‹ Mémoires (1848-1870) (volume 2)Chapitre 28 sur 73 · Cf. Mémoire cité plus haut · texte numérisé non relu

Cf. Mémoire cité plus haut

MISSION A BSBI.IN

indirectement au comte de Bismarck quelles concess\ il serait disposé à faire à la France a/in de la gagner t cause et de CempfcheT (Taccepter la cession que lui off la cour de Vienne, cession qui mettrait f Italie rfrt«» situation des plus difficiles. Dureste, le jour même de i départ de Paris, le Chevalier Nigra a été mis par M. Droi de Lhuys au courant du projet de réunion (Fun Cong proposé par la France, sur les bases qui de Londres ont portées à la connaissance de Votre Excellence.

« Cette proposition, qui est bien moins destinée à < acceptée sur les bases énoncées par la France qu'à pri quer un refus de la pari de la Prusse, me parait être uji ai tissement indirect à l'adresse de cette dernière puissai l'invitant à se hâter de faire à la France les coîicessi auxquelles elle croit avoir droit. Ce serait là une voie t autre que celle suivie jusqu'à ce jour et qui conduirait même but, en faisant éclater aux yeux de la Prusse danger auquel elle s'expose en refusant de satisfaire désirs de la France. »

Ce qui est certain, c'est que la France hésitait eue entre les divers partis qui s'offraient à elle. « D'après nouvelles, écrit le général Govone dans ses notes (Pa 19 mai), que le Chevalier Nigra envoyait le 15 ou le 16 Paris à Florence, la France continuait à être encore in ei%e entre l'A utricke et la Prusse. D'après le Chevalier Nig les hases proposées par le Congrès, c'est-à-dire la cess de la Vénétie et Pidée d'indemniser l'Autriche du càtë la Silésie pendant qu'on accordeiaii comme compensai à la Prusse les duchés de l'Elbe et quelques autres pe Elats, semblaient indiquer que la France penchait déci ment du côté de fAutriche.

« Quanta moi, je pense que ces bases n'étaient qu'un at lissemenl donné à la Prusse afin de la décider à faire c France les concessions qu'elle demandait.

« L'intérêt de la France la pousse à être avec nous tivec la Prusse.

« Voici quelle est la situation à Paris : il parait que

LE GENERAI. GOVONB

! fait dei propositions à l'empereur au sujet de ilion. L'empereur n'a pas répondu à la proposirickienne relative à la cession de la Vénétte et /été vers le Congrès afin de gagner du temps. Mais it pas que le Congrès puisse avoir une issue pacif ajoute même qu'il le désire encore moins, oumal la France, qui a violemment attaqué Bisété confidentiellement rappelé à fordre. Ce sont is symptômes. Telles sont les nouvelles que Nigra lées, et elles diffèrent sensiblement de celles qu'il âgées à Florence, la veille.

'ernich a demandé à Nigra s'il serait possible d'obteeutralité de l'Italie et de lui faire accepter une ition. Nigra a dit qu'il croyait à une réponse né- 1 raison de l'étal des esprits en Italie. Metternich r dans cette réponse la confirmation de f existence dont, à r heure qu'il est, Us ne doivent plus douter, iris comme à Florence, on est loin d'être convainat '^russe puisse avoir le dessus dans la prochaine ■e et en sorte victorieuse^

Ole de la Diète et la grande majorité qui s'est promire la Prusse ont produit une grande impression :e. L'impression a peut-être été tout autre à Berlin, issttrerai dès mon arrivée et je m'occuperai aussi tatian militaire. »

