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TES, ANNEXES ET DOCUMENTS

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annuels atteifinait à peine le chilTre de 30 centimes in souvent des travailleurs des champs se nourrir de con Une fois môme, J'ai été douloureusement impressioi deux femmes qui se querellaient avec la sentinelle a ramasser sur les glacis de Gaële des herbes commune constituer leur nourriture. Tous mes officiers étaient i les descriptions qu'ils me faisaient de la misère des d'entre eux me raconta, qu'à l'époque de la moisson Journaliers rentrer le soir chez eux portant des ge épaules et, qu'à la question qu'il posa à ce propos auj ceux-ci lui avaient répondu : « Eh oui ! ce sont de « nous vole, mais nous ne pouvons y porter remède « gagnent si peu de chose pendant toute une partie « mourraient de faim s'ils ne nous volaient pas. »

La faim et la misère sont les premières des plaies < prolétariat napolitain. Les injustices auxquelles le pr butte viennent encore augmenter sa détresse.

Lorsque J'arrivai à Aquila, en mai 1861, je fus éto nombre considérable de paysans et de vieilles femme alors de points assez éloignés et se présentèrent Jour moi pour me prier d'intervenir dans des questions rien à voir avec mes fonctions. C'étaient des questi< daient tantôt la curie épiscopale, tantôt la Justice civil tantôt les administiations communales ou les gan Force m'était d'inviter ces pauvres gens qui s'agenou moi à se relever et de les renvoyer devant les autorité La réponse était toujours la même : « Mais Votre Excel pas Vdltrr r</n ' Ces autorités dépendent aussi do vou* permis de citer textuellement), car nous sommes \n ne nous écoute pas! »

Je sais qu'il serait injuste d'accuser ainsi iiulistinc fonctionnaires nés dans le pays. Mais cette accusa cependant une «'ause et je la trouve dans les préva tionnoiles de l'administration bourbonienne (|ui o prestige aux fonctionnaires natifs du pays. Je po sous-préfet, originaire du royaume de Naples, lionim nètes et contie le(|uel je reçus bien souvent des le contenant les accusations U*s j)lus graves.

En parcourant le pays, j'ai souvent entendu rac« passés et présents iiui ex])li<juent la défiance dont e; du peuple napolitain.

J'ai dit que le prolétariat était la victime de nor tices.

Les riches corromi)ent les fonctionnaires publics a

\. « Est-ce que Voire Exrellence n'est pa.=î le déh-^'iié du une réminiscence de rancien régime.

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en 1R61, les prisons dWquila, j*y vis, si je ne me Iror sonniersdc la dernière classe qui y gisaient entasses sa dans des trous malsains, avec une nourriture misérabi sieurs mois, sans qu'on ne les ait, ni interrogés, ni clai gorie. Tout ce honteux désordre est mis sur le dos de I Ce qui me frappa encore, ce fut la réponse d'un juge qm nai à ce propos. Il me dit que, comme on avait oublié un procureur général, celui qui en faisait provisoiren ne se souciait pas d'assumer la responsabilité, d'autant savait pas si le Gouvernement voulait être sévère ou c si la loi n'était pas au-dessus de tout Gouvernement.

Plus tard, j'ai vu des individus qui, après avoir été homicides commis lors des mouvements réactionnai: dans différentes communes de ma zùne, à Rocalgugliel avaient été remis en liberté, bien que l'on sût dans U raunc de quels crimes ils s'étaient rendus coupables, dant du 4.3* régiment découvrit à San Germano q prêtre, De Valente, avait vendu des faux congés à raisor la pièce. Arrêté, il avait avoué le fait, mais il avait é remis en liberté sous le prétexte qu'on ne Pavait pas j prévenu, mais seulement interrogé en qualité de témo

On avait en effet arrêté à Naplos le chef de cette ht saires, un major Orsini, qui avait vendu des milliers d à des débandés [sbandati] et avait de la sorte été boauc(>up d'entre eux n'étaient pas venus se présente à Naples (pi'on n'osait pas faire marcher le procès i que, maljrré {««s preuves évidentes de sa culpabilité, qu'il ne fût acquilté.

A San (iormano, on acquitta un brigand convaincude vols à main armée que mes soldats avaient arrêté.

A (iaëte, on en (il de même pour un homme qui objets appartenant à TÉUit et qu'on avait retrouvés ch» tiens là de mes «'italions.

Huant aux magistrats cantonaux, qui sont en con avec le peuple, il y avait bien peu d'il onn êtes ger Pendant que Je commandais à Viaëte, on y commit i vols dans les magasins de l'Htat el on arrêta les voler délit. Ils furent tous remis en liberté par le juge.

Les jui:es cédaient souvent à la «rainle et à l'intiir ils avaient ;'i faiie à des ni(?nil»res de quelque cninorra dani:''n'ux. Huant aux yens du j^euple, dont ils n'. craintlre, j'ai (b'jà cil»- rexemple du juue de ("livite avait laiit'*' des inautlats d'ai'rêt contre doux femmes <renlier à snn servi<'e.

