LITTÉRATEUR ET CRITIQUA
D' APRES SA ODRRESPOHDAHCZ ;
PAR M. Julien TRAVERS,
Secrétaire de TAcadémie (1).
Le brait qui s'est fait autour de cette Carresp&ndance ne nous avait pas donné un grand désir de la connaître.
(i) Do jeune Htiérateur de beaucoup de mérite , que Béruiger bouora de son amitié dans ses dernières années, et qu*il désigiia comme éditeur de ses Œuvres posthume* , léguées à M. Perrotiu • — M. Paul Boiieau , a Aût appel à toutes les personnes qui a?aient des lettres de notre poète national. Il en a reçu plus de trois mille , parmi lesquelles il a fait un choix sous ce titre : Carrespondanee de Béranger , recueillie par Paul Boitèau* Paris, Perrotin, éditeur de la Métbode Wilbem et de TOrphéon, rue Fontaine-Molière, ai > 1860, à fol. in-8<».
L*édileur dit, dans aa préfiioe : • On lira ces lettres avec la curiosité qui s^attache à toutes les correspondances authentiques qui aoot signées de noms illustres. Jamais il n^aura été donné de surprendre sans apprêt, sans artiflœ, dans le ?rai ton et avec Paccent de la nature, un caractère plus entièrement d*accord de Tun à Pautre bout d*une grande existence. Après les avoir lues, nul ne songera à penser que Béranger a arrangé sa tie. Sou art, et il est rare, est d'avoir toujours été modeste et bon. Nul ne s*étoonera qu*il ait refusé, eu 1830 et 18À8, des fonctions qu'il savait ne pouvoir pas