étaient les nouvelles et les impressions contraqui circulaient partout, au moment ofi le général irrivait à nouveau à Berlin bien décidé à travailler e son énergie à la conclusion d'une entente entre

ipioioD pcseimisie qui prédomina presque pnrtout en Europe qu'aux vicluircs prusaienacs. n'avait jamais Élc oclle du gÉDÊral , peu de temps après [W mai 1S66), écrivait au cheTolier Nigra : r me penitetltz, M. le Ministre, de vuui donner mon opinion ■dit prtibable dea événement, je voua dirai que je iui> plulfll roire, en atlmeltant toulefotaqut le Congréi ne conlrariera pas lions, que let Prussient peuvent parfaitement remporter une le» mènera juigu'aux portes de t'i«iine. *

MISSIO» A BERUN SOS

la France et les deux alliés, entente qui, au dire de La Marmora, était Vidée fixe du général Govone, de cette entente <}ui devait pourtant être un objectif de la politique italienne, UD objectif que le Ministre n'avait certes ni ignoré oi déconseillé, puisque, comme il le savait assurément, le prince Napoléon, d'accord avec le chevalier Nigra, faisait dans ce sens de sérieux efforts à Paris. En présence de la Terme intention de l'Italie de tenir ses engagements envers la Prusse, en présence des aspirations qu'on attribuait à la France, de son désir de tirer parti des complications i]ui allaient se produire pour pousser jusqu'au Hbin, en présence de ce danger qui pouvait d'un jour à l'autre prendre des proportions extrêmement graves, si l'Autriche faisait pencher la balance de son côté en accordant à la France les agrandissements de territoire qu'elle désirait, en même temps qu'ils mettaient tout en œuvre pour arracher à l'empereur une promesse un peu plus formelle de se solidariser avec elle, les diplomates italiens devaient s'efforcer d'autre part de sonder et de préparer le terrain à Berlin et d'essayer d'y obtenir les sacrifices et les concessions auxquels ils espéraient pouvoir amener ta Prusse.

C'était là, du reste, une excellente occasion qui s'ofirait 3 l'Italie de payer la dette qu'elle avait contractée envers le meilleur ami qu'elle eût en Europe, envers un ami, qui, m^me dans les circonstances préscnleà, lui avait été extrêmement utile.

« // importe de reconnaître et de proclamer, écrivait le général', que pendant toute la durée de cette crise euro~ ptenne, fempereur a sans cesse pensé bien plus à la conatitutioH de Piinité italienne qu'à des accroissements territoriaux pour lui-même. Il est fort naturel qu'il ail pensé à ces agrandissements, mais nous ne devons pas moins lui être sincèrement reconnaissants et des conseils qu'il notts a donnés n de la résolution qu'il avait prise d'i?itercenir par la force

i- Uèmoire ciU plus haut.

206 L^ GENERAL tiOVONE

des armes en Italie^ si l'Autriche, après avoir vaincu la Prusse, avait voulu menacer ritalie. »

La profonde sympathie que le général Govone o'a jamais cessé de porter à la France, et au rêveur infortuné et généreux qui avait combattu pour l'Italie, devait pousser le soldat de Magenta et de San Martino à mettre tout en œuvre pour assurer quelque avantage à la nation amie. Tout en admettant que l'Italie avait le droit et le désir de s'affranchir d'une tutelle qu'elle sentait peser trop lourdement sur ses épaules, Govone pensait qu'elle pouvait secouer ce joug en ayant recours & des moyens plus nobles, plus corrects, plus politiques même que l'ingratitude et l'oubli qu'elle devait chercher b s'émaociper. mais en rendant bienfait pour bienfait.

Les rapports du général (îovone ont depuis longtemps déjà fait connaître le résultat de ces efforts. Le comte de Bismarck resta inébranlable et irréductible. S'il était tout disposé à céder à la France, la Belgique, la Suisse française, en un mot tout ce qui ne lui appartenait pas, il déclarait, dès qu'on lui partait de cessions d'un autre genre, que jamais le roi et la nation ne se résigneraient k céder un pouce de terre allemande, à moins qu'ils n'y soient absolument contraints par des désastres. Ce fut seulement le 2 juin, au cours du dernier entretien qu'il eut avec le général Govone, presque à la veille de la guerre, qu'il liiissa entendre que, quant à lui, il ne voyait pas de diffîculté à consentir & une cession de territoire (cession cependant bien moins grande que celle que la France désirait obtenir], mais qu'il faudrait pour le moins savoir quel était le minimum de ses exigences. Mais même alors, Il ne manqua pas de répéter que le roi ne consentirait à un tel sacrifice qu'à la dernière extrémité, au moment où la Prusse se verrait sur le point de tout perdre ou de tout gagner.