Il in'j'sl parvenu une foule de rapports sur des i •'••III»', •Iniil j»* ni«' S'»u\iens trop vairuement [>our po

Il est i»i«'n évident (]u»;, partout où de t^Is faits se

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ment faire, non seulement pour administrer les pays di pour réorganiser Tadministration ?

Je ne crois pas que ce personnel existe, et il s'agit contenter de surveiller l'œuvre de quelques-uns de ces fc et de les protéger tous contre leurs subordonnés intid des pouvoirs étendus aux préfectures actuelles, telles constituéesdans le Napolitain, ou avec les légères modiiic pourrait leur faire subir, et vous mettrez dans la plus f du pays le comble de l'anarchie dans la machine gouv

Il me semble donc évident que le remède consiste à c à donner des pouvoirs fort étendus à quelques c 3 ou 4 pour tout le royaume -de Naples, qui entourés d' spécial, honnête, discret, exerceront sur l'Administrât veillance de tous les instants, lui traceront sa voie, leurs conseils et procéderont à l'épuration des emploi

Je demande seulement 3 ou 4 commissaires royaui faut des hommes de caractère, ayant une grande affaii^es, beaucoup de zèle et une grande facilité d hommes de premier ordre qui assureront l'exécution ( s'occuper de la droite ou de la gauche, des bourbo libéraux, mais rien que de la loi.

On devra se garder de satisfaire les criailleries des changer ces hommes d'élite qui auront à combattre ) tant d'illégalités. Dans le royaume de Naples, la publique, celle de la masse de la population qui a bes de justice, de légalité, ne se fait pas encore sentir a% tout dans les provinces. Mais quand elle se sentira st opinion publique se révoillera, et ce n'est qu'après bonne lin leur œuvre de régénération sociale et de j administrative, que ces hauts fonctionnaires peuvent e dans l'approbation de l'opinion publique la seule, la pense à laquelle ils prétendent* »

1. Suivent quelques considérations surin fa«;on de condu contre les t)rigands, sur l'alliliide des Français, sur les Général a eus avec eux et sur rallitude des autorités pontil

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se sont montrées au grand jour, et bien des vendetta on faites.

Ces actes de viotence, qui laissent derrière eux de rancunes, ont brouillé avec la justice un nombre consid^ dividus, pour la plupart des gens du peuple qui ont ser ments à ces haines.

A cette première catégorie d'individus dangereux • s'ajouter de nombreux malfaiteurs, évadés des prisons et en 1860, qu'il avait été impossible de reprendre ou qui amnistiés par la dictature. Leur nombre peut s'élever à 6, même 10.000; je ne saurais le fixer exactement.

Puis est venue la conscription et avec elle une nouvel! d'individus dangereux, les réfraclairesou les déserteurs qu par milliers dans la campagne et devenaient bandits.

Tant de haines, tant de rancunes et tant d'éléments devaient porter de tristes fruits.

L'arme des carabiniers a relevé dans les vingt-quati 1861 et 1862 1.500 assassinats, et ce n'est pas là un toi vrai, puisqu'on peut afiirmer qu'il se commet au moins d'assassinats par an en Sicile.

Quant aux vols, aux extoi^ions, aux agressions sur la voi aux séquestrations de p rsonnes, aux incendies, je de Chambre la permission de lui lire quelques lignes d* de Girgenti du mois de mai :

<» Le H courant, une bande de brigands a entouré sur le t Naro la maisoti du métaijer Alà, séquestra son fils et m qu après avoir extorqué une somme dont on ne connaît pa montant.

Le même jour j dans les mêmes parages, on a commis dircrs ment, de farine, accompagnés des violences ordinaires.

Là encore, on vola 6 mules et 2 juments suitées appartena tain Marziano qui rentra, dit-on, en leur possession, me payement de 100 onces.

Le 9 ati soir, la garde nationale de Naro et quelques ca rendirent à la ferme du métager Alà pour donner la chasse au. De Naro on entendit une fusillade assez vive ; mais il n'y eu ni arrestations.

Le même jour, aux en vironsd\\ragona,une poignée de brigan un certain Licala gu^on taxa à 400 onces. Onle retint pendai entre la vie et la mort, et à la fin on le relâcha après lui ave une somme de 100 onces.

A peu de distance de ce point, on arracha des bras mêmes t une femme qu'on relâcha quelques jours après.

A Arngona, on mit le feu à des meules de paille appart certain Di lienedetto.

