Mëtamorpho&esy liv. XII, y. 29 à
L'auteur de la mosaïque d'Ampurias, en nous montrant Iphigénie calme et prêle à donner son sang dans l'intérêt de sa patrie, paraît s'être inspiré des idées exprimées par Ovide et antérieurement par Euripide^; le peintre de Pompéï, au contraire, dont l'œuvre plus simple, mais plus mouvementée, met sous nos yeux une Iphigénie tout à fait récalcitrante au rôle de victime qu'on veut lui imposer, semble avoir puisé cette idée à une autre source, probablement dans le récit d'iEschile^. M. W. Helbig, si excellent juge en cette matière, pense que la fresque de Pompéï est composée d'après un modèle assez ancien d'un maître grec. Le tableau d*Âmpurias n'a pas subi la même influence ; il est absolument romain d'inspiration et d'exécution.
Raoul Rochette^ a fait remarquer l'excessive rareté des monuments antiques de peinture et de sculpture reproduisant la scène du sacrifice d'Iphigénie. Outre le vase Médicis, le bas-relief du Musée de Florence et les peintures de Pompéï, il a signalé quelques urnes étrusques dont il a donné les dessins, ainsi qu'un vase peint de la collection Durand. Depuis sa publication, le nombre des urnes étrusques offrant ce sujet s'est beaucoup augmenté.
Séance du 20 Juillet.
Présidence de M. L. Gourajod, ancien président.
Ouvrages offerts :
Académie des sciences^ helles^lettres et arts de Besançon^ année
1891. Besançon, 1892, in-8°.
Annales de la Société d'archéologie de Bruxelles^ t. VI, 2" livr.
1892. In-8<».
Bulletin de la Société archéologique et historique du Limousin^ t. XXXIX ; t. XL, l'« livr. Limoges, 1892, in.8«.