Par exemple, sur les transports militaires
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D'une part, les vastes projets lînaDciers du miDistèrc. (laas lesquels le budget de l'armée n'entrait que pour une partie, touchaient aux intérêts vitaux les plus élevés et les plus chers du pays et rencontraient tant d'hostilité «t de résistance que, pour en faire accepter les poi&ts essentiels, le minist&re devait forcément céder sur tes autres.
D'autre part, il fallait tenir compte de l'effet moral que certaines mesures pouvaient produire sur l'armée et écarter tout ce qui aurait été de nature à lui faire croire que les mesures proposées pouvaient lui Hre préjudiciables. Il fallait donc s'efforcer de préserver son prestige et son autorité et lui prouver que ses chefs les plus élevés en f^rade étaient tous d'accord sur ce point.
Le ministre accepta donc sans hésiter le projet de la commission'. 11 consentit h ce que la Chambre fût appelée à discuter ce projet et non le sien. La lutte longue el acharnée, lutte qui dura dix jours (du 23 mai au 3 juin), devait lui prouver que pour triompher des résistances il n'avait pas été de trop de l'accord intervenu entre l8
1. L'honorable Mas^ari nppréciail en ces lermes la concetsion [aît« pu le ministre à la Commisaion :
« C'est avec une exlrfme satiifaction que j'ai entendu hier mon
honorable ami, le Diinistredela Guerre, Taire tes déclarations qu'il gapporlêc» h ta tribune. D'autres pourront les lui reprocher, moi non. Je crois qu'en -faisant cette déclaration il a obéi à cette abnégation patriotique qui a inipiré les propositions des honorables membres de la Commission...
« Je vois dans l'acte du générnl Govone la continuation de la noble carriùre qu'il a commencée si brillamment en 1848, poursuivie avec une fortune méritée lorsqu'à Silistrie et à Bataclava il précédait l'armée qui. suui les ordres d'Alphonse La Martiiora, alla en Crimée au devant des fatiirae^ el des dangers qui donnèrent au Piémont le droil d'être, d'abord le premier interprète des espérances des Italiens, et un peu plus tard le veogeur de leurs souffrances.
< Le générai Govone. en adhérant aux propositions île la Commisilon. i montré qu'il comprenait que lorsqu'il s'agissait de réformes et de rédoctiona de ce genre, il fallait les entourer de toute l'autorité capable de le* rendre acceptables et surtout plus facilement acceptables. On ne pouvait frapper plus juste puisque, ù mon avis, personne, ni dans celte enceinte, ni hors delà Chambre, ne pourra supposer que les propositions présentées au parlement par des hommes comme ceux qui sont assis au banc de la Comniissiiin puissent être nuisibles à la constitution de l'armée, de celte armée qui leur est si cliére. >
,Alli l'arUmenlari. Séance ilu 25 mai 1870.)
commission et lui. Il aurait été trop pénible pour le minist d'avoir même eu l'aîr de renoncer à la solidarité av ses collègues pour qu'il n'accueillit pas avec joie moyen d'accepter leurs propositions, mais sans répudi pour cela ses propres convictions.
Le projet proposé par la commission et accepte par ministre portait la signature des généraux La Marmor Bertolé-Viale, Pianell, Gadoma, Brignone, Cosenz et ( colonel Matenchioi. Ces noms, ceux des plus hautes aut rites militaires, prouvaient à l'armée, si toutefois il 1 eât été possible d'en douter, qu'on ne voulait pas lui nuir
La bataille qui se livra sur les mesures relatives l'armée se termina, le 3 juin, par un vote qui doni €8 voix de majorité. Ce n'était là que la première esca mouche destinée à ouvrir la voie à l'ensemble d mesures financières étudiées par le Ministère.
Le Ministère avait été bien inspiré en faisant pass les réformes et les réductions des dilférents service avant ses rigoureuses propositions fiscales. Les impôt nouveaux ou augmentés, la taxe sur la mouture confî mée et appliquée avec plus de rigueur, les charges imp sées & la richesse mobilière, l'impôt sur la rente porté i 8 à 13,5 0/0, la confiscation au bénéfice de l'Etat des re sources prisessur les budgets des provinces et descommuo qu'on avait obligées h augmenter le taux des contribi lions foncières allaientpesor lourdement sur l'Italie, dé fatiguée de voir se répéter et se succéder sans cesse l projets de loi de finances et de voir appliquer sans tri'' et sans répit des expériences d'équilibre budgétaire coni nuellement déçues. Les désordres, provoqués sur bien d points par la taxe sur la mouture, fournissaient ai timides des arguments d'autant plus convaincants que mécontentement semblait préparer un terrain de plus t plus favorable à la propagande des idées subversive propagande à laquelle on se livrait à ce moment avi une redoutable activité. Au Parlement, les opinioi étaient extrêmement divisées, et on voyait se manifeste