Au nirme moment, on aperçut sur la route dite Piano di C

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Et un peu plus loin :

« Les luis faites jadis pour le Piémont, sont nuiùble$ h « les appliquer à la Sicile, Quand les lois ne sont pas en « les besoins du pays, elles sont une calamité et non un bit « peuple. »

Puis plus loin encore :

« Une grande masse de troupes, de carabiniers, degard « de militaires à cheval en est réduite à assister au massact « sans pouvoir arrêter le fléau qui menace de tout dt « qu'elle ne peut agir qu^en cas de flagrant délit ou mun « d'arrêt. Mais ce sont là des circonstances qui se pr « ment et Von ne peut par suite ni prévenir, ni punis

Et enfin :

« Nous émigrerons avec toutes nos familles pour trou (( paix et la tranquillité que nom avons le si vif désir c « dès aujourd'hui nous abandonnerons nos campagnes. i\ «< nos usines avec la conscience qu'on ne peut nous rendi « des conséquences qui résulteront pour la société du ren « de milliers d'ouvriers jetés sur le pavé et obligés de se pi « vail et du pain, «

Toutes ces plaintes qui retentissaient dans Tîle € un t''cho dans celte Chambre, et le i3 avril, Thonora Girgenti, interpellant le ministère, lui disait entre aui

« Il me parait indispensable de poursuivre par la fo] « ces bandeSy fous ces rcfractaires, cest là le seul moye\ « finir avec ceu.v qui ne sont pas encore des bngands,mais di t« de grand chemin et d'emprcher V organisation du briga <( Je crois que le brigandage aura delà peine à prendre r i mais si le gouvernement ne se décide pas à détruire U « germe et ne disperse pas ces bandes, je crains fort que « déplorer et à subir les tristes cotiscquences de sa moli

Le député de Girgenti n'avait que trop raison.

La situation était en effet des plus graves dans certc de la Sicile et surtout dans c<dlo de Girgenti. Comr <lans un de mes rapports au Ministre de la Guerre, n'osaient plus s'aventurer hors des localités, souvent leurs maisons.

J'ai connu un riche propriétaire qui, pour se rendi <le Tile à Palernie, dut se faire escorter pai' io de ses

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OU bien leur font tenir des avis, des vivres ou des subsides donc recourir à ce moyen. On s'assurait par suite de ces cependant on ne mettait pas en général en prison. On dans des locaux désignés à cet efTet et jamais on ne leur i le moindre mauvais traitement.

Parfois, et seulement quand on ne disposait pas de 1< ciaux, on dut les emprisonner, mais on n'alla jamais pli s'il est quolqu^un de ces individus auquel on ait mis les j'affirme bien qu'on ne Ta fait que parce qu'il s'agissait c fait spécial et exceptionnel. Je nie formellement, catégoi qu'il y ait eu là une mesure générale et j'affirme encoi qu'il ne peut s'agir que de cas isolés, de cas spéciaux.

Alors, Messieurs, en multipliant les battues et les pei quelque dures et fatigantes qu'elles fussent, grâce surlc cours de quelques citoyens et parfois aussi de la garde les malfaiteurs se décidèrent à se présenter. Et il en est qui, ayant une dizaine de meurtres sur la conscience, se parce qu'ils étaient absolument découragés et privés ressource.

De la province de Girgenti, qui était la plus infesté résistance fut la plus acharnée, on passa dans celle de Trs province, qui avait eu connaissance du mode de pr< colonnes mobiles, avait, si je ne me trompe, sollicité, p des conseillers provinciaux, l'intervention de ces colonn

La province de Trapani n'était guère mieux lotie q\ Girgenti. On y séquestrait, on y assassinait jusqu'au ce des lieux habités. In capitaine de la garde nationale a aux portes mêmes de Trapani, en pleine promenade, € tiré des coups de fusil sur un major de celte même g propriétaire de cette ville.

Telle «Hait la situation dans la province de Trapani Messieurs, les troupes y avaient à peine pénétré que des i.OOO réfrartaires existant dans cette province vini senler spontanément sous l'impression de ce qui s'était la province de (iirgenti, et, sans (jn'il eût été nécessaire moindre cordon. Us arrivèrent en bandes au son du lamb jwignés par h's gardes nationaux et aux cris<le : Vive riti mnilié ne se rendit que devant Tapplicalion des niesur parlé et dont on a exagéré la sévérité.

11 y avait dans la province de Trapani deux grosses qui élai«*nt plus parliculièiement infestées : Alcam» d'arrondissement, et Castellamare.

A Castellamare, après la iéa( lion provoquée en \i haines locales, et «pii fui marquée par des meurtres et de il Y avait encore une soixantaine d'individus gravement dans ces troubles et qui avaienl [)ris le large parce qu'ih sous le coup de mandais d'arrél, plus 300 réfractaires

rinquiétude et de découragement. J'ai voulu dire par là le n'était pas une planète sortie de son orbite, une pla- )n ne saurait prévoir la course et le point d'arrivée. J'ai Sicile suivait la même route, passait par les mêmes \ tous les peuples modernes sortis de la barbarie, que provinces italiennes qui s'acheminent vers une civilisaesse croissante et indéfiniment perfectible. J'ai dit que si s gouvernement avait, de propos délibéré, ralenti la les progrès de la Sicile dans cette voie, il appartenait à lement réparateur de les faciliter et de les accélérer par esures.

