AVANT-PROPOS XVII
Opérations des Turcs pendant les deux campagnes du Danube (1853-1854). Après avoir assisté au combat d'Oltenitza, invité par Omer-Pacha à se rendre, en décembre 1853, h Kalafal, il constata la faiblesse des retranchements qu'on y avait élevés et indiqua au général en chef tous les travaux qu'il y avait lieu d'y faire et qui, exécutés surTheure, mirent ces ouvrages en état de résister. Afin de se ménager le temps nécessaire à Tachëvement de ces travaux, il suggéra à Omer-Pacha l'idée du mouvement offensif qui, grâce au combat indécis de Czetate, retarda la marche du prince GortchakofT.
Après avoir passé l'hiver à Constantinople, il retourna au camp turc vers la fin de mars 1854. Le 7 juin, il pénétra avec Rifaat-Pacha dans Silislrie investie. Ce fut sur son conseil que l'on se décida à établir, sous le feu même des Russes, le dernier réduit intérieur de l'ouvrage détaché d'Arab-Tabia, ce réduit dont l'existence, d'après le dire du général Todleben lui-même, obligea les Russes à renoncer à donner l'assaut à cet ouvrage, clef de la place.
Après avoir reçu pour les services signalés qu'il n'avait cessé de rendre la médaille de Silistrie et l'ordre du Medjidjé, on lui offrit de passer au service de la Turquie avec le grade de général et d'accompagner Ismaïl-Pacha en Asie, en qualité de chef d'état-major. Le Gouvernement Sarde lui refusa l'année de disponibilité qu'il avait sollicitée à cet effet, mais le nomma major, au choix, au lô"" régiment d'infanterie (9 octobre 1854)| et le laissa en Orient.
Avant de passer en Crimée, il avait suivi les Turcs elles alliés à Bucharest et, le 2^ octobre 1854, il pre-
nait part comme volontaire à la charge légendaire de Balaclava dans laquelle il eut un cheval tué sous lui. Légèrement blessé lui-même, il reçut peu après Tordre du Bain.
Le 5 novembre suivant, on le retrouve à la bataille d'Inkermann dans Tétat-major du général Canrobert. Il assiste ensuite à toutes les premières affaires du siège de Sébastopol, jusqu'au moment où, après la conclusion de Talliance entre le Piémont et les puissances occidentales, il reçut, en février 1855, Tordre de rentrer dans son pays pour accompagner le général La Marmora à Paris et lui être adjoint pendant toute la période de préparation de l'expédition.
De retour en Crimée avec le corps expéditionnaire,* dans les premiers jours de mai, attaché au quartier général comme major d'état-major, il se distingua, le 16 août, à la Tchernaïa. Détaché, le 8 septembre, auprès du général de Salles, il prend part à l'attaque infructueuse du I*' corps français [contre le bassin central, y est contusionné et reçoit peu après la croix de la Légion d'honneur. Resté en Crimée pendant la campagne d'hiver de 1855-1856, il ne rentra en Piémont qu'au printemps de 1856.
Employé pendant les années suivantes au corps d'état-major à Turin, promu lieutenant-colonel le 16 mars 1859, il fut chargé d'organiser et de diriger le service des renseignements pendant les premiers jours de la campagne.
Attaché au quartier général du roi, il prend part, ainsi que trois de ses frères ^ à la campagne de 1859. Il