Chapitre de la boucle en cornaline placée au cou du défunt
L'amulette 4î>64 avait été gravé avant d'être vendu. Aussi le chapitre commencet-il par celle singulière formule : J \ JL A dit an tel. Le nom du défunt,
le scribe du trésor du seigneur des deux inondes , chej de l'œuvre, Eltnà, a été ajouté par la suite, ainsi que la formule * — , il dit, qui met dans si bourbe lu prière attribuée à un tel par le premier graveur. Ce scribe trésorier, Knnà, seraitil l'Ennà du Britith Muséum , l'auteur du Conte des deux frères?
' Depuis que ce mémoire a été lu à
l'Institut en 1H71, M. Bircfa a publié une étude sur le Tut , d'après les amulette? du
iSnlisli Muséum (The Amulet of llw Tie , dans la Zeitschrift, 1871, p. 1 3-1 5 ). J'ai ajouté en note les variantes importantes que M. Bircb a signalées. Il résulte de ces variantes que les amulettes du British Muséum , comme ceux du Louvre, ne portent que la formule initiale du chapitre.
ITIi. pap. 3,/l2, 3i44, 3o79; 1 #, pap. 366 1; amulette 4566.
' JJJ^J, pap. 3i/(.i; pap. 3ogi.
O 0 V |l. pap. 3o;,.,.
' IW 3u8, 3o86 et 3o8g ont pour titre : § JJ^ I , , , . sans rien de plus le papyrus de Luynes (366 1 ) : ^ j . JË,
Voici maintenant les deux textes :
-» (g x j <*■ "» <2 Ml 0 I TL C-
JV * i w J t -HV \. — t— J .ï^^
Le sang d Isis, les conjurations d'Isis, les vertus d'Isis, sont des amulettes qui protègent le dieu immobile et brisent ce qui lui fait horreur, variante, ce qui le fait défaillir.
1 „ pap. 3o8i , 3i 28, 366 1 ; ,*,pap. 3 259 ; ■•-> =^,pap. 3099;
^ ,. .' 11*' PaP- 3ia9-
2 Z?>> PaP- 3081 ; Z2> PaP- 3086 ! la
préposition passée au pap. 0661.
3 — i J, pap. 3o9S.
' !,Vp a^.te 4566; lU'k vi 3), papyr. 3i44; lUi>Ëi^.
pap. 366 1; le membre de phrase : jj j J jK. « J », J passé aux pap. 3 1^2 i,
3i6i; ■Œ>-J Todtenbuch, pap. 3091; au lieu de J ^ le pap. 3o84 a partout
Le membre de phrase :®J^ , , , 1 Pass6 aux pap. 3027, 3079, 3o8i, 3o86,3o88, 3ogi , 3i28, 3129, 3i4a i, 3i44, 3248, 3257, 545o et au Todtenbuch; il est en surcharge et peu lisible au pap. 3og 1 .
" V i ik. m.pap- 3°79 , 3o88 , 3248 ;
pap. 545o; ^V i * L
jjf) . pap. 0661 ; C PaP- 3o8/»'
7 # ,!„ am. 4566; J^, am. 4564-
8 manque aux pap. 3o8i, 3o8/J, 3091, 3027, 3i42, 3248, 3Z(28, 366 1 , 6i3o; aux am. 4563, 456/i, et au Todtenbuch. A partir de cet endroit, le papyrus 3099 devient tellement fautif, que je ne puis mieux faire que d'en donner le texte en une seule fois , au lieu de disséminer parmi les variantes les erreurs dont
il est rempli ; I V " 3l ^ Û T J » J
9 Pap. 3o86 , 3o89 , 545o , 3o79 , 3 1 44 . 32 48, 32Ô7, 3i28, Todtenbuch.
10 Pap.3o27;J®^ pap. 34a8;
JjXJkZ- PaP- 3i28; J»V^7
„ , pap. 3079, 3i44, 32/i8; J
w, pap. 3o86, 3o88; V?T;Z
^2 J T m pap- 3°89-
I I I /wa ^ <5 I A I I ! A Ul A i
Ce chapitre se dit sur une boucle de cornaline, ointe d'essence d'anx,amù ou fabriquée en cœur de sycomore, qu'on met au cou du défunt. Si l'on accomplit pour le défunt cette prescription, il est un serviteur
d'Osiris ^L'nnower^j le véridique, et les portes du Nuter-Xerl lui sont
ou-
1 PaPF- 3o8^ • 3 lli'2 ; ^ 3ft
pap. 3o84 ; pap. 3027, 3a48,
Todtenbach; , pap. 3o8 1 .