) sens des paroles que j'ai prononcées samedi. »

1 I ii '

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paraître (Faulant plus acceptable à Votre Excellence, si ell vous être proposée, qu'il y a peu de fond à faire sur la sii la fidélité de la Prusse qui nous demande de pareils engj et qui ne serait peut-être guère décidée à les tenir le cas

« Mais puisque le comte de Bismarck désire une conv un traité quelconque, fut-ce même un simple traité d'alli pétuelle et d'amitié, et puisque je lui ai promis d'en référ Excellence, j'attends les ordres de Votre Excellence à cet é{ que vos instructions pour le cas où Votre Excellence croit adhérer à quelqu'une des autres combinaisons mises en le comte de Bismarck et qu'on peut résumer comme suit

« Engagement pris d'ores et déjà de suivre la Prusse à développement de la question allemande, tel que le com marck entend le conduire.

« Engagement qui n'entrera en vigueur que du jour de efTective du Parlement allemand, et qui aura pour coi l'engagement pris par la Prusse de joindre la solution c tion de la Vénétie à celle de la question allemande.

« Votre Excellence me pardonnera si je me suis dém< étendu. J'ai cru devoir, dans une question aussi grave, lu les yeux de Votre Excellence les arguments, les combi jusqu'aux paroles mêmes du comte de Bismarck, au liei donner que le résumé des impressions que je ressentais. V( lence pourra en déduire elle-même les considérations qui des circonstances que je viens d'exposer et que je crois portées avec la plus grande exactitude possible.

« Il me semble inutile de vous dire, mon Général, qi assisté et soutenu avant et pendant cet entretien avec le Bismarck, tl'abord par les précieux conseils, puis par autorisée du comte do Barrai. Je crois que l'impression qu sur le Ministre du roi à Berlin la conversation que nous avec le chef du cabinet prussien se rapproche inflnimen que j'ai éprouvée moi-même.

« Veuillez agréer, etc. »

Berlin, 15 t P. S.

Mon fiKNKRAL,

J'adjoins sur un feuillet s«'»parée ces quelques lignes que je vous adresse sur la question pour laquelle j'ai et Berlin.

« S'il s'aiiissail d'une question absolument simple, s' uniquement de signer ou non un acte avec le (iouvernei sien, ai»rt?s la conversation que j'ai eue hier avecle com man'k, il faudrait, à mon avis, bris<*r net et sur l'heure m comme en raison des considérations et des négociations

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aujourd'hui à deux heures et demie de Taprès-midi eo particulière.

« Le comte de Bismarck m'invita ensuite à me rendrt ^u ministère d'État hier soir, à huit heures et demie.

« Je m'y rendis et je fus immédiatement reçu par cabinet prussien. Il me répéta, en entrant dans de longs < menls, les motifs pour lesquels la Prusse ne croyait ; déclarer pour le moment la guerre à l'Autriche. Il m'c route qu'il comptait suivre pour arriver à une rupture, m' raisons pour lesquelles il tenait à avoir un traité avec l'It mina en me faisant entrevoir la conduite qu'il désirait m( au cours de l'audience que le roi devait me donner le l

« Quoique dans mon précédent rapport j'aie exposé Votre Excellence les vues du comte de Bismarck sur les sur lesqu^les il est revenu au cours de ce second entre Excellence me permettra cependant de les lui remettre sous les yeux, par cela même que quelque rectifîcatioi donnée complémentaire pourra peut-être vous para d'attention.

« Le comte de Bismarck m'a répété que la guerre in cause des Duchés présenterait de nombreux inconvénient terre la désapprouverait alors qu'elle ne pourrait faire d objections à une guerre nationale allemande. L'empereui trouverait, lui aussi, à redire à une guerre qu'on ne pou pas essayer de justifier par le désir d'arracher une provii de l'étranger, comme ce serait le cas pour l'Italie recourant pour délivrer la Vénétie. Il ajouta à propos de l'empereu qu'il avait tout lieu de penser que ce souverain désirait \ une grande, i^^uern» en Alleinagno, parce qu'à la tête d* telle que rarnn*o française il pourrait toujours y ti profit. Mais q\v\ même en laissant de coté toutes les de principe, l'empereur Napoléon approuverait plutôt i tendant à la constitution de la nationalité allemande qu' pour les Duchés de l'Elbe. »

« Toutes ros raisons, me dit le comte de Bismarck en nous forcent à ajourner la guerre et à la préparer tran et méthodiquement. Mais avant de nous engager dans préparatifs, nous désirons nous assurer l'appui de l'Itali « Pour le moment, les gouvernements du Nord (Han< lem bourg, etc.), sont avec nous en ce qui a trait aux pendantes. Mais du jour où la Prusse mettra sur le tap tion de la transformation d(î la confédération germani absolument hors de doute que ces gouvernements passer camp opposé.

