n y «Twt « 'ISt9 pTt^ -Je i.'M 'l'-U'At^- *Ti ' •{^"t
3S0 LE GENERAL OOVONE
bersagtiers, créés en 1866 et qu'on versait dans les autres bataillons ainsi que quelques suppressions ou réductions dans [e génie.
L'article 2 de la loi fixait à 18.000 hommes l'effectif total des carabiniers. La diminution n'étnit ici rien autr<chose que la constatation d'un fait, de l'impossiliilité de maintenir l'arme à ce chiffre.
L'article 3 réglait tout ce qui avait trait aux inspections et aux commandements généraux et supprimait seulement les fonctions rendues inutiles par les réductions.
Les articles 4 et suivants tendaient à.régler la liquidation du passé en débarrassant l'armée des nonvaleurs, en mettant à la retraite ou en réforme, mais en leur accordant tous les égards et toutes les garanties qui leur étaient dus, ceux des officiers en aspettaliva qui paraissaient impropres au service ou incapables, et en tixant l'emploi des autres de manière à assurer peu à peu un fonctionnement régulier au mécanisme de l'armée.
L'économie totale s'élevait pour les trois exercices 1871 à 1873 à 18.342.000 lires par an, dont une partie assez considérable était réalisable dés 1870, grftce au renvoi, le 1" août et le 1" octobre, de la classe 1845.
Mais ce projet n'arriva pas jusqu'à la Chambre. Une commission parlementaire composée de tous les généraux, membres du parlement, lui opposa un autre projet qui, tendant à conserver A l'armée ses 20 divisions, un effectif moyen de 140.000 hommes, soit 11.000 hommes de plus que le projet du gouvernement, pour la plupart attribués aux armes spéciales, et qui, repoussant toutes les réductions de cadres (sauf pour les 5 bataillons de bersagliers), conservait les 80 batteries, mais réduisait le nombre de leurs chevaux et ce touchait pas à la cavalerie dont les escadrons restaient formés à 80 chevaux. Ce contrc-projel acceptait les autres points du projet du gouvernement, y ajoutait quelques économies découvertes par la commision et arrivait à une épargne d'environ 15 millions qu'un calcul plus serré et l'opposition faite par le ministre à quelques-
LA LUTTE CONTRE LA FAILLITE 35f
unes des économies proposées réduisaient à 13 millions dont 12 et demi étaient des économies communes aux deux budgets et dont le dernier demi-million, proposé par la commission, avait été accepté par le ministre. Ce contre-projet, qui ne tendait pas à une réorganisation de Tarmée due à une réforme bien soudée dans ses difFérentes parties et qui ne tranchait pas la question des réserves, ne faisait, à vrai dire, que conserver la façade de l'armée et ne fournissait pas une solution organique.
Mais il donnait satisfaction au désir commun à la commission et au ministère en posant en principe que les économies ne sauraient être que momentanées et que, dès que la situation financière se serait améliorée, Tltalie devait s'efforcer de former une armée en rapport avec sa position en Europe.
Il avait en outre l'avantage d'écarter le principal point de litige entre le général Govone et les autres généraux, le seul point sur lequel il y eût une divergence d'idées réelle et profonde, puisqu'on renonçait à toucher aux cadres et aux unités tactiques.
Restait cependant la différence fort sensible dans le chiffre total des résultats financiers. Mais cette différence pouvait, elle aussi, être ramenée à un chiffre relativement insignifiant. Grâce au système de rapide vérification des comptes imaginé par le ministre, on avait pu dès ce moment constater l'existence de certains crédits supérieurs aux besoins réels. On pouvait de la sorte compter sur environ 2 millions d'économies nouvelles qui, résultant uniquement d'une comptabilité plus exacte', ne pouvaient provoquer aucune objection et permettaient d'arriver avec le projet de la commission au chiffre de 15 millions, tandis que la commission du budget ne faisait état que de 14.
L'objection fondamentale ainsi écartée, l'accord devenait possible. D'autres considérations le rendaient inévitable.