‹ Mémoires (1848-1870) (volume 2)Chapitre 45 sur 73 · A LUTTE C · texte numérisé non relu

A LUTTE C

Lanza n'accepterait probe marcheraient difficilemen mieux ne pas mettre toutt ri qu'il serait sage d'en sa ver pour favenir.

11 décembre. — ^4 neuf lie Sella m'invitant à me renli, Bîancheri, Vtsconti ministère est formé en g noms pour le compléter. 1 vaux publics, pour fAgr;

Pour r AgricuUtire et /i moi, il me semble qu'on j. Il se fait lard. Lanza do

12 décembre... Je dors pe /in de compte on ne cherche Alamajorité. Tout cela, j expédients, avec lesquels i rielles, me décourage,

13 décembre... Lanza es Sel/a serait presque au Sella dès huit heures du n qu'il lui est venu penda qu'il y a un grand coup • présidence avec le port fêtais arrivé le premier i •lèjà parlé, et non seuleme dit que j'avais eu la mém< que j'ai moins parlé à fèpondu : « Eh bien! qui

En somme, tous approu

I. Les patiages du journal qui it» perionnKges. lU dépeignent

ilïrrière la coulisse de toutes les < l'UL) rayés, portefeuilles qui voya, ilcaïaDdei de réQexion, observât

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€her Lama qui vient et fait de sérieuses objections ; tnaU il finit en somme par accepter à la condition de disposer de deux portefeuilles, celui de la Marine et un autre. Sella passe outre à toutes ces questions avec beaucoup (r/tabilelé...

14 décembre. — Les difficultés s'ap/anissent Lttzzali nfl pas du ministère et Castagnota y entre et prend déplus l'intérim de la marine que j'ai absolument refusé Finalement, on prend rendez-vous pour aller chez le rot à trok heures et demie. Nous prétons serment et tout est fini. Lr soir, nouvelle réunion chez Lanza pour y parler du budgfl provisoire. A six heures j'ai été chez le roi qui m'avait fait ■appeler

15 décembre. — Je vais m'installer au ministère de la ■Guerre. A deux heures, présentation à la Chambre aire discours de Lanza. A trois heures, présentation au Sénat ri discours du même. En sortant du Sénat, Lanza me demanda si dans son discours, dans lequel il a beaucoup parlé de la Guerre, il a dit quelque chose qui m'ait déplu.. Je lui réponds que non; mais j'ajoute qu'il doit prendre bien garde à ce que les économies à faire sur la Guerre ne sonl possibles qu'à la condition d'en faire dans tous les Ministères, c'est-à-dire sur l'Université, sur les Préfectures, sur les cours de cassation, etc. Je le préviens qu'au cas contraire, je me retirerai.

Au reste, hier soir, en rentrant à la maison, j'ai dit la même chose à Sella, c'est-à-dire, qu'on avait fort peu parlé du programme lorsqu'on s'est occupé de former le Mini" tère, mais qu'il pouvait être certain que quand on m parlerait, je déclarerais que je ne reculerais pas devant une crise partielle si, de même qu'à la Guerre, on ne faisait pas des économies dans tous les Ministères, et que je tenais A l'en avertir loyalement.

Nous voilà en pleine mer, il s'agit de bien mener la iarque. »

La mer sur laquelle le nouveau Ministère a ■^tait si houleuse que chacua des membres tlevuit être bien résolu à faire le sacrifice de ■dératign personnelle et égoïste. Le Ministère se dissimuler qu'il allait affronter en bloc devait forcément le rendre impopulaire : d' impAls, de l'autre les économies. Les imp( forme la plus rigoureuse qu'ils puissent affecter superposer et se greffer sur d'autres de date assf peser lourdement sur un pays qui, sans être ép pas riche et gémissait déjà de l'accroissemc <les charges qu'on lui imposait sous dos forme Ea frappant des services déjà réduits au plus muin, en diminuant les emplois, les travai firendre et par suite les moyens de contenter tiens, les économies, bien que réclamées par 1' blique, devaient priver le gouvernement de Ta ceux qui avaient profité de lui jusqu'à ce m que du prestige attaché & la grandeur des a patronne. Le Ministère savait qu'on le condan pitié s'il échouait dans la tentative supr<>me prenait, et qu'où ne lui rendrait mi^me pas réussissait dans cette entreprise dont les etl vaient se faire sentir que dans un avenir loin

