bande est bien plus considérable : du sud au nord, il dépasse 20''".
De part et d'autre de ce Trias, les raccordements des plis sont hypothétiques.
QUI ONT PUSSE L'ÉCORCE TERRESTRE. l^-J
Les plis anticlinaux de l'est, c'est-à-dire les bandes triasiques de Brig^oles et du haut Garamy, vont se raccorder sans discontinuité avec la bande transversale et se fondre avec elle. Les plis synclinaux, au contraire, c'est-à-dire les bassins crétacés, s'arrêtent brusquement à cette bande transversale, avec tendance des couches inlermèdiaires, de plus en plus étirées, à se mouler autour de leur extrémité.
Ces apparences sont encore inexpliquées. Si l'on s'en tient à la traduction ^ P'i <■< Brignoies
,,.,-. , , 1 1- 1 V. ■ 1 . 1- ■ est un pli intermé-
immediate des faits observes, le pli de Bngnoles apparaît comme un pu inter- diaire, complètement médiaire qui s'intercale et s'est propagé seulement dans ta partie orientale de "["j.i'Jn" "'*''* "" la région, et ce pli est complètement replié sur lui-même; ses deux branches peuvent se comparer aux deux moitiés d'un livre qu'on aurait refermé.
Je me bornerai ici à étudier les coupes qui, sur les bords de ce pli double, et autour du bassin crétacé du Val, donnent de nouveaux exemples de déplacements horizontaux et de superpositions anormales.
Le fait remarquable qui se dégage de ces coupes, c'est que les renversements i^ renTersements,
, . , ,■ j 11 . j 1 . -j . . dansleplideBrigoole»,
n ont plus neu, comme dans la plupart des exemples précédents, uniquement se ront surtout vers le vers le nord, mais que ceux qui sont le mieux -marqués donnent, au contraire, ^'"'.' ""'* ''*,*? ^°"'
' T T , T ' ' toujours sur le bassin
la preuve d'un déplacement vers le sud. Le pli de Brignoles, si on le suit à crttacé qui, d«at partir du point où il atteint et semble croiser la bordure permienoe, est d'abord rai"''^/pi't" luf "ait couché vers le nord, puis il devient un pli droit, sans renversement, tant qu'il »"■'« ""^ '« '""*'■ se dirige vers l'est; ensuite, quand à partir de Bras il tourne vers le nord, puis vers l'est en revenant sur lui-même, son renversement s'accuse de plus en plus, en se produisant toujours sur le même synclinal qu'à la naissance apparente du pli, c'est-à-dire d'abord vers l'ouest, puis vers le sud. C'est la même règle (renversement sur le bassin qui, dans l'énumération générale, fait suite vers le nord) que nous verrons se vérifier pour le pli suivant, celui de Salemes.
La première coupe se rapporte au point où le pli vient buter et se terminer coupe du Csnoeicontre la plaine permienne qui borde les Maures; cette coupe diffère de tout ce '*"■'-"=■ que nous avons vu jusqu'ici. Tandis que, de Gonfaron au Luc, l'escarpement qui termine vers le nord-ouest la plaine permienne est régulièrement formé de Muschelkalk, normalement superposé au Grès bigarré, entre le Luc et le Cannetdu-Luc, les différents étages liasiques et jurassiques, verticaux et formant une ligne de coUines dirigée du N.-O. au S.-E., viennent successivement s'arrêter au contact du Permien; la ligne des coteaux de bordure est comme croisée et coupée par une ligne transverse de coteaux, qui ne se poursuit pas plus loin, pas même par une légère ondulation dans les couches permiennes. Quand on a dépassé cette barre transversale, on arrive au Cannet-du-Lyc, village situé sur une colline isolée, dont les flancs, formés au sud de grès permiens, sont couronnés pardes calcaires horizontaux. Il semble qu'on soit, là, rentré dans le régime régulier, tel qu'on l'observait entre Gonfaron et le Luc, et en gravissant la colline on s'attend à trouver à son sommet le Muschelkalk. Il n'en est rien : les
l4*i MÉMOIRE SUR LES REFOULEMENTS
BithoDien rcDversé calcaires sur lesquels est construit le village sont bathoniens! Bien plus, en
soMrposéauPermiea. . i > i • i i i ii . i i. .1
examinant de près la succession des bancs, on peut, maigre la rareté des fossiles, constater qu'elle est inverse de celle qu'on connaît dans les autres coupes du Bathonien de la région. Comme vérification, en descendant la colline à l'est, on trouve quelques affleurements de dolomies du Jurassique supérieur; et, en s'avançant au N.-O., on voit le Bathonien calcaire plonger sous le Bathonien inférieur (calcaires marneux à Cancellophycus), qui forme le versant oriental de la barre signalée précédemment. Ainsi, le Permien est là recouvert, non, comme il devrait l'être, par le Trias, mais par le Jurassique et par le Jurassique renversé ifië- 7 0* D'ailleurs, ce chapeau anormal est tout à fait isolé; il ne se continue
Fis. 71. — Coupe du Caao«i-du-Lac.