1' Nous avons donc plus que jamais besoin d'assurer à tique future et l'appui de la Bavière, avec laquelle nous pour le moment, et le concours de l'Italie. « L'Italie, me dit

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Télégramme expédié le 21 mars au soir

« Aujourd'hui, audience du roi. Il a dit que dans lesgniTes jonctures actuelles il avait mis yeux sur Italie et espérait se mettre d'accord sur le traité éventuel dont Barrai a téléj hier à Votre Excellence.

Jl ajouta qu'il voulait demander au roi qu'une partie notre surveillilt et suivit, même avant déclaration guerre, escadre chienne préparée à Pola si elle sortait de TAdriatique.

Répondu au roi que ennemis Autriche étaient nos alliés rels sans m'engager davantage.

Informations de Bismarck et autres portent qu'Autriche sur plus grand pied. S'il se oonlîrme, je ne doute pas qu'elle oe prépare à prévenir et surprendre Prusse et envoyer ensuite matum comme en 1850. J'ai dit cela au roi, mais il attend des: ports avant de commencer mobilisation. Si l'on veut faire commune, mon but ici devrait être de les presser à armer ai et peut-être prendre nous-mêmes des décisions importantes po«| ne pas être surpris.

Attends les instructions de Votre Excellence, situation étulj changée par l'initiative autrichienne.

Sitjné : Govoxe. ■•

Berlin, i2 a)a^.

KXCELLKNCK,

« C.oinme Je l'ai télé«;raphié liier soir, à Votre Excellence, après qu'on m'oùtlixé doux audiences successivt?ment contiemand»'e<f"a: les inlluences (jui s'at^Mtentaulour du roi, J'ai été reçu, hier mercr'jili, à trcMs h«?ures et demie, par Sa Majesté qui m'a ilit combien il. itjiI regrelté qu'nne indisposition l'ail. empêché de me recevoir plus l"l et ijunn malentendu (N'in^^»' d^v des ordres qu'il n'avait pas doDD«^< l'eût empèthé de me recevoir lundi, Jour qu'il avait tlxé pourc-'!'..^ audien((\ Il me dit que, lorstjue Je lui fus présenté lors delà soirt'e du C(»mltî de Bismarck, il m'avait parlé comme à un niTicirr élianiier venu pour visiter les élablissemeuls militaires Je li Prusse. Il me déclara, en faisant allusion au motif de ma iuksIod. (ju'il t'Uiit j)leinement décidé à la guerre avec l'Autriche s'il ne J•éu^^issait pas à s'entendre avec elle d'une manière satisfaisaDlt; (|uil avait pour cela jeté les yeux sur l'Italie; qu'il espérait ([Uf>i:i Minisire des Alïaiies élrangéres réussirait à se mettie d accoid âv-*: nous et à si^^ner un Irailé éventuel d'alliance eu vue d'une ijcîijn commune Jans ce cas.

Je H'pondis, en remereiant Sa Majesté de l'honneur qatl" m'avail l'ait eu m'accordanl une audience, que nos visées p«jlil;']Ur>

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des intructions. Elle a trait à la signature d'un traité ofTensive et défensive qui deviendrait caduc au bout de c

Le comte de Bismarck m'a dit qu'il désirerait obtehi traité une durée de trois mois, mais qu'il se contenterai mois, si de notre côté on insistait sur ce point. Ce proje est en somme semblable à celui dont j*ai communiqué lej Votre Excellence par ma lettre n°2 du 17 courant.

On voudrait aujourd'hui ajouter à ce traité un article 1 durée à deux mois et un article secret relatif au détacbei rieur à la déclaration de guerre de la flotte italienne, q\ je l'ai dit plus haut, serait chargée de surveiller la fl( chienne dans le cas où elle voudrait sortir de Pola pour dans les mers du Nord.

Votre Excellence ayant télégraphié hier au comte qu'elle ne pouvait prendre aucune décision relative au t tuel sans en avoir le texte sous les yeux, je sais que h Barrai se proposait de réclamer ce matin cet écrit au Bismarck.

Le comte de Bismarck a insisté auprès de moi pour Sc avait quelque probabilité d'amener le Gouvernement de consentir à ce détachement de ses cuirassés. Je me suis 1 répondre que cela dépendrait des circonstances et du m

Le deuxième projet, dont me parla le comte de Bi qu'on aurait à examiner dans le cas où l'on n'accepte traité éventuel limité, se compose :

!•* D'un traité général d'amitié et d'alliance contenant i aux termes de laquelle, en présence d'éventualités qu'on de d«Uerminer, uu signerait sans retard un traité d'allianc et défensive;

2** !)<' l'engagemenl à prendre par les parties de discu rêter dos maintenant les clauses du traité d'alliance o défensive, de munir les plénipotenliaires de pouvoirs rég (juil ne restât plus, si les éventualités prévues venaient à s» qu'à signer le traité sur un ordre télégraphique de Florei

Ctîlle deuxième combinaison comprend donc deux traité dont J'ai déjà entretenu Votre Excellence. Le comte de 1 fait rédiger les projets de ces deux traités. On insère premier de ces deux trailés, comme dans la précédente son, la clause relative à l'expédilion que ferait notre Ilot déclaration de guerre.