A ces difficultés, à cette situation pénit même venaient s'ajouter pour le Ministre d d'autres considérations bien douloureuses savait que ses idées étaient désapprouvées pai uns de ses collègues les plus chers, qu'il allait t Vouloir détruire la solidarité de la grande fami ft qu'il s'exposait au danger de perdre dans live, qui allait être violemment combattue su parlementaire sur lequel il se sentait mal h V.

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tioD et la confiance de l'armée qu'il avait si brillammenl acquises sur d'autres champs de bataille. Mais s'il avait pleinement conscience du danger, il avait de plus codscience que seule la voie qu'il était décidé à suivre pouvait assurer le salut de l'armée et lui épargner des maux bien autrement gi-avcs.

La lettre suivante, dans laquelle il avait exposé ses idées au roi, en fournit la preuve incontestable : *

Aji Comte de Sotinaz Prtmier aille ite camp île Sa Majesté, Florrnee

Floreoce, 9 décembre \itS.

<' Mo> GËNÉKAL,

" Votre Excellence me demande, par ordre du roi, fe-r- •yjos" des motifs qui m'ont amené à reconnaître non seulrmeiil l'opportunité, mais l'urgence de réaliser de sérieuses économies sur le budget de la Guerre. Je vais le faire avec cette liberté d'appréciation et de paroles qui plait au roi et qui petit être utile au service de Sa Majesté et au hirn du pays.

Les considérations qui se sont imposées à mon esprit sont /tien plus tFordre poHttf/ue et financier que de caractère technique et militaire.

Il est hors de doute que, si l'on voulait mettre en regard les dépenses militaires de T Italie, et d'un càté la force de son armée calculée par rapport à la population du royaume et de l'autre les exigences d'une politique gui fasse sentir la grande et légitime influence de l'Italie dans le concert des nations européennes, il ne se trouverait pas un seul militaire qui osdt prétendre que l'armer et les dépenseï qu'on fait pour elle sont suffisantes pour atteindre le but désiré. L'armée, telle qu'elle est composée aujourd'hui, dispose « peine des effectifs nécessaires pour assurer les besoinsjotirnaliers du service de garnison et est, par suite, hors tf étal de recevoir une bonne, une soliile, une vraie instruction militaire. Le soldat ne reste pas sous les drapeaux cinq ans pleins.

comme il te fatiflrait cependant. Onn'apiits la possibilité à renouveler, et ce serait cependant urgent, le personnel di officiers ; on a besoin d'armes plits perfectionnées, de maigrit (le guerre plus abondant et nos frontières de terre et de me vyn/ mal protégées. Pour faire face à tous ces besoins , pou acoirime armée réellement forte, pour assurer la sécurité d pays, il faudrait ajouter !iQ ou ciO millions au budget de l Guerre et dépenser quelques centaines de millions pou fermer nos frontières.

Mais la pauvreté du trésor enlève toute espérance et oppot un obstacle insurmontable à la satisfaction de tous ces bt iovis, et nous serons condamnés à l'impuissance Jusqu'à jour oi't nous aurons rétabli nos finances. Faibles attjovi (Thui, nous serons plus faibles encore demain. lime sembi ilonc qu'on est loin de se tromper en pensant qu'il impori atant tout de porter secours à tétat de nos finances, qu' faut procéder à celle opération à l'aide de tous les moger possibles, avec la même ardeur, la même force de volom dont le roi et le pays ont fait preuve lorsqu'il s'est agi o réaliser Cuniti nationale. On doit, en peu de temps, r^uss, (le la sorte à tirer le royaume d'une situation dangerem au plus haut degré et à donner au pays et à l'armée un force nouvelle.

