DANS CERTAINS CAS D*E1IP0IS0NN1 MENT
de conservation du bois sous l'influence du sulfate de cuivre :
Lorsqu'on fait l'analyse d'une pièce de bois d'essence quelconque , on y trouve , en proportions variables , mais on y trouve toujours , des substances qui ont , dans leur constitution chimique et dans Tensemble de leurs propriétés , les plus grandes analogies avec l'albumine du blanc d'tBuf et avec le gluten des farines.
Ces substances, plus abondantes dans l'aubier que dans le cœur du bois , sont naturellement très-nltérablés , sous l'influence de l'air et de l'humidité ; leur altération facilite la décomposition spontanée du tissu ligneux djins lequel elles se trouvent disséminées. C'est encore ces mêmes substances que recherchent de préférence , pour leur nourriture , les insectes divers qui exercent si souvent les ravages qui compromettent la durée des charpentes de nos édifices.
L'injection du bois atteint un double but : le sulfate de cuivre, en pénétrant dans toute la masse , et plus particulièrement dans l'aubier dont le tissu est plus lâche, s'y combine avec les matières protéiques ou albuminoldes qu'il y rencontre « et les rend <1 peu près inaltérables ; et en outre , il transforme en un véri* table poison ces substances originairement exposées à l'action dévastatrice des insectes xylophages.
Le sulfate de cuivre préserve donc ici le bois tout à la fois, et de l'altération spontanée qu'il pourrait éprouver sous l'action des agents atmosphériques , et de la voracité des insectes.