Ce fut ce dernier entretien du général Govone, entretien que son devoir l'obligeait à communiquer au général La Marmora et que ce dernier eut l'imprudence de rendre

public, ce fut cette révélation qui provoqua, comme on devait s'y attendre, les colères germaines et valut au Ministre italien les démentis catégoriques que lui opposa le grand chancelier.

Mais parmi tous ceux qui ont connu le général Govone il n'en est pas un seul qui, même à ce moment, ait jamais mis en doute la scrupuleuse exactitude de son rapport*

« Le général Govone^ écrivait R. Bonghi^ en réponse à une lettre du général La Marmora publiée par VOpiîiione, nous savons tous ce qu'il fut. C'était an homme loyal et droite aux formes exquises, pesant mieux que personne ses^ paroles, absolument incapable de mentir, tm esprit exact et sur, un caractère résolu, ne connaissant que son devoir et prêt à Paccomplir tout entier pour le service de son Roi, du Gouvernement et de sa patrie, Cest à lui quil convient de donner raison sur tous les points sur lesquels le général La Marmora a cru bon de critiquer la conduite de son envoyé... Or donc, lorsque le général La Marmora affirme, dans sa lettre du 26 janvier 1874 au directeur de TOpinione, que le général Govone a pu se tromper, il en a dit sur le compte du général beaucoup plus qu'il ne convenait de le faire. Le général Govone ne s'est pas trompé. Il n était pas plus homme à raconter des choses qu'il n aurait pas entendues qu'à ne pas comprendre ce qu'on lui disait ; mais, quand on lit ses paroles, paroles quon a rendues publiques, contrairement à sa volonté et après sa mort, il importe de nen pas grandir la portée et de ne pas en exagérer le sens outre mesure. »

Aujourd'hui, moins que jamais, surtout maintenant que Ton connaît bien mieux les dessous de la politique de ces jours, il est absolument impossible de conserver le moindre doute sur Texactitude des faits relatés par le général. Le comte de Bismarck lui-même a réduit à leurs justes proportions ses propres démentis diplomatiques en affirmant qu*il n'a jamais cessé de tenir le général Govone

1. Suova Antologia. Mars 1874. Art. Unpo' piu di luce, p. 700.

S08 LE GENERAL OOVONE

«n haute estime*. Il était trop juste pour ne pas reconnaître que, dans ses rapports au Ministre, Govone n'avait Jamais dit que ta vérité.

S'il est désormais impossible de douter de l'exactitude des rapports du général Govone, il convient d'autre part de considérer qu'il n'y a et qu'il ne pouvait y avoir dans ■CCS rapports rien qui fût de nature h nuire à la réputation du grand homme d'État allemand. Qu'on prenne lieulement la peine de jeter un coup d'œil sur ce qui résulte de l'ensemble de ces rapports. On verra alors que le comte de Bismarck n'a fait autre chose que de défendre constamment, éncrgiquement l'intégrité de sa projirn patrie. On verra que jusqu'à la veille de la guerre, jusqu'au moment où il lui fallut absolument mettre son pays à l'abri d'une attaque simultanée de l'Autriche et de la France, jusqu'à ce moment critique, i! n'a jamais cache l'invincible répugnance du roi et de la nation à consentir à l'aliénation d'une province allemande. Il formula en effet des réserves, mais dos réserves qui n'avaient trait qu'à son opinion personnelle. Mais si l'homme d'Etat doit dans ■certains cas avoir le terrible courage de précipiter son pays dans la guerre et les aventures les plus dangereuses, lorsque le risque est proportionné aux avantages qu'on peut en tirer, ne doit-il pas avoir aussi un courage plus grand et plus douloureux encore, celui de faire à la raison le sacrifice de ses sentiments, et comme le fit Cavour, celui de céder quelques provinces pour assurer la grandeur et le salut de la nation? Tout ce qu'on est en droit de lui demander, c'est do ne consentir à ce sacrifice que lorsqu'il est devenu indispensable. Or le comte de Bis-