Si l'Italie semble n'avoir aujourd'hui qu'une seule pet. "''■, celle du rétablissement de ses finances, H n'en est pt moins vrai que les nations ne vivent pas uniquempttt e Mtisfaisant leurs seuls intérêts matériels, et, dès que o mtéréts seront assurés, Cltalie verra bientôt luire le joi oîi elle sera en mesure de subvenir à ses besoins militairt (l oi'i elle attra encore la volonté de donner à son armée t î"i lui mangue et ce qu'il lui faut.

^i je ne me trompe, si f Italie est aujourd'hui faible < impotente, si tétat de ses finances est la cause principal 'le sa faiblesse, par cela même qu'il y a urgence à endigm (( mal qui s'aggrave de jour en jour, il importe de rechei eher tes moyens capables de sauver le pays. " C'est ici qu'intervient la question politique et parlemei

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taire. — On peut reconnaître à des signes aussi nombreux gu'indisciUabUs, le fait que ropinion publique se priùc- CHpe de la situation financière de FEtat, qu'elle a peur de la faillite, qu'elle réclame des économies budgétaires sur lesquelles elle fonde des espérantes peut-être exagérées. Beaucoup d'hommes po/itiques sont d'iris qu'Userait eu^ impossible qu'injuste de résister à ce mouvement de Popinion, et que seul un ininistère quUnncrira sur son drapeau le mot économie, un Ministère qu'on saura devoir rester fidèle à ce programme, pourra avoir pour lui l'appui du pays et du Parlement.

L'honorable Lanza, chargé par le roi de former un Ministère, avait accepté comme base fondamentale de son administration, le programme des économies. Il avait reconnu que, mieux que tout autre, ce progratnme répondait aux circonstances, aux nécessités du moment et à la conscience publique. Grâce à ce programme, il espérait assurer au Gouvernement le concours de topinion publique et grouper autour de lui la majorité de la Chambre. Il pensait qu'en portant haut ce drapeau, tous les homme> du Gouvernement qui appartiennent à l'opposition devraient le suivre et se grouper autour de lui poussés par la pression qu'exercera sur eux l'opinion publique.

Il pensait même qu'en leur donnant de sérieuses garanlief d'autre nature, les membres de la droite de la Chambre ttr pourraient pa& se refuser à le soutenir.

Il croyait enfin qu'il se formerait fatalement une majorité dont soit lui-même, soit tout gouvernement qui viendra après lui, aurait le droit de réclamer le concours. Une fois le déficit comblé grâce à toutes les économies qu'il est /hwsible de réaliser, il se proposait de réclamer la modification de toutes les dispositions des lois fiscales qui, laissant un vaste champ ouvert à la fraude, empêchent le trésor de profiter de l'accroissement constant et indéniable de laricliesse publique en Italie. L'honorable Lanza pensait enfin qu'il avait le droit d'exiger la rentrée intégrale des impôts existants et croyait qu'il trouverait peu de résistance dans un

pays satisfait de voir qu'il avait fait droit à ses légitimes demandes d'économies et aux yeux duquel^ en faisant disparaître le déficit^ il aurait fait entrevoir la venue prochaine tTun avenir assuré et taube du jour du salut.

Il est donc évident qu'un programme d'économies doit présenter des chiffres déterminés avec une exactitude telle que ces chiffres suflUsent à eux seuls pour inspirer confiance à Vopinio9i puhlique. Uhonorable Lanza avait a priori évalué le total des économies à \0 millions : 20 sur Farmée^ 10 sur ta marine^ 10 stir les autres services.

L'honorable Lanza me fit appeler, m^ exposa ses idées et me demanda mon concours en me le représentant comme l'accomplissement cTun devoir envers mon ?m et mon pays. Je ne parlerai à Sa Majesté ni de ma résistance, ni des efforts que je fis pour faire accepter à r honorable Lanza un concours gui, sans être plus dévoué, aurait été certainement plus efficace que le mien. Je ne cédai que lorsqu'il eût perdu tout espoir de voir d autres personnages accepter la mission qui ni était offerte. Examinant alors le chiffre dei' réductions que l'honorable Lanza imposait au budget de la Guerre, je cherchai sur l'heure même, mais non sans une profonde douleur, le motjen d'en arriver le plus près possible.