Le comte de Barrai, qui a pris l'initiative de la premi deux combinaisons, de celle qui vise un traité unique é limité à deux mois, pourra mieux que moi dire à Votre combien cette deuxième combinaison nous lierait plus ment, et dans des conditions plus difficiles à détermin première combinaison qu'il nous a proposée.

La Prusse ayant, dès le premier jour de mon arrivée i

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lisatioD régulière, mais qu'il ne donnerait jamais son coi à des projets précipités et visant à une surprise.

Quant aux déclarations faites par la Bavière à notre n à Munich, le comte de Bismarck se refuse à croire qu été exactement interprétées et fidèlement transmises. Il s la Bavière est mal armée et incapable de pouvoir prod délai une action militaire. »

Berlin, 26 Mon Général,

« Je continue à vous rendre compte, jour par jour, des ainsi que des impressions que produit sur mon esprit m Berlin.

Avant-hier, le roi passa une revue et m*invita à assi parade ainsi qu'au déjeuner qu'il donna ensuite au p( placé à table presqu'en face de la reine, qui, comme Si été fort aimable pour moi.

Hier, j'ai été avec le colonel Driquet rendre visite au Moltke, chef de l'état-major, celui qui devait se rendre Aux questions que je lui posai relativement aux armei chiens, il me répondit qu'on les avait beaucoup exagéi s'agissait apparemment que de l'envoi de quelques Bohême et surtout de l'armement de Cracovie, armeme vait être tout aussi bien dirigé contre la Russie queconti A en juger par les paroles du général de Moltke, il ne que la Prusse songe à prendre ces jours-ci des mesure: sation, comme le comte de Bismarck me l'avait fai Le général m'a dit qu'il fallait attendre jusquau jour < fierait décidée, et qu'alors seulement on armerait tout d complètement.

J'ai également vu hier l'ambassadeur d'Angleterre qui conversation sur les complications présentes et insisté dence qui s'impose à l'Italie, sur la nécessité pour elle ( jeU'r dans qu«*lque aventure dangereuse.

Hier soir, M. de Thicle, ancien ministre à Home, et a soonHaire général des Affaires étrangères, (jui était dé venu chez moi sans me trouver, me donna rendez-vo matin à onze houros pour affaires urgentes. A l'heur présenta au British Ilotel de la part du comte de Bisn Thielc nie dit: «• que le président du conseil, encore mah vait me recevoir; mais qu'il avait à cœur de pousser tions relatives au traité éventuel et (ju'il me recevra serait en état de le faire ■>. Me parlant alors de ce t Tliielo me dit : « Que la <|uesli()n des Duchés était en : qui devait être décidée parla guerre, maistjue le comte'

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munir, le comte de Barrai et moi, de pleins pouvoirs ( envoyer à un seul. Je vous prierai ensuite de m'ind réponse que je puis faire à la question relative à notre question que je vous ai exposée antérieurement.

Pardonnez-moi la hâte avec laquelle je vous écris afin encore à temps pour faire partir ma lettre par la poste. »

Dépêche chiffrée transmise par les soins de la Légatii

Berlin, 28 m^

« Barrai vous envoie par télégraphe le projet traité évent trois mois. N'étant pas pourvu de pleins pouvoirs réguliers déclaré hier au sous-secrétaire d'Etat, le comte de Bisma avec M. de Barrai TafTaire de ce traité.

Je prie Votre Excellence de nous envoyer les pleins pour signer le cas échéant cet acte et la convention milit séquente lorsqu'ils auront été discutés ici et acceptés à FI

Le comte de Bismarck le désire avec instance.

En attendant, je crois devoir vous prévenir que le pré Conseil tient exactement au courant M. Benedetti de toutes ciationsavec nous, et que M. Benedetti, tout en déclarant instructions, pousse à la guerre et nous pousse à la conclu traité, quoiqu'il pense que les probabilités sont toujours pi le maintien de la paix que pour la guerre.

Le danger paraît être que le traité soit une arme p( Bismarck pour la proposition qu'il lance en ce morne réforme fédérale et soit destiné à effrayer l'Autriche et secondaires et obtenir les Duchés sans coup férir.

Votre Excellence pensera qu'il est regrettable que n licipation au traité n'ait pas d'autre résultat utile et reste séciuence pour l'Italie; mais il serait bien plus regretta arrangement entre l'Autriche et la Prusse n'intervînt qu' nous eussions supporté toutes les dépenses d'une me inutile.

Toutefois les vues de Votre Excellence sur la politique peuvent la faire pencher vers l'acception du projet modifié par le comt« de Barrai, malgré les chances dél qu'il peut encore présenter pour nous.

