AVANT-PROPOS XXI
quelques balaillons et batteries de ladivisioaCugia qui occupaient Monte Croce, par quelques Tractions de grenadiers qui avaient rejoint ses régiments, qu'il soutint Teflort et le choc de toutes les réserves autrichiennes convergeant sur Custozza. Ce fut seulement lorsque les munitions manquèrent ii ses troupes épuisées par les privations, par les marches et par les combats qu'elles avaient livrés, lorsque tous les officiers de son étatmajor furent mis hors de combat, lorsque le général Délia Koccaeùt refusé de luienvover le moindre renfort que le général Govone, contusionné pendant la bataille, se décida, devant des forces écrasantes, à rétrograder en bon ordre sur Custozza, couvrant avec le moins éprouvé de ses régiments et sa retraite et celle de Cugia et se replia sur Valeggio où il prit position à cheval sur le Mincio.
11 tenta en vain pendant les jours qui suivirent de s'opposera la continuation de la retraite, de réclamer à grands cris la reprise presque immédiate de TolTensive. On se contenta de le laisser en première ligne ; on le laissa seulement libre d'exécuter des reconnaissances qui ne furent pas sans influence sur les résolutions du commmandement. Le 30 juin, il assista à une petite rencontre de cavalerie qui se termina à l'avantage des Italiens grâce aux soutiens qu'il envoya aux escadrons engagés. A partir de ce moment, il suivit le reste de l'armée principale dans son grand mouvement de conversion vers le Bas-Pô et fut appelé, lors de la nouvelle répartition des unités de Tarmée, à faire partie du II* corps (Cucchiari).
Envoyé en mission diplomatique à Nikolsburg, le 19juillet 1866, il resta au camp prussien, puis à Berlin,
XXÏI LE GENERAL GOVONE
jusqu'au 10 août, et vint reprendre, le 17, le commandement de sa division.
Placé après la signature de la paix à la tête de la division d'Ancône, puis de celle de Plaisance, il fut nommé, le 17 juillet 18(37, commandant général du corps d'état-major.
En décembre 1869, il accepta, après de nombreux refus, et rien que par sentiment de devoir, le portefeuille de la Guerre dans le ministère Lanza-Sella avec un programme de sévères économies qui contribua à la réussite des plans financiers de Quintino Sella.
En juillet 1870, lorsque l'explosion de la guerre franco-allemande vint surprendre le Gouvernement Italien, il consacra tous sessoins^ tous ses efTorts, toute son activité à activer les préparatifs militaires imposés par la situation nouvelle, à mettre Tarmée en état de faire face à toutes les éventualités, enfin à préparer Texpédilion de Rome, jusqu'au moment où, épuisé par un travail incessant et surhumain, usé par l'insomnie, n'ayant plus assez de forces physiques pour supporter d'injustes attaques, terrassé par une grave maladie, il se vit forcé à demander au roi, le 7 septembre, d'accepter sa démission pour se retirer à Alba où il mourut peu de temps après, à l'âge de quarante-six ans, le 25 janvier 1872.
LE GÉNÉRAL GOVONE