Partant de cette idée qu'en raison de l'état actuel de l'Italie, une guerre serait le plus grand des maux qui ptU la frapper, et aussi celui que fopinion publique redoutait le plus, f ai cru que l'Italie devait faire tous ses efforts pour y échapper. Il me semble, du reste, autant qu'on peut baser un raisonnement sur les prévisions humaines, que cette guerre est peu probable. Il me semble que, tant que durera la situation actuelle, r Italie na le droit de recourir aux armes que pour défendre son honneur outragé. Et j'ai pensé que, si par malheur cette éventualité venait à se réaliser, on serait, vu l'état actuel des finances italiennes, hors d'état de réunir une armée d'un effectif égal à celle commandée par le roi lors de la dernière campagne. S'il est donc vrai qu'il faille éviter la guerre, que cette guerre

LE GENERAL GOVONE

ble, et qu'en tout cas t Italie ne pourra nifllrf nntft divisions qui correspondent à nos cadrer, par conséquent inutile et dangereux d'kèsiur irs généreux fit l'impuissance des ressourcf^.

tincertitude de l'avenir est peut-être mfmela linnnte qui, afin d'assurer d'inconlestabln ws finances, doit nous pousser à réduire en ruf

que la sauvegarde de notre honneur rendrait \ nos moyens militaires aux forces strictement •s pour mobiliser dix ou douze divisions, ie est d'ores et déjà réduite à des effectifs ati i on ne saurait descendre sans compromelln ;. On ne saurait donc songer à réaliser dff ■ ce côté. Par contre, les armes spéciales, cellf ains besoin à l'intérieur et qui sont des armn artillerie et ta cavalerie, trop faibles aujourjumir à vingt dirisions, mais trop nombreuses:

douze, pourraient subir tme réduction qui eurs effectifs à des chiffres correspondant atii •s douze divisions, que, seules, et au prix de^

efforts, on parviendrait à pouvoir mettre m

• mon sens la seule voie ouverte pour s'appmre d'économies réclamé par l'honorable Lanza. •ra que ces armes spéciales sont aussi celles xsiitution ultérieure sera la plus difficile; »«»■* que nous avons commis une lourde faute en eu d'importance au préjudice que, par suilr s financières, nous avons causé à l'infanterie mes passent trop peu de temps sous les dra- Angleterre, en Prusse, partout ofi fon a de sur les besoins de l'armée, c'est sur la valeur ie qu'on se base pour porter un jugement sur lie des armées.

>{i est du caractère même qu'il conviendra de te réduction des effect'ifs de la cavalerie et de e pense que cette diminution ne doit être que

temporaire^ porter sur trois ou quatre ans à peine^ qu'elle /lait être limitée au laps de temps strictement nécessaire pour faire re?iaitre la confiance et le crédit de f Etat ^ pour permettre aux nouvelles taxes de produire leur effet et pour rétablir sur des bases solides F équilibre du budget.

Je suis du reste certain que^ dès que les craintes de faillite auront disparu, dès que le pays et nos finances seront redevenus florissants^ ce sera avec une ardeur égale A celle qu'il déploie aujourd'hui pour exiger des économies que le pays^ en même temps qu'il imposera au Gouvernement l'obligation de protéger énergiquement les intérêts de l'Italie au dehors^ se fera un devoir de lui fournir les moyens dont il aura besoin pour augmenter ses forces et faire respecter son prestige. Il en résulte que ces réductions^ ne devant avoir qu'un caractère provisoire^ devront s'opérer sans qu^on supprime des corps entiers.

Chaque régiment de cavalerie serait diminué de deux 4*scadrons, chaque régiment d'artillerie de campagne, de quatre batteries [hommes et chevaux). Il serait peut-être fHfhne possible de réduire de cinq chevaux le nombre des fhevaux de chacune des batteries qu'on conservera. On réaliserait, grdce à ces réductions, des économies qui dépasseraient le chiffre de 5 millions.

