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(Ligne 1) «toutes les pierres précieuses sont pour les orifices de ta tête, et, terrible de face à tes adversaires, tu vois dans la région Bep^at éternellement. »
Ensuite oindre la tête de parfum; puis, après avoir oint la tête du défunt une seconde fois (1. 2) avec de l'huile, tant le crâne que la face, faire sous la tête du défunt un semis de grains (?) de myrrhe et de résine de pin (?)3.
Dire ensuite sous la tête :
«O Osiris N, (1, 3) tu as reçu ta tête dans l'Ament et tu pénètres parmi les mânes saints et sages; on achève ta stèle funéraire qui assure tes destinées d' (1. k) Outre-tombe, et ton nom est sain parmi les embaumés4, parce que tu as nom de Mâne saint. Les habitants de Duàû se prosternent devant ton corps, les habitants du ciel d'en haut font bon accueil à ton âme, les habitants de la terre (1. 5) t'adorent5; les habitants de la Vallée funéraire rajeunissent ton corps. Anubis et Horus perfectionnent ton maillot funèbre, Thot assainit tes membres par les enchantements de sa bouche.
a O Osiris N, (1. 6) tu justifies ta parole par-devant les grands Chefs qui résident dans rTebït, par-devant les grands dieux de la Maison de Râ, pardevant les grands chefs qui résident dans la Maison de PtaK, et elle vient à toi, ta tête, pour ne plus (1. 7) te quitter à jamais; elle entre vers toi pour ne plus s'éloigner à jamais. »
me paraît être nouveau. Ce passage pour- 3 ffi * ' | y * e 'iv^î!
rait être illustré facilement par diverses
peintures, où l'idée de renaissance est ex- (* * ® M m 1 P S ! !• primée de la manière la plus énergique
et la plus brutale. 4 y, — ^iTsiiiI^m Jw*.iF
Ici « , déterminé par « , semble narines.
désigner le trou, des narines
sic
..Lescrîbe JV^-J.^.
a passé, entre m et j^, une ou deux
des lettres qui composaient le verbe. 5 \ n J^>*
Ensuite embaumer ce dieu. Embaumer la main gauche et le poing avec l'huile mentionnée ci-dessus, additionnée de
fleur [an^]-amù. i
résine (1. 8) de Coptos i
natron i 1
envelopper les deux oreilles du défunt d'une pièce d'étoffe, d'une tresse de fin lin et d'une bande; les doigts et les ongles de sa main étant étendus dans une étoffe aux vertus préservatrices excellentes (1. 9) afin que l'on puisse faire glisser aisément l'anneau des fornications dont il s'est purifié2, y mettre un anneau d'or, puis, quand le doigt du défunt a reçu l'or, reprendre l'anneau. Ensuite remplir la main du défunt d'étoffe, (1. 1 o) builer jusqu'aux doigts et ajouter en plus, des fleurs an^-amû, du natron, de la résine et du foin nouveau, le tout faisant trente-six [objets] pour la main gauche du défunt, parce qu'il y a trente-six dieux (1. 1 îj en compagnie desquels lame se manifeste au ciel supérieur et trente-six nomes dans lesquels Osiris prend ses formes locales3. Lier une gousse (?)de plantes menés (?) et des palmes4,
— j:ko|iP!»
doigts et ses ongles de sa main étendue,
allongée (J^ A ) dans les vertus préservatrices excellentes d'une bandelette, pour allonger, faire aller tout du long (T * a ) l'anneau des fornications dont il s'est purifié, etc.» .le ne réponds pas du sens de cette phrase. Elle semble prouver qu'après avoir allongé les doigts du cadavre on y plaçait un anneau d'or qui était comme le gage de sa pureté : on le
Papyrus du Louvre.
faisait couler le long du doigt jusqu'à la racine, on le retirait et on achevait les cérémonie*.
3 ffi
^ ^ ^ ™ . Lilt. : « 11 y a trentesix nomes, sont laites les formes d'Osiris, là , par-devant les nomes. »
... t ' m< .le ne sais ce qu'est la plante ^ : le — est sans doute une faute cléricale pour'— ». „^ se retrouve lettre pour lettre dans 2>ÀWO*<I- M. \\\
rurni palmœ , vel vitU, in quibiis sunt daclyli
adulti et avœ; ) * est peut-être
6?-pfXE . T. o** - Hsp&rioy, siliqua. Je dis peut-être, car 5&p&*TB pourrait n'être qu'une déformation du grec xspa
(1. 12) une seule pour la main gauche avec ce foin nouveau, parce que la palme c'est Osiris; fixer tout cela dans la main gauche du défunt, avec de la gomme de palmes1 (?), ainsi que (1. i3) l'enveloppe extérieure de la main gauche, sur laquelle est tracée une figure d'Hâpi (le Nil), [formant de la sorte] un vêtement de bandelettes consacrées àHapi le chef des dieux, plus un dessin d'Isis [tracé] en couleurs (1. î Zi) pures sur une étoffe qui forme six replis. Mettre dans la main gauche une bandelette d'Isis de Goptos, si bien que le défunt ait dans la main Hapi et Isis , et que ces dieux ne s'éloignent (1. i 5) jamais de lui. Former l'enveloppe de la main de bandelettes de cette espèce.
Dire ensuite :
O Osiris N, (1. i 6) elle vient à toi l'huile sacrée, déesse qui est dans Hà- (1. î y) Xebït, régente de la Région de vie, avec l'huile, dame de marche2 dans le Duàù, qui fleurit la demeure de Pà-Râ (?)3. Tu reçois l'huile sainte de tes deux bras à jamais, et tu es rapide (1. î 8) dans ta marche, ton âme est établie solidement dans le ciel supérieur, ton corps [est établi solidement] dans le Duàû, tes statues [sont établies solidement] dans les temples.
«O Osiris N, (1. i 9) il vient à toi Hâpi le grand des dieux pour remplir les offrandes qu'on te fait de libations. Il te donne l'eau sortie d'Abû, le Nil sorti des deux rochers4, le Nù sorti des deux montagnes, (1. 20) l'inondation sortie de la châsse où il repose, l'eau vive sortie de la source pour que tu boives de ces eaux, que tu te rassasies d'elles, que tu emplisses ta poitrine de l'eau de jouvence, que tu emplisses ton crâne de (1. 21) l'onde, et que ton gosier soit inondé, tandis que tu es dans le Nû, l'aîné, le père des dieux. Il t'apporte la bandelette de Pà-ETâpi, l'enveloppe excellente de Pà-shepsït, et tu as saisi Hcâpi, (1. 22) tu as empoigné lsis, tu as poussé des fleurs an^-amû dans tes deux bras, ta main se perfectionne par les liquides d'Osiris, par la résine de Goptos et du nome Coptite. Tu reçois (1. 2 3) le natron venu de la Vallée funéraire, la purification sortie de la ville de
2 m . L'huile élait censée rendre au défunt l'usage de ses jambes et la faculté de marcher.
' 3 tfVTÎJn£>!. D'après l'analogie des membres de phrase précé-
dents, je soupçonne qu'il faut intercaler la préposition et traduire «qui fleurit dans la demeure de Pà-Râ. »
4 <==T. ™ ! • Les deux rochers près d'Éléphantine entre lesquels le Nil était censé prendre sa source (Hérodote II, xxvm).
Ne^eb, et la déesse Ne^eb fait pour toi ses sortilèges dans l'Ament, et la Neith qui est dans tes mains te perfectionne.