‹ Mémoires (1848-1870) (volume 2)Chapitre 23 sur 73 · décembre · texte numérisé non relu

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l'avaient provoqué, ceux qui en tiraient parti étaient précisément ceux-lk mêmes qui, quelques mois plus tard, devaient protester avec une extrême violence contre les mesures que les erreurs commises allaient bientôt rendre indispensables.

Quand, après trois mois pendant lesquels il avait participé aux travaux parlementaires \ le général Govone reprit le commandement de la division de Palerme, au printemps de 1863, la situation en Sicile semblait n'avoir pas changé ; elle paraissait même, au moins dans la ville, en voie d'amélioration. Mais il était facile de constater, que, surtout dans l'intérieur de Tîle, le désarroi, qui régnait dans les services de la sécurité publique et dans lés administrations locales, persistait et s'accroissait même, et déjà quelques symptômes permettaientd'apercevoir qu'aux maux anciens s'ajoutaient les désordres causés par les réfractaires à la conscription, dont le nombre allait en grossissant. On pouvait s'apercevoir aussi que les populations se détachaient de plus en plus du gouvernement.

« Au moment de mon départ de Ttirin^y écrivait le 9 avril 1863 le général Govone au Ministre de l'intérieur M. Peruzzi, V. E. a daigné me charger de lui rendre compte^ /ors de mon arrivée à Palerme, de mes impressioîis sur la nlxmtion des affaires. Avant de me conformer aux ordres de V, E, j'ai laissé passer quelques jours que j'ai employés à voir du monde et à me faire une idée de cette situation.

D'après tout ce que j'ai vu et entendu, il me semble qu'il règne ici la même tranquillité que lors de mon départ, il g a trois mois. L'attitude du journalisme qui avait changé à

1. GoYone avait été élu député de Citta Ducale (Abruzzes Supérieures) le 30 juin 1861. Démissionnaire au moment de sa promotion, en décembre 1863, il fut réélu par le même collège le 10 janvier 1864.

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