Les autres économies qu'il me parait possible de faire sont en grande partie celles-là même auxquelles avait en partie consenti réminent ministre actuel de la Guerre^ économies qui sont les suivantes, et pour lesquelles je ne donne que des chiffres approximatifs :

Renvoi r/'une classe des que le nouveau continuent sera

instruit lire. 7.500.000

Ùiminution de 1 .000 carabinieri {gendarmes) 900.000

Économies dans les arsenaux 600.000

Economies sur les hôpitaux, diminution du contingent 200.000

Economies sitr les remontes 300 . 000

Économies sur les manœuvres d'automne 30n.000

Autres économies sur les différents chapitres 500. 000

Sur te budget extraordinaire 1 . 600 . 000

-t ajouter la diminution de 38 escadrons, de 20 batteries

et de 5 chevaux pour les batteries restantes 5. 320.00

Total 17.220.000

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// estl vrai qu'une fois ces réductions opérées, il faudrait, comme me l'a fait observer le ministre actuel, inscrire cfrtaines sommes pour des dépenses indispensables qui nr figurent pas au budget, savoir :

Trtxe de moulure lire, ÔOO.Oi'û

Change de monnaie (pnrte sur le ebange) 800. OOU

Taxe sur tes contrai» 2j0.00i>

Officiers iil aspettatîva [position d'attente) en ptus de

l'effectif budijétaire l.OOO.OOo

Economie de 4 0/0 qu'on ne pourra pas rèaliter en entier,

comme on t'a prévu dans te budyet l.SOO.OOD

Total 3.850.0»»

Donc l'économie totale de I7.2ï0.0(<rt

ferait réduite à 13.37I).0(W

Economie assurée et qui peut-être même pourra êlrr dépassée.

Résumant maintenant les idées que j'ai exposées dan^ cette lettre déjà trop longue, Votre Excellence me permettra de lui répéter que formée, étant maintenant tellrmenl faible qu'elle ne saurait représenter aux yeux de félranger une force respectable, et que notre situation financière nous empêchant de la re/iforcer, je stiis convaincu qu'il serait inutile et même dangereux de reculer devant une réduction ultérieure et if/iésiter à prendre «» parti qui, profitant des circonstances politiques pour saurrr nos finances, sauverait en même temps f avenir detarmèf.

L'exemple de t Autriche me confirme dans cette opinion. Après la terrible secousse de 1848-18r>0, l'Empire, victorieux à antérieur et à Vexlérieur, ne sut pas employi au rétablissement de ses finances les quelques années de paix qui lui étaient assurées. On tnaintini le budget d' [armée à un chiffre île beaucoup supérieur aux besoins ; on entassa dettes sur dettes, emprunts sitr emprunts. Puis, lorsqu'il lui fa/lut enfin ouvrir les yeux devant tes exigences du déficit, f Autriche dut réduire non seulement ses effectifs, mats la durée de la présence des soldats sous lf<

drapeaux, tout comme cela se fait actuellement en Italie. Ce fui dans cet étal d'extrême faiblesse militaire et financière, çue la trouva la guerre de 1859, et m riorité numérique, la tlésorganisatinn de lo la fit tomber de ruine en ruine el d'échec en L'Autriche elle-mrme s'est chargée de dén événemenis de 1866, qu'aucun Étal dont le el les finances déséquilibrées ne saurait a\ armée. Les soldat.^ autrichiens comptaient c cette campagne treize à quatorze mois de si drapeaux, el je me rappelle que le comte de général Moltke, à la veille de la guerre, foi fait une bonne partie de leurs espérances. La situation financière de C Autriche eut encore d'autres effets désastreux pour ell lions postérieures à la guerre nous ont ai qu'on avait à plusieurs reprises discuté, à i incidents diplomatiques se pressaient, la quet bilisalion de l'armée. Les militaires les plus l'Empire la réclamaient avec insistance, hommes d'Étal qui tenaient les rênes du Goi fusaient d"// consentir de peur d'engager PEi dépenses ruineuses qui pouvaient être inuti restait encore un dernier espoir de paix. El porté à la mobilisation n'a pas été fune causes de la ruine de F Autriche.

