Agamemnon, v
3. Monuments inédUs d'antiquité figurée, p. 119 à 138, pi. XXVI, XXVI ▲ et B, XXVII.
— delà Société départemifUàle ^arcJiéologie et de st4Elistiqve
de la Drame, juillet. Valence, 1892, in-8». -^ de la Société d'histoire et d^ archéologie de Genàvej t. I,
1" livr. Genève, 1892, in-S*.
Mémoires et docmnents pvbUés par la Société d^histoire et d'ar^
chéologie de Genève^ nonv. série^ t. III, 2* livr. Genève,
1892, in^*.
Correspondance.
M. le Président donne lecture d'une lettre contenant le programme du concours d'archéologie qui doit s'ouvrir à Barcelone en 1897.
Le président de la Société industrielle de Mulhouse écrit pour faire connaître le programme des prix que cette Société doit décerner en 1893.
Travaux,
M. Yauvillé, associé correspondant national, présente une étude sur les enceintes du territoire de Fécamp.
A cette occasion, M. le colonel de la Noë donne quelques renseignements généraux sur les enceintes gauloises et fait remarquer que le camp de Taverny, dit camp de Jules César, dont il a été question dans les Mémoires de la Société, en 1884, n^est peut-être pas un ouvrage de fortification.
« M. Vau ville a trouvé, en effet, les traces d'une palissade qui aurait été élevée au pied du retranchement, à VitUértear de l'enceinte. La position de cette palissade est incompatible avec ridée d'un retranchement défensif. Cependant on peut admettre qu'elle a été placée là postérieurement et non pas au moment de la construction du fossé et des levées de terre. Cette question est difficile à résoudre. Quoi qu'il en soit, on doit considérer comme non encore démontré l'établissement d'une enceinte fortifiée sur les hauteurs qui dominent Taverny. i
M. Charles Ravaisson-Mollien, membre résidant, explique l'intérêt, méconnu faute d'un examen sérieux des restaura»
UoDS, d^ane statue de Jupiter- Gonseiratenr, au Louvre, offrant la chevelure de Pluton; il rapproche cette statue d'une médaille d'Hadrien, au revers de laquelle l'empereur est protégé par Jupiter-Pluton.
M. l'abbé Thedenat, membre résidant, lit une note de M. Toutain, associé correspondant national, membre de l'École française de Rome, sur un monument anépigraphe de Sétif :
c Dans la collection d'antiquités romaines réunies à Sétif existe un bas-relief intéressant, qui n'a pas encore été signalé, croyons-nous, à l'attention du public compétent. Sur l'une des faces d*un gros bloc de pierre dure, assez réguUérement taillé en forme de parallélipipède droit, Mercure est représenté entouré de tous ses attributs. A la partie supérieure du monument, on distingue, en regardant attentivement la pierre, une sorte de cartouche rectangulaire destiné à recevoir une inscription ; en réalité, aucun texte n'y a été gravé. L'œuvre est très grossière ; l'exécution en est barbare.
c Mercure est de face et nu ; sa tête est coiffée du pileus ailé. Le dieu tient la bourse de la main droite et le caducée de la main gauche. Dans le champ, autour du principal personnage, sont groupés le coq, la tortue, le bouc ou le bélier et un scorpion. A première vue, Ton est tenté de croire que Mercure est représenté sous les traits d'un enfant; le corps est petit et plutôt grôle. Mais il ne fout tenir aucun compte des dimensions; ainsi le coq est aussi haut que le bélier auquel il fait face ; l'ouvrier africain, auteur probable de ce bas-relief, n'avait certainement pas le sentiment de la pro« portion.
c Le sens qu'il faut attribuer aux emblèmes ordinaires de Mercure est connu. L'on sait ce que signifient sa coiffure ailée, le caducée et la bourse qu'il tient dans les mains, le coq, le bélier ou le bouc et la tortue qui l'entourent. Ces objets et ces animaux, séparés ou réunis, accompagnent, sur beaucoup de monuments, l'image du dieu, fils de Maïa. II n'en est pas de même du scorpion.
I Et d'abord, est-ce avec raison que nous voyons un soor^
pion dans l'animal représenté sur notre bas-relief à droite de Mercure, tout près de l'extrémité supérieure du caducée? Manilius, l'astronome poète, au second livre de son ouvrage, écrit (vers 439 et suivants) :
Lanigerum Pallas, Taurum Cytherea tuetur, Formoflos Phcsbas geminog, CyUenie Cancram. • pagnax Ifavorti Soorpius hooreL
« Le signe du Zodiaque placé sous la protection de Mercure est donc le cancer, tandis que le scorpion se rattache à Mars. Faut-il croire que Tattribut de notre Mercure est un cancer f Cette interprétation ne nous paraît pas possible. Si Ton compare le bas-relief de Sétif avec les monuments figurés relatifs aux signes du Zodiaque, Ton constate que le cancer a une forme toute différente : il est presque rond et n'a point de queue. Le scorpion, au contraire, a un corps plus effilé et une queue qui se recourbe à droite ou à gauche (voir, par exemple, le célèbre autel des Douze-Dieux, au Musée du Louvre). C'est exactement l'animal représenté sur notre pierre.
c Sur une gemme de la collection du baron de Stosch ^, l'on voit Mercure debout, tenant de la main droite le caducée, de la gauche une balance, et entouré de trois signes astronomiques, le cancer, les poissons et le scorpion ; mais ici ce dernier signe n'a pas plus de valeur particulière que les poissons ou la balance. Astronomiquement, le scorpion ne paraît avoir eu dans l'antiquité aucun rapport ni avec le dieu ni avec la planète Mercure.
c C'est d'ailleurs un des plus rares attributs de ce dieu. Nous ne connaissons pas de statues ni d'autres bas-reliefs où il soit représenté. Il figure seulement sur quelques pierres gravées. Voici les deux plus importantes :
« 1<» Mercure est presque entièrement nu; seules les épaules et la main gauche sont recouvertes d'une sorte de draperie. Il est coiffé du pileus ailé, attaché par une mentonnière; il a les ailes aux talons. De la main droite il tient