1. Cf. par exemple, M. Bi'scu, Bismarck, Some tecrel paga of hit htttury. pp. 3BJ-3S11. rap|iorte le» pnroles prononcées par Bi«marck ilans une conversalion quil cul. le 4 m&l ixua, avec un professeur de l'Cnivertilé de Giesseo, paroles iIhdb lesiguelles il porte un juReiiienl sévère el injuste lur le général L& Mariuura, auquel il oppose le général Govone, qu'il iléclare être un « homme linutcnient respecl&ble ». Busch ajoute : Il (Bismarck) appuya par lies raisons les juKcmenls qu'il portait sur eux deui el entra ft ce propos dans des détails circonstanciés.

marek déclarait, même à ce moment, que seule une défaite pourrait faire accepter pareille chose à la nation et au roi. Mais à quoi ces refus préventifs auraient-ils servi è la Prusse, le jour où elle aurait éprouvé cette défaite?

D'autre part, il n'était pas possible de dire, plus clairement qu'on ne le fit, qu'en cas de victoire elle ne consentirait à aucune concession. Et personne n'aurait pu du reste se faire d'illusion sur ce point. Confiant dans le succès, Bismarck a donc bien mérité de sa patrie en remettant le règlement de toutes ces questions au lendemain de la première bataille.

Du reste, si la diplomatie française a secondé ses vues, Ta aidé k remettre les solutions à une date plus reculée, cela tient uniquement à ce que, elle aussi, elle se livrait à des calculs; mais elle calcula mal. Croyante, la défaite de la Prusse, la France négligea de se prémunir contre Téventualité contraire, et, qui plus est, de la prévoir. Sûre d'obtenir d*un Etat abattu par la défaite des avantages que ce même État encore intact et prêt à la lutte lui aurait refusés, elle ne crut pas de son intérêt de formuler nettement ses désirs et ses prétentions. N'ayant pas conscience de la faiblesse momentanée de son état militaire, «Ile poussa l'imprudence et l'aveuglement à un point tel •qu'elle jugea inutile de se préparer à la guerre et qu'elle attendit les événements sans songer à s'armer. Ce fut en se laissant bercer par ses illusions que la politique francise laissa passer l'heure unique, l'heure qui ne devait plus revenir pour elle.

Un mois plus tard, le canon de Sadowa brisait la trame fragile des illusions et des espérances de la France. A -son réveil, au lieu de trouver à ses pieds un petit Etat vaincu et résigné à son triste sort, elle vit avec stupeur :se dresser devant elle une grande nation consciente de sa force, ivre de gloire et de victoire et bien résolue h défendre à tout prix l'intégrité de son territoire.

210 LE GÉNÉRAL GOVONE

La conférence du 2 juin fut la dernière qu'eut avec le comte de Bismarck le général Govone, rappelé d'urgence pour prendre le commandement de la division qifil devait conduire pendant une campagne dont l'ouverture était imminente. Un des rares fragments des mémoires que le général écrivit au cours de sa mission à Berlin nous a conservé les détails de cette dernière visite chez Bismarck.

« Hier soir j'ai rw, pour la dernière fois et pour ma visite de congés le comte de Bismarck. Il ma reçu à huit heures du soir, dans le jardin du ministère d'Etat. Il m'a retenu une heure en promenant et causant. Je rends compte dans un rapport au général de La Marmora de la conversation que j'ai eue avec lui.