Ces exemples historiques montrent, si je , combien il est dangereux de laisser passer rétablir, lorsqu'il est encore temps, les fin mises de tÈlat et de laisser échapper tme o se présentera plus. Ils prouvent encore que firuinces et du crédit est la base principalt sable de la puissance militaire des États.

Dans notre cas, on nous objecte qu'un d 170 millions ne saurait être comblé grâce à lions économisés sur les dépenses militaires < de ruiner farmée sans rétablir pour cela les

LE GENERAL GOVONE

nifstion est complexe . Poumons, les écoiioimr^ ibndgel militaire et aux autres services, miiihir les conxtiittent t/uelque appui direct donne aiii %t d'autre part un moyen politique d'unetntoniortance, indispensable pour rétablir fautonlr régulière du gouvernement, un nioyendrfont \rmais nécessaire pour lui permettre de domînrr 1 politique, et peut-être même la dernière rrsui reste pour sauver les finances et avec ellr* formée.

peuvent être justes ou fausses, mais elles sont ofondément et longuement méditées. Si Volrr trouve que je les ai exprimées avec quelqvf 'elle me les pardonne en pensant quelles m'oni ï par mon profond dévouement envers le roi ri pays. »

que le gi^néral exposait dans celte lettre ne s larder à être reprises dans un projet de loi lit l'organisation de l'armée et eilus enlrèrenl artie importante dans le vaste programme des lancières proposées parl'lionorablc Sella, leurs mois se passèrent avant la préscntution ts à la Cliamliin, mois de travail incessant pour Je lafiuerre, mois qu'il consacra il des calculs Indo approfondie des ctiiirrcs et pendant les- •cha à concilier des exigences auxquelles on ne ouslraire avec des ressources toujours insuflirçanten outre de résoudre des^qucstionsdepuis n suspens etd'obtenir, grâce il denouvelli'smé- > de clarti^, de précision et de rapidité dans les s qui devaient servir de base aux réformes', de

ipics tirés de la <lis.-insiiïn du burigel {Alti parlamenlari, 'es du 10 ail It moi ISIOJ, Les budgeU liaient ilabunl calliitTres buséf |iliis iiir des probabilités que sur des bise)

LA LDTTE CONTRB LA FAILLITE

protéger l'armée contre certains actes d'indiscipline, et d'introduire avant le vote du budget en cours (1870) qi ques-unes des économies qui pouvaient résulter de l'ad tion du projet de loi sur les mesures relatives k l'arm

Ce projet de loi, qui contenait les dispositions dont principes avaient été posés dans l'exposé de la loi fioances, se composait de six articles. Mais les exi^en financières primaient tout. Ne pouvant plus frap|)ur les s vices accessoires, déjà réduits à outrance, ces exigence» raientforcémentporteratteinteaux forces vives de l'arm

La première de ces réductions portait sur l'elTei moyen entretenu sous les armes qui s'élevait à 129.0 et auquel on allait faire subir une diminution de 1' 14.000 hommes, diminution qui devait frapper les feclifs proposés par le général Berlolé-Viale. Le cent gent annuel restait lixé ii 40.000 hommes. On ne réduis pas d'un seul homme le nombre des soldats apparteni à la première catégorie de l'armée et mobilisables en de besoin. On obtenait ta diminution voulue en réd sant la durée du service, la durée de présence qui, 3 ans et 9 moU. telle qu'elle avait été fixée dans lesd nières années, était abaissée à 3 ans et 3 mois par su ■du renvoi de la classe la plus ancienne, dès que les recn étaient à peu près instruites. C'était lii une innovation :

«rlsine», parca que les exercices n*6lnienl nrri'lés qu'au bout de pluii' années. Le rainistru réussit à mdtrc les rlinses si liien en ordre iiue. il< oioii de mai. il put pr/'Benler â In Chambre les comptes de jnni TéTrieret mars, et les Tournir ensiiilR mois par iiioia. Uràce àcesysicin parvint a n^alïsf r une partie des cronuiuies introduites dans ce bud rien que par la simple annulation des ouvertures de crédit supérieures réalité des besiiins. tandis que sur i|uantïté d'autres points il réussissait procurer des indications préi'ises.