Mais si Votre Excellence désire se donner le temps de je pourrais proposer ici l'addition d'un article déclarant mobilisation suivrait aussitôt celle de la Prusse, mais q décrétée, la question des Duchés ne pourrait pas être rés que celle de la Vénétie le fût aussi. Cette clause n'aurait ( pas, je crois, de chance d'être accei)tée par la Prusse ; ell

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taire aujourd'hui; mais si Votre Excellence juge autrement, lerai au comte Bismarck sur bases suivantes :

Nous nous obligerions pour minimum de 15 divisions, doi cavalerie, effectif 200.000 hommes. Si des forces maritim« devaient agir ensemble, le commandement serait à celui les lieux les forces plus considérables. On se communiquera tivement propres positions et positions ennemies sans ce que toute proposition venant de Tennemi, etc. »

Berlin, 2 ai Mon Général,

« Permettez-moi de continuer à vous communiquer le sions que je recueille ici, quand bien même elles ne devra paraître que peu intéressantes.

« Après les premières conversations que j'ai reproduites lettres précédentes, je n'ai pas hésité à vous mander, moi que, contrairement à l'idée que j'avais en partant de FI» Puisse me paraissait peu disposée à une guerre immédiate prochaine, puisqu'elle ne croyait pouvoir provoquer cett qu'en proposant une réforme radicale de la Gonfédérati< nique.

« Mais les préparatifs militaires de l'Autriche et les me de ses troupes sont survenus depuis lors. Le comte de B peut-être même cru un moment que l'Autriche voulai l'initiative de la rupture et, malgré la gravité qu'aurait eue inopinée, Je crois qu'il s'en serait réjoui. Le soir même, reçut les premières nouvelles de ces faits, le comte de passa chez inoi. Ne m'ayant pas trouvé, il alla chez le comte Mais l'espoir de cette initiative autrichienne fut de courte On ne tarda pas à savoir qu'il s'agissait de dispositions p tantes, de mesures essentiellement défensives et de pure p

Le comte de Bismarck ne voulait pas moins en tirer pa dant quelques Jours ses Journaux ne firent que grossir e les faits. Tout était à la guerre. — On parla des provocati chiennes, de la raison dVtre des armements prussiens décida ces armements qui sont aujourd'hui chose faite. C note du colonel Driquet sur ces armements. Ils sont pei râbles et peuvent être, soit une mesure de précaution, soit (le forcer l'Autriche à armer, elle aussi, afin d'arriver grac à la tension d'où peut sortir la guerre.

En attendant, voici ce qu'on pense ici des probabilités On croit que le comte de Bismarck s'étant engagé à fo (juestion des Duchés, et ne pouvant plus la résoudre à démonstrations, pourrait recourir à la guerre pour la Iran là l'opinion de ceux qui le connaissent : mais les vieux •

454 LE GENERAL GOVONE

elle n'est ni un appui, ni un stimulant pour la politiqu comte de Bismarck veut faire prévaloir. Il se trouve donc isolé, ou, tout au moins, peu soutenu. Il a à lutter coni les difficultés énoncées ci-dessus si bien que Ton en vient dire qu'écœuré et rebuté par tous ces obstacles il songe donner la partie. Quoi qu'il en soit et quoi qu*il advienne homme de haute valeur, d'une rare intelligence, doué d'un de fer et qui mérite de réussir. Maison serait fort osé si ( prédire aujourd'hui qu'il triomphera, soit en résolvant ] ment la question des Duchés, soit en provoquant la gU( moins toutefois qu'il ne réussisse à trouver au dehors des des encouragements.

J'ai visité ces jours-ci les établissements militaires ] L'artillerie de campagne avec ses canons d'acier se charge culasse et ses obus à percussion me parait excellente. La Tarmée est déjà pourvue de ce matériel. J'ai visité l'école n tir de Spandau. 10 hommes — naturellement des tireurs 1 — ont tiré t24 coups en deux minutes et demie et ont mis dans la cible à 300 mètres. Le fusil prussien me parait r excellent et inspire grande confiance aux troupes que je faitement en état de lutter contre les troupes autrichienne

Quand je n'aurai plus rien à faire ici — et ce sera le cas d* ou cinq jours, — et quand il s'agira pour moi de rentrer je vous prierai, mon Général, de m'autoriser à passer par h et à consacrer avec le colonel Briquet vingt-quatre heures d'Anvers.

Quant à ce qui est de l'officier à attacher à la Légali semble que le capitaine Taverna, dont m'a parlé le gêné neugo, serait celui qui conviendrait le mieux.

P.'S. On a dT'sii^né pour m'accompagner, au cours de i dans les établissements militaires, le lieutenant Wedelî 3* régiment des grenadiers de la garde Reine-Elisabeth, aid du (iouverneur de Herlin. Si Votre Excellence voulait luffai l'ordre des Saints Maurice et Lazare, elle me causerait i plaisir. »

Berlin, 4 avril, huit he

Général La Marmara — Milan

« Barrai attendait pleins pouvoirs pour annoncer Bism

risation signer traité. Je le lui annoncerai moi-même dem

Je prie Votre Excellence de me dire si pleins pouvoi

expédiés.