1 "T* / " ^' passé au pap. 3o84 , 3 1 4 2 . 3242, 3248, el au Todtenbucli.
1 £ . pap. 3o8i , 309 1 ; f ,.pap. 3o88; § * , pap. 3o84; I * . pap. 3i44: § . , pap. 3o7;|.
' JjJJ^J, pap. 3i/|2 i; pap. 3o8i,
3o8g; la préposition passée au pap. 3/128.
5 ^3 ^ *• Todtenbach; ^ \ * .
pap. 3i /i2; ^ V mi pap. 3091 ; au lieu de ce verbe, le p ap 3 1 -'.8 porte \
| — 1 "7^. pap. 3o8i, etc.
T t Ji !• P«P- 3o8i.
T s ,, papyr. 3o8 1 ; \ y , m. pa-
pyr. 54.">. \ , pap. 3438.
^, passé au pap, I \ ■ 3
1 • PaP' 3o79 ■ 3o8/i , 3og 1 , 3 1 44 ;
r",Ji' pap- 3°86 • 3o89- 3a^y Hi'
pap. 3 129.
11 pap. 0081 , 3o86 , 3089,32/18; la préposition passée aux pap. 3079, 3i44-
ra*li< PaP- 3o79- 3081 :i|44; Q f[ j . pap. 3o84 , 3091 .
13 v Todtenbach, pap. 3248; 4 ,,
pap. 3088;^ k, pap. 3o8i ; ^ <==>
pap. 3o84-
" • f • PaP" 3o^ 1 1 3°8/i '• I pap. 3079 . 3o88, 3i44, 3248.
11 fi \ 'É. - pap. 307.,. 3u.s/|, 3o88,
3 1 44 . 3 '128. r>4f>o, Todlrnburh ■ \ Y
^ ] . pap. 3o8 1 .
16 Toute relie lin manque aux papyrus 3 128 el 3i/ia, ce dernier, d'époque ro
maine; pap\r. 3o88 ; . . pa-
pyr. 3 1 44.
17 JPm' pap' 3o88, 3 1 44 ; » — 1 oian (pte aux pap. 3o84 et 3i/i4-
vertes-, [car cette prescription] est une vertu d'Isis qui le protège, et Horus, fils d'Isis, se réjouit en voyant cela.
JT & JV i i i À w a^^va <=> » w 11 JV * — i w J f
Le sang d'Isis, les conjurations d'Isis, les vertus d'Isis [sont] des amulettes qui protègent ce grand [et] brisent ce qui lui fait horreur.
1 , passé aux pap. 3o84 et 3o88.
2 \ w< PaP- 3o88-
3 Toute cette phrase, depuis ^^^^
jusc[u'à «=> <> inclusivement, est
passée au pap. 3o8i.
" P-, pap. 3o8i.
s t~~*, passé au pap. 3o8i .
6 <=^> PaP- 3o79' 0081, 3o88, 3o8g, 3i44-
7 *, pap. 3i44.
8 PaP- 308 1-
9 ^ ^ se raPporle ici non pas à Horus , non pas à^.1, tâï-t, prescription, mais à l'objet qui fait le sujet de cette prescription , à l'amulette lui-même. Cela est donc ici pour le mot amulette.
10 t$i, pap. 366 1; fj, amul. 4566; British Muséum, am. 82^9 b, d, e.
11 ^J, amul. 4566; tf 1^'^ Pa~ pyr. 3o84,3ogi; J J^' pap. 3o88 , 545o; ^ y X w PaP- 3o79!
am. 456/j. La variante s'explique fort bien par une faute du graveur. Ayant
sur son texte hiératique : <%,
Vfil aura lu : = j ^ qui
n offre aucun sens.
12 "=7f&, passé au pap. 3 12g; remplacé par >*~*a au pap. 366 1 ; pap. 3o84, 3ogi , 3i2g; am. 4566; • papyr. 3o88.