Lorsqu'il a entendu deux fois des pas derrière nous, il s'est aussitôt arrêté en se tournant en arrière pour voir ce que c'était. La première fois, c'était un domestique qui passait. Il m'a raconté comment il était traqué par des conspirateurs. Il m'a dit : « Voyez-vous, dans la conspiration de Blind, il y avait dix-huit personnes qui se sont engagées à me tuer. On a tiré au sort. Blind n'a pas réussi; les trois numéros après Blind ont disparu de leur pays et on ne sait pas où ils sont. » — Alors je lui ai dit que le comte de Banal avait eu le jour avant une rencontre singulière et que probablement il s'agissait d'un des conspirateurs qui avaient un moment pris le comte de Barrai pour Son Excellence.

Le comte de Bismarck avait été informé de fanecdote et il me dit : « Celui qui n'a pas su se tirer d'affaire, c'est Coffîcier de la Landwelir auquel s'est adressé M. de Barrai : s'il avait été un peu plus fin, il aurait dû suivre cet individu jusque près d'un corps de garde et puis le faire arré-

MISSION A BERLIN 2ii

Ifr fl le faire nifiler. » — J'ai terminé celle conversation en disanl au comle de Bismarck : « Le dan<jer auquel Voire Excellence a échappé me donne beaucoup de confiance dan-i non étoile. Votre Excellence, qui n'a pan été tuée par cinq coups de revolver à bout portant, gagnera une bataillf sur l'Autriche. »

La seconde fois que nous entendîmes le bruit de pas derrière nous, c'était un jeune soldat de la garde, fils du (rhe aine de M. de Bismarck, qui venait prendre congé du président du conseil, devant partir le lendemain pour la frontière. Le comte de Bismarck s'arrêta, me le présenta; mais j'eus soin de m'écarler de quelques pas et je vis qu'il lui parla quelques minutes et l'embrassa ensuite... Lorsque mus reprîmes notre promenade, le comle de Bismarck était lin peu ému... « C'est le seul, me dil-il,qui porte le nom de la famille (dans tarmée). » — J'ai répondu que jelui souhaitais bonne chance et que son nom serait glorieux. J'ai ajouté : « C'est la même chose en Italie; il n'y a pas de famille gui n'aie pas un ou plusieurs de ses membres dans Cannée; les jeunes gens des premières familles qui ne sont pas dans l'armée vont s'enrôler avec Garibaldi. »

Le comte de Bismarck m'entretint de la France et des craintes que lui inspirait le silence persistant dont s'entourait tempereiir Sapoléon. Je ne répète pas ici (ottl ce qui a trait à cette partie de la conversation relatée déjà dans mon rapport officiel.

H me parla des hésitations du roi, il insista longuement pour que nous attaquions les premiers l'Autriche; il me dit : 1. Si je pouvais disposer du roi, si je l'avais toujours à f'té de moi, si je pouvais coucher avec lui comme fait la Heine, cela marcherait ; mais vous le voyez... une énorme responsabilité pèse sur moi, toute l'Europe me laquineetje n'ai pas seulement la liberté des coudes. »

J'ai répondu à M. de Bismarck, que c'est la grandeur '/'■* difficultés qui fait la grandeur des choses humaines, far il n'y aurait rien de grand, là où il n'y aurait rien de difficile. Il Le comte de Cavoiir, ai-je ajouté, a été luiaîissi

212 LE GENERAL GOVONB

plus d*tine fois sur le point de se brûler la cervelle^ presque vaincu par les difficultés. »

Après une longue heure de promenade et de conversation, j"* accompagnai le comte de Bismarck jusqu'au pied de Vescalier du Ministère d'État, Il me serra la main et m^ dit : « Je vous recommande de demander au roi Victor- Emmanuel^ comme une faveur que je lui demande personnellement^ d'attaquer le premier f Autriche. » — Puis il me dit : « Au revoir à Vienne. »

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