G. (io

466 LE GENERAL GOVONE

5° Ce traité expirera trois mois après sa signature si d trois mois le cas prévu à l'article second ne s'est pas réalisa que la Prusse n'aura pas déclaré la guerre à l'Autriche ;

0^ Si la Hotte autrichienne, dont l'armement s'exécutï l'Adriatique avant la déclaration de la guerre, Sa Majesté ( enverra un nombre suffisant de vaisseaux dans la Baltique q tionneront pour être prêts à s'unir à la flotte de Sa Majea sienne dès que les hostilités éclateront.

Fait à Berlin, le 8 avril 1866.

Signé : Comte de Barral, Gi'néral Govone, 6

Berlin, 26 avr Mon Général,

<• Hier soir, le comte de Bismarck me fit savoir qu'il recevr heures le comte de Barral pour échanger les ratifications c traité.

J'ai accompagné le comte de Barral, bien que d'après le diplomati(|ues, je n'eusse rien à faire dans cet échange. Ap examiné le texte du traité, le comte de Bismarck et le d'Italie procédèrent à la signature du procès-verbal y relat

Le comte de Barral demanda au Président du Consc réponse la Prusse avait faite à la Note arrivée de Vienne dan née, note par laquelle l'Autriche proposait de commencer mer à partir du 25, à la condition que la Prusse s'engag sarmer, elle aussi, dès le lendemain.

Le Président du Conseil répondit : « Ce n'est pas tout à que la question a été posée. L'Autriche déclare qu'elle oon le 2î) à faire rentier ses troupes dans leurs anciens (juc s'attend à ce (jue la Prusse commence dès le jour même < lendemain à révoquer les mesures militaires qu'elle a pri est fort difticile, ajouta le comte de Bismarck, de répondr refus à une semblable proposition. Nous n'avons pas en une résolution détinilive.

«' Nous répondrons probablement que nous sommes prêt pas à pas l'Autriche en tout ce qu'elle fera pour ses troupe dire que nous répondrons au renvoi de chaque bataillon rc frontière par le renvoi successif dans leurs foyers d'ui coirespondant d'hommes de la réserve (jui étaient venus chacun de nos bataillons et que nous procéderons à ces monts en nous réi^dant étape par étape sur la marche rétro bataillons autrichiens. Du reste, le relèvement des elTecti bataillons n'a aucune importance, c'était, à proprement j caprice du roi. On peut et on pourra toujours mettre e jours nos bataillons sur le pied complet de guerre. La seu^

472 LE GÉNÉRAL OOVONE

Télégramme

Berlin, 2 mai Dix heures soir, expédié à onze heures et

u Bismarck m'a fait appeler en hâte ce soir.

J*ai soumis au roi, mVt-il dit, les deux questions que vous ? posées hier soir.

1° Que ferait la Prusse si Italie attaque Autriche?

2** Que ferait la Prusse si Autriche attaque Italie ?

Et Je lui ai dit qu'à la seconde question j'avais répondu Prusse entrerait alors en lutte contre Autriche.

Le roi a complètement approuvé cette réponse.

Quant à la première question, le roi conseille franchemen de s'abstenir de toute attaque.

J'ai demandé à Bismarck s*il avait pris un parti quant aui mcnts prussiens.

Bismarck répondit qu'on décidera demain en conseil < nistres ; que cependant le roi avait dit aujourd'hui qu'il ne I plus personne autour de lui qui ne lui dît qu'il trahirait s( s'il n'armait pas. Aussi Bismarck croit que demain il va signe mobilisation.

J'ai encore demandé à Bismarck si nous avions à retenir p possible un arrangement entre Prusse et Autriche qui nous isolés.

II répondit qu'aucune concession autrichienne ne pourrai mais compenser la Prusse des inconvénients d'un arrangea

Que loulefois si rAulriche faisait des concessions qu'on i absolument refuser, en ce cas il nous préviendrait à temps et ment, et qu'en aucun cas les arrangements ne seraient tels q lie pût se trouver seule vis-à-vis de l'Autriche armée.

GovoNi

Berlin, 2 mi

Excellence,

Informé par le comte Puliga de la gravité de la situation € je suis rentré hier malin à Berlin et j'ai immédiatement é une audience au Président du Cabinet prussien. Le comte marck me iit dire qu'il me recevrait le soir même à huit Y demie.

Je me proposais par là de connaître la ligne de condui Prusse comptait suivre en [)résence des armements de l'Aul Italie, armements qui nous avaient obligés à renoncer au i de nos effeclifs sur le pied de paix, et de savoir jusqu'à qi le Gouvernement prussien se considérait comme solidaire

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