Il réguiarisa plus tard ce système de bilans mensuels en le conibii aiec la création d'un bureau spécial de statistique administrative. Voii Tainoa de cette création : l'intendnnrc et les inspecteurs sumsaienl i lèriHer i'eiactitude arithuiétique des contptes et la situation des coi nitlg si de cette Inroa on parvenait ii prévenir les irréKularilés, ccli suffisait pas pour garantir le fonctionne m eut d'une bonne administrât puisque la régularité n'excluait pas la possibilitt' du gaspillage. Grâce ii c création et rien qu'en comparant la situation des différents corps, il fut tonnais à mîme de connuitre les chapitres sur lesquels on pouvait ( porler toutes les correclions et Ica diuiinutions.

LE GENERAL OOVOSE

encore s'accentuer, mais que le ministre' ir peu d'année». Innovation dont ta durogée par la suite et qui pouvait di^iik-

sur l'exemple de la Prusse. Les vaiDn avaient plus que le service de trois ans. les eiïectifs entretenus sous tes armes 'enne partie suporti^e par les armes spépeine à l'infanterie dont on avait besoin e l'ordre et qui, pour le giïnéral Govodc us essentiel de l'armée, luction portait sur les eadres et celtclesoin d'être exposée plus à fond, entrait dans le cadre d'un projet génrune idi^e qui dominait tout l'enscnible: lobilisation des 20 divisions italiennofi irréalisable en présence de la siluatioo tat, et qu'au lieu de faire de grosses e donner l'apparence de disposer Ac i«nt sur le papier, mais inutilisables en ii de mettre un frein aux conception»

donner tous ses soins lt> la forte constisions, réellement mobilisables et daa^ i favorables puisqu'on pourrait les doter armes spéciales.

sidérations venait s'en ajouter une autre, icrves. Un 1866, quand on mobilisa le^ aitfallu, après avoir créé les 4" balail- 'niée active, improviser les 5" bataillons (r l'armée que pour assurer le maintien t ainsi arrivé à un système qui ne répon-

que l'on voulait atteindre, comme le ives événements de Sicile, & un système ; conséquences, puisque les promotions

les nominations nouvelles' étaient la

proiiiolions et nnroiu^ S.OOO orCciers à dei emplnti

«ausG principale de l'encombrement des ca( fait si durement sentir depuis : des officiers, pas tous à la hauteur de leurs fonctions, so absolument incapables et qui encombraient ei «D 1870, retardaient outre mesure les proo saient au moral de l'arnitie et accroissaient le «fhciers eoaspellaliva^. Deux moyens se prést ■éviter de retomber dans celte erreur : créer en la prenant sur les 20 divisions et en inscrivt de nouvelles dépenses, ou bien constituer en masse de l'armée la partie destinée à forme Dans le projet on avait donné la préférence moyen par cela rafime qu'en destinant 8 d constitution de cette réserve, on facilitait du la mobilisation des 12 autres.

Par suite, comme on ne voulait mobiliser en que 12 divisions, les armes spéciales, cavale rie, véritables armes de guerre, attribuées divisions, leur devenaient, sinon inutiles, moins nécessaires. Toutefois, tandis qu'on nombre des divisions de 20 à 12, on n'abaisi total des batteries que de 80 & 60 et au liei dont se composaient ces &} batteries on se former ces 60 batteries & S pièces, comme c cieone armée piémontaise.

Les régiments de cavalerie perdaient ui leur 5' escadron devenait escadron de déf escadrons étaient constitués h rcffcclir de chiffre que beaucoup d'officiers des plus ce claraient fitre, tant au point de vue du ser rinstruction , préférable à Tancien efTectî 80 chevaux.

Enfin quelques autres dispositions com instructions principales dont nous venons telles que la supprt^sion des cadrer de 5

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