13 Jîk>^PaP- 366i; JÎV
-=>- I /*w~A. I I I /mw^ • . • H — S ■ Asvw*\ I I
J%< III AmwA a € I «III « L71 • I « O O i A*~~A ./V
• i A * — ^L^<==> ^—^ ' ~ i vu i i a
Ce chapitre se dit sur une boucle de cornaline, ointe d'essence de fleurs an^-araû, [°u] fabriquée avec du cœur de sycomore, qu'on met au cou du défunt.
Si l'on accomplit cette prescription pour le défunt, c'est une vertu d'Isis qui le protège, [et] Horus, fils d'Isis, se réjouit en voyant cela : aucune roule ne lui- est fermée, qu'il se dirige vers le ciel, qu'il se dirige vers la
, , pap. 6i3o-, ' 1 J 9 , , , au 4 Les pap. 3ogi, 5A5o ontj • $ ,A>ar,
pap. 3o84 ; P y ^S j, pap. Îj4jo; » au lieu de j % As-t.
manque aux pap. 3o8i, 3o84, 3ifa, » jfj, pap. 3o84, 3091, 5*5o.
3i/i4, 6i3o. Les amulettes du British v »
1 a J , pap. 3oo 1 , 3og 1 , bl\bo.
Muséum donnent, au lieu de : J « -*>- i *
° y ■ . ' Le membre de phrase, - — 1 — J .
, j j * — de nos textes, les variantes ' ^,
. . I * o/i . passé au papyr. 3oqi ; ik. i • * \, pa-
suivantes : am. 0249 contre ce 1 1 ij j * — y jj i
, ... . „ 1 m. pyr. 3070, 3o8/j, 3o86, 3o8q, 3i44-
qui est abominable ; ^ <> , , , J ^ J ' " > tn
111 . . ... ' passé au pap. 3i2Q; ."l^ U
, am. 8249 e, contre lis actions qui lui 1 ' ~" |,
font horreur; et enfin — ^| ^ J " , ^ , ^ même M*™5 il'Dw
V 1 11 I1 ' — ' "] V Pap- 3o84.
}a»!ATU«Tl -I»' • pap. 3o«)i ; 7W/A
0 , poar le qarder contre les abomina- 10 ~ ™ ,. , , , ,
J . . . lorllb.; le membre de phrase.
ff'ons que produit le cuir puissant de Set. . , , „. .,
7 ' \ "i <=> , passe aux pap. 3o5a, 3o(j 1 .
Nous retrouverons plus loin, dans le lit- * — «— — ■
tucl (le l'embaumement , le cuir de Set em- •> U •
ployé i labriquei des amuletles. " *=»- PMsé au PaP' $091' . "\ •
1 [\m -j^q. pap. 3o84-
• ^•gi.ï'orfrà.;^^, pap. 3o9i. papyr. 3o9i;^ 3) „ , pa
J a— i manque au pap. 3o8i pyr. 3o86, au lieu de , , , ( „.
Papyrui du Louvre. 1
\ T-V-;^ VIP
» JT m. • A>«M MwH \^«^ Z1 !
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i V J% i ii t wi i ! .1% u u □ » i nJ^si ii i © *îr
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terre; les rapports qu'on fait de lui sont excellents (?) ou le compte de ses actions est excellent (?).
Si le défunt sait cette prescription, il est un serviteur d'Osiris ^{/mvow£;b^| le véridique, les portes de la région infernale lui sont ouvertes, [et] il lui est donné un champ ensemencé de blé et d'orge, dans le champ d'Aalû [car] «Il est comme les dieux qui s'y trouvent» disent les Serviteurs d'Horus qui y moissonnent.
*LvkZ. PaP- 3o9i.
JP pap. 3o84.
i Le membre de phrase .
ne se trouve qu'au Todlenbuch el au pa-
pyr. 3 129. Au pap. 3o84, on trouve : *
A- n JVi I lxj w-
les portes du ciel inférieur dans le Nuler- Xert.
4 Manque partout, sauf aux pap. 3o84,
5 ^ — , pap. 3ogi; le pap. 3i2g
Porte îïïîïîrTT' raent-u, des rations journalières de blé el d'orge.
