‹ Mémoire sur les roues hydrauliques a aubes courbes, mues pardessous, suivi d'experiences sur les effets mécaniques de ces roues, par m. PonceletChapitre 30 sur 35 · OPÉRATIONS PRÉLIMINAIRES. IO · texte numérisé non relu

OPÉRATIONS PRÉLIMINAIRES. IO

1 06. Ces mêmes calctib {Murront servir à mesurer, dans certains cas , le produit d’un coius d'eau , lorsqu’on ne pourra le faire avec des jauges ou en recueillant immédiatement le fluide dans des bassins (Time rapadtc suffisante, n s’agira seulement de faire en sorte qu’il ne s'e'coule de forifice ni plus ni moins d’eau qu’il n’en arrive dans le réservoir, ou que le niveau reste constant dans ce réservoir, pendant la durée des expériences. Cejiendant, à l’usine était suivie ou précédée d’un canal régulier dont la profondeur d’eau fut sensiblement constante dans une grande étendue , on arriverait au même but, en mesurant, en mètres carrés, faire ou surface de la section transversale de l’eau , et la multipliant par la vitesse moyenne d’écoulement par seconde. Cette dernière s’obtiendra immédiatement en observant , dans un temp calme et au moyen de moulinets très-légers on de petits flotteurs de chêne , la vitesse à la surface de l’eau et dans le milieu du courant , dont on prendra les I = 0,80 si cette vitesse est comprise entre o“, 4 o et i”, 3 o, les 0,75 si au contraire cette vitesse est beaucoup au-dessous de o™,4o, et enfm les 0,85 si elle approche de a*", 00.

Supposons , par exemple , que le flotteur parcoure 75™ dans 5 minutes , ce qui fait par seconde 0 ^, 35 , que la largeur au fond du canal soit a"*, celle de la surface de l’eau 4 ™,t è cause des talus, enfin la profondeur d'eau uniforme ou moyenne o'“, 6 o; la largeur moyenne du trapèze de la section sera donc égale 37(3™ -H 4 ™} • ) = 3 '“,o 5 et sa surface à o“,6 X 3 '”,o 5 = 1“’, 83 ; quant à la vitesse moyenne , elle sera environ o,77Xo'",a5=o",i^ ,

nouTclle ^üaui en preoent pour coefficient moyen de la contraction 0)74» nombre qui| pour let chargea au'^euua de s*accurde trèa-hien avec le résultat des expériences connues de Smecton, àe Brindley, de Dubuat^X de M. Christian (voy* p* xii de vtrtiuement do Pourrage ci'deasuS) et les tableaux de la p. 34B) t. I9 de la Mécanique industrieÜtf Où le coefficient a varié de 0|70 à O178 pour les charges au-dessus de 5 <).

En effet| la dépense o> 74 X a| 5 a 6 /«^ = — — 1^19,617/8 = q^sz)/ 19,617x9

ce qui revient à 1a régie du texte^ puisque / est la largeur de rorifice et V 19,6172, 1a ▼iteasti due à la charge entière r. Il ne faudra pas d'ailleurs confondre cette vitesse avec la vitesse moyenne et effective de Pean un jieu au-delà de Porifice, laquelle n'est due qu'aux

O,6aeoviroii de la charge entière e, de sorte qu'elle a pour valeur 0,787 19,6172. .

Pour de plus amples dévetoppemeni sur les matières cxpoef'ree depuis le 14 *. 10a, on pourra consulter plus particulièrement le Mémoire de M. Bidcme, cité N*. 78, ainsi que les Notes en, cl, cm, co et es de ta nouvelle édition de VArckUecture hydraulique de Bélidor,

Io8 raSTRDCTION SDR L’ÉTABLISSEMENT DD NODVEAU SYSTÈME, et par conséquent le produit du cours d’eau par seconde aura pour valeur o”, 193 X i “, 83 = 0,353 en mètre cube, ou 353 “'. en poids.

107. Pour compléter les données qui doivent servir à calculer la force du cours d'eau d'après ce qui a été indiqué ci-dessus (99 et suiv.), il ne s’agira plus que d'évaluer la chute disponible près de la retenue où se trouve la machine , ce qui n’oflrira aucune difficulté si cette retenue et les canaux d'arrivée et de fuite de l'eau sont tous établis^ mais s'il en est autrement, il faudra recourir à rie nouveaux calculs pour la déterminer : on remarquera , en effet , que la chute réellement disponible sc compose de la hauteur totale de pente du cours d'eau dans fctcnduc de terrain dont on peut disposer pour l'établissement des grands canaux d'arrivée et de décharge , diminuée de la somme des hauteurs de pente qu'il est nécessaire de donner ou de laisser prendre à la surface des eaux de ces deux canaux.

- La première s'obtiendra directement par un nivellement exact et suffisamment répété : quant aux pentes à donner aux canaux en amont ou en aval de la retenue , il faudra nécessairement faire le projet complet de ces canaux pour pouvoir les déterminer ; or la Note IV qui se trouve à la suite de ce Mémoire, renferme quelques aperçus qui serviront utilement è atteindre le but , quand on connaîtra la quantié d'eau qu'il s'agit de faire écouler par seconde à une époque donnée , et qu'on aura fixé la vitesse moyenne qu'on veut lui laisser prendre, ainsi que les dimensions constantes du profil transversal du lit de chaque canal. En effet, divisant par cette vitesse le produit d'eau exprimé en mètres cubes , on aura d'abord l'aire de la section d'eau en mètres carrés , d'où l'on déduira facilement , d'après le profil du lit , la profondeur moyenne d’eau correspondante, et le contour ou périmètre mouillé de ce profil; ce périmètre divisé par faire de la section , donnera ensuite , la valeur inverse de ce qu'on nomme le rqyon moyen de cette section, valeur dont le produit par la longueur du canal , par le carré de la vitesse moyenne augmentée de o‘°, 035 , et enfin par le nombre constant o,ooo 348 , sera la hauteur totale de pente sur cette même longueur. ^

Comme nous avons donné un exemple de ce calcul dans la Note IV, nous n'y reviendrons pas, et nous rappellerons seulement que, dans les lits en terrains ordinaires , il ne paraît pas qu'on doive adopter une vitesse moyenne qui soit au-dessous de o°‘,i6 par seconde. Quant au rapport le plus avantageux à établir entre la largeur moyenne et la profondeur du canal ou plutôt de la section d'eau , il parait devoir excéder peu celui de a à i , d'après les

Page 1