AVANT-PROPOS XIX
combattit alors à côté du roi à Palestro et, seul des officiers du quartier'général, il eut la bonne fortune de pouvoir participer à la bataille de Magenta en pressant la marche de la division Fanti, dès qu'on entendit le canon, et en arrivant encore à temps sur le théâtre de la lutte avec ce général et la tête de sa colonne. A San Marlino, il est au feu tout le temps, secondant l'action des différents commandants de division, et ce fut presque sur le champ de bataille même que, pour faits de guerre et en récompense de ses services signalés, le roi le nomma colonel. Il n'avait alors que trente-trois ans.
Envo^yé à Zurich après la conclusion de l'armistice pour seconder les travaux des plénipotentiaires sardes à la commission de délimitation, nommé chef d'étatmajor du corps mixte de l'Étrurie (15 mars 1860), puis du 3^ grand commandement militaire, brigadier, le 14 juin de la même année, et chargé de l'organisation de la brigade Forli (43* et 44* régiments d'infanterie) de nouvelle formation dont il doit prendre le commandement, promu général-major, le 15 octobre 1860, envoyé avec sa brigade, d'abord à Aquila, puisàGaëte, il fut mis, le 28 juin 1862, àla disposition du commandant du 6* département militaire et envoyé à Gaëte, où on plaça sous ses ordres les troupes réunies le long de la frontière pontificale et chargées de réprimer le brigandage.
Placé, le 27 septembre lSô2, à la tête de la 9' division active à Palerme, on lui confia, pendant Tété et l'automne de 1863, le commandement de 20 balaillons 'colonnes mobiles) àla tête desquels il parvint à rétablir la tranquillité en Sicile, à débarrasser le pays des malfaiteurs et des réfraclaires qui le désolaient. Klu
député pour Città Ducale en 1861, il prit la parole au Parlement, le 5 décembre 1863, pour défendre la politique du Gouvernement el son action personnelle eo Sicile contre Tinterpellation d*Ondes Reggio. Approuvé par la Chambre qui lui donna une majorité considérable, il fut, quelques jours plus tard (13 décembre), promu lieutenant-général^ msiintenu pendant quelques mois k la tète de la division de Palerme, jusqu^au moment où (14 septembre 1864) il passa au commandement de celle de Pérouse.
Chargé, en mars 1866, d'une mission diplomatique à Berlin, il y négocia et y conclut, avec le comte de Bismarck, de concert avec le comte de Barrai, ministre d'Italie, le traité d'alliance du 8 avril entre la Prusse et rilalie, et ne quitta Berlin que dans les premiers jours de juin, lorsqu'on eut définitivement arrêté les dispositions complémentaires.
Le 10 juin 1866, il prenait le commandement de la 9* division active de l'armée du Mincio; le 23, formant la réserve du lit'' corps, il franchissait la frontière autrichienne et, le 24 au matin, après des marches des plus pénibles, il arrivait au pied du Monte Torre. Dès que le roi lui eut donné avis de Téchec éprouvé par la division Brignone du l"*' corps, il se porta en avant pour la soutenir et la remplacer au feu, reprit non seulement Cuslo//a et toutes les positions perdues, mais réussit à s'y maintenir victorieusement pendant toute la journée. Vers le soir, au moment où sur sa gauche les divisions du 1^' corps se débandaient, où celles du llh corps, réunies parle général Délia Rocoa devant Villafranca, restaient dans une inexplicable immobilité, ce fut avec sa division renforcée par les