6 Pap. 3ogi, passé.
7 Pap. 3091, au lieu de JJj^.
8 I^T^,?,. P^. 3o8/i; 1 i©. pap- 3og i.
9 <=L»" — ' PaP- 1 ; PaP- 3o8/i, r^IMH^Jll Jl.pro.
hautement : ^ ^ ^ [ ^ w] J | \ \^ ~1 1 1 ^ !' ^ arrive jusqu'à ces dieux. Diverses considérations, que je me propose d'exposer ailleurs, m'ont amené à considérer les formes ^ 3) ^ , ^ 3) .
lmM a!) * — ' comme une sorte de forme pronominale analogue aux formes ^
* i^'œ, signalées par M. de Rougé (Chrestomathie , 2e fasc. , p. 5/1-62) .
'* PaP- Siag.
" ^ 3o9i, VH
12 MV !' PaP- 3l29-
13 Pap. 3ogi, 3i2g, J^L J.
14 kPC^P[m].paP- 3o84.
'5 Pm. pap- 3o9l, 3l29.
"M.-; Il
En comparant les deux versions, on reconnaît que le chapitre du § se divise en trois parties :
i° Une prière ou'plntôt une formule magique en faveur du défunt;
2° Une instruction relative à l'amulette lui-même;
3° Une énumération des avantages que la possession de l'amulette assure au défunt dans l'autre monde.
Dans la première partie, Isis joue le rôle de divinité protectrice. Attirée et comme contrainte par la puissance de l'amulette, elle donne au mort son sang, ses invocations, ses vertus magiques, ainsi qu'elle avait lait jadis pour Osiris l. La variante "^iâ' Osiris pour fsis, que donnent quelques manus-
crits 2, n'est qu'une erreur du scribe; la lorme hiératique j^J^, , Isis, aura été confondue avec la forme j^J^, (Y Osiris, où la prunelle, • , a la valeur phonétique de l'œil entier, C'est donc le nom dlsis qui doit se trouver après chacun des mots ^
! U "Sv^ 2) ! > °^erTn el non Pas celui d'Osiris.
Le défunt étant toujours identifié avec Osiris, c'est Osiris que désignent les termes ou ^JL^J, mot à mot ce gr.cind, ce chef, et ^"^"<éÎ)Î3, Ie dieu au cœur immobile ou simplement le dieu immobile, selon que l'on considère le * final comme un groupe phonétique ou qu'on le regarde comme un simple détenninatif du mot ^"ÏT^b, cesser, se reposer, rester immobile 0. La différence de signification mythologique des deux noms esl bien sensible : ^ c'est Osiris, maître des dieux, chef des bons; ^"1T4)Î3, cesi Osiris réduit à l'immobilité , Osiris-momie. Notez d'ailleurs que les papyrus ne donnent jamais les deux noms a la lois : ^JÎ,JII!^!"T"4)TJi ct (Iue ^a variante ^ "T"4iTJ entraîne dans les papyrus qui la renferment une
V. de Horrack, La lamentation* alris. J Cliuba.s, dans la Zeitscluijt, 1870, ' Pap. .')2/|8, Todib. p. 100.
modification de la formule finale. Au lieu d'y lire : ^Î^^^L,^ JT^^tîj' comme dans les papyrus qui appellent Osiris ^ ,B, i, Ûrpen\ on y lit : d Vir 17 VE- j »V tH- Cette variante, J 5 "J^2 ^ i , n'est pas comme la variante PT^W2-^-!' du papyrus 545o 6, une variante erronée de JT^k€î*Tlî dérivée du verbe JH^4), s'affaiblir, s'affaisser, elle signifie au propre défaillance , faiblesse , et fait parallélisme au nom ^1T4)ÎJ, Ie dieu immobile, le dieu-momie.
La deuxième partie n'offre dans les deux versions que des variantes graphiques insignifiantes; quelle que fût la rédaction qu'on adoptât, il fallait la graver sur un amulette de pierre rouge ou de bois de sycomore.
