Cf. chap. IV, San Marlino, à la date du 3 mai
2. Nous croyons que, malgré cette promesse, on ne procéda jamais à ces recherches. Nous avons interrogé, à propos de la responsabilité suppo<ee que le lieutenant-colonel Govone aurait encourue en ce qui a trait à la retraite projetée sur Acqui, le colonel Fabris, dont voici la réponse :
« Rome, 5 oorerobre 1901.
« Les renseignements relatifs à la part prise par Govone lors de Tenvoi de l'ordre de retraite sur Acqui, rôle qu'il aurait joué et dont, du reste, le général Délia Rocca assume entièrement la responsabilité (voir v^u/o^io^ra* fia), manquent ou du moins n'ont pu être retrouvés. // peut se faire que, comme ce projet avait eu pour origine la fausse nouvelle de rétablissement d'un pont, etc., etc., et comme Govone était chargé du service des renseignements, ceux qui ignoraient la façon dont marchaient les choses aient rejeté sur lui la responsabilité de ce fait et qu'on ait rapporté de la sorte un bruit sans autre fondement, un bruit qui courait, en 186(>, dans les
APRÈS LA BATAILLB 279
« A cette époque, je n'étais chargé qve des opérations dirigées vers le Mella on le Serio [je ne sais plus exactement vers lequel de ces deux cours d'eau), et ce fut exceptionnellement seulement qu'on m'employa à ta préparation des ordres de marche sur Palestro, Vinzaglio et Galliate, mouvement qui manqua, parce que le corps de Canrobert s'engagea sur notre route, au lieu de tenir celle qui lui avait été attribuée et qu'il avait acceptée. Oh ! ces calomnies de Don Basile qui hrisent la réputation d'un homme !
« A cinq heures et demie, j'arrive à Parme et je vois Bisio à la gare.
« Le 16 au foir, je présente mes hommages au café favour, à Parme, au prince Humbert, que je me permets de féliciter de sa brillante candiote à la bataille du 24. Le prince me raconte différents épisodes de la journée et me dit qu'il brûlait d'impatience d'accourir à Custozza, et qu'il était profondément irrité
<i Je me rappelle à ce propos que lapremière réponse que mon commandant de corps me fit, le2-i, lorsque je demandai des renforts, consista à me dire de me retirer par la Gherla sur Valeggio, lorsque je verrai qu'il m'était impamble de tenir plus longtemps. Après ce bon conseil, j'ai pu tenir encore quelques heures, mais ce bon conseil me fut inutile plus tard, puisque la cascina [ferme) Gherla est à mi-portée de fusil et plus bas que Custozza. Comment ma divi.-iion aurait-elle pu se retirer par la Gherla, une fois les Autrichiens maîtres de Custozza. »
H 17 Juillet... Néant. Ma division, dont personne ne veut, part demain pour Ferrare. — Entre temps, j'écris au
iDlichambres du quartier Bénéral. Mais, comme je l'ai dit, c'est une simple f>ypoltii>€. En tout ras, la nouvelle de l'établisscnieDt du pont a été doonËe pu le cotomaudant de la cavalerie. >
On voit donc qu'on ne saurait faire retomber sur Govone ni la responubilitt directe d'un fail imputable h un autre, ni même indirectement *vllc qui résulte de l'influence exercée par une fausse nouvelle sur les dt'ci~ sioDs du commandement, fausse nouvelle qui n'émanait pas île son service.
280 LE GENERAL GOVONE
général Peiitti pour lui déclarer officiellement que mon élat-major et moi nous sommes complètement étrangers à la publication du « Sole » qui a eu le don d* offenser le général Délia Rocca en admettant toutefois que la vérité soit une insulte. Il faut croire que ce devaient être de bien vilaines choses, celles dont le récit suffit à constituer une offense, »