C'est dans la troisième partie qu'on observe les différences les plus considérables. Il s'agit d'exposer les avantages que le défunt doit retirer de la possession d'un $ de pierre rouge ou de sycomore dans l'autre vie. Une partie des manuscrits s'exprime de la sorte : « Si l'on accomplit cette prescription pour « le défunt, il est un serviteur d'Osiris (Unnoiver} le véridique, « [et] les portes lui sont ouvertes dans la région infernale; [car] « cette 'prescription est une vertu d'Isis qui protège le défunt, « et Horus, fils d'Isis, se réjouit en voyant l'amulette.» Les autres papyrus subdivisent cette partie en deux points :
i° Ils exposent les avantages qui sont accordés au défunt lorsque les parents ou amis qu'il a sur terre accomplissent pour lui les prescriptions du chapitre du T'a-t : « Le Va-t devient « pour lui une vertu d'Isis qui le protège, [et] Horus, fils d'Isis, « se réjouit en voyant l'amulette. » Jusqu'ici, ce sont les termes mêmes de la première version; mais les papyrus ajoutent : «Aucune voie ne lui est fermée, qu'il se dirige vers le ciel, « qu'il se dirige vers la terre (^^^""T' mot à mot son bras, « sa direction est vers le ciel;, son bras, sa direction est vers la
«terre). » Au Todtenbuch, c'est Horus lui-même qui parle : «Je
« ne lui ferme aucun chemin ( ~ JL \ D v"~l ^ IT*!'-' d) > CIU ^ se « dirige vers le ciel ou vers la terre. » Le Livre de connaître ce (jm est dans le ciel inférieur, si souvent gravé à Thèbes dans les tombes royales de la xixe et de la xxe dynastie, nous montre ce qu'étaient ces chemins sur lesquels devait s'engager le défunt. La clause finale est des pins obscures : que signifient les mots ?fTi q 5 et d'abord, comment faut-il lire le groupe ^îT^ Un manuscrit du Louvre, généralement correct, le papyrus 3o84, au lieu de^TTl*' donne P^<2^)*B, mot à mot rapport de première qualité, rapport excellent. Je suppose que ce membre de phrase a trait au défunt : grâce à la possession du £, le rapport qu'on fait sur ses actions terrestres devant le tribunal d'Osiris lui est favorable; "j^* pourra signifier alors le compte [de ses actions est] excellent; mais ce sens est fort douteux.
2° Si le défunt non-seulement possède xm^ t'a-t, mais encore sait par cœur la prière gravée sur l'amulette, sa destinée devient meilleure encore : «Il est un des serviteurs d'Osiris «(Unnower^ le véridique; les portes lui sont ouvertes dans la « région infernale; on lui donne un champ ensemencé de blé et « d'orge, dans la plaine d'Elysée; et les Hor-s'esn , les serviteurs « d'Horus, les âmes heureuses qui s'y trouvent, disent qu'il est «comme les dieux qui habitent ces régions.» Il est à noter cpie cette subdivision de la troisième partie ne se rencontre pas indifféremment dans tous les manuscrits : elle ne se trouve guère que dans ceux des papyrus qui ont la variante ^JL.J du nom d'Osiris, et la formule J7^5rT~' — > au ^ieu de J^X^
Il résuite de celte étude, qu'au moins dans le chapitre du g, à cote des variantes accidentelles dues a l'ignorance ou a la négligence des scribes, il y a des variantes voulues
qui s'attirent et se répondent mutuellement, si bien qu'il
suffit :
i° De rencontrer dans un manuscrit la variante ^ 4)
* Urdû[-ab] , du nom divin, pour être presque certain de
trouver J * ^Iv2 i^l J 5 ive ?T w > h ta fin de la prière et de n'avoir qu'une seule formule dans la troisième partie;
2° De rencontrer dans un manuscrit la variante Ur pen, du nom divin, pour être presque certain de trouver J » Ik^i^V — ' à la fin de la prière, et d'avoir une troisième partie subdivisée en deux clauses distinctes. J'ai eu l'occasion d'observer le même fait sur d'autres chapitres du Rituel, ce qui m'a permis de proposer un principe nouveau : celui de la corrélation des variantes.
On voit les résultats auxquels peut conduire l'application de ce principe. En dégageant les variantes organiques du chaos des variantes accidentelles, on arrivera à séparer, s'il y a lieu, les différentes versions du même chapitre, à constater les altérations que les textes sacrés ont éprouvées dès les temps anciens, et peut-être à retrouver dans ces altérations la trace des révolutions religieuses et des hérésies dont l'antique Egypte eut tant à souffrir. .