Passerlus, Novus Thesaunu gemmarum, l, pi. XLVIII
2. Gorlœus, Dactyliotheea , 2* partie; Variarum gemmarum, n* 469. ~ Montfaacon, L'aniiquUe expliquée, I, première partie, p. LXXIII, n* 7.
pas. Les deux pierres gravées dont nous avons parlé ont été cataloguées, la première en Italie au xviu« siècle, la seconde en Hollande à la fin du xvi«, et il est très vraisemblable qu'elles ne sont ni Tune ni l'autre de provenance africaine. D'ailleurs, le scorpion n'a jamais passé pour un emblème spécial à l'Afrique.
c Cet attribut n'a donc à nos yeux, dans le cas présent, ni une signification astronomique ni une valeur locale. Il faut cependant expliquer sa présence tant sur les pierres gravées que sur le bas-rélief de Sétif. Les écrivains de l'antiquité ne nous donnent à ce sujet aucun renseignement. La seule légende qu'ils nous aient transmise sur le scorpion est celle d'Orion, qui n'a rien de commun avec le mythe de Mercure.
c Les monuments d'archéologie figurée qui peuvent nous fournir quelques indications sont les statues et les bas-reliefs mithriaques. Dans la grande statue de Mithra léontocéphale, découverte à Ostie% parmi les attributs groupés autour du dieu, on remarque en bas, à droite, un coq et un caducée ; d'autre part, sur un bas-relief en marbre blanc de la villa Altieri^, à droite du Mithra, représenté avec une figure humaine debout sur un taureau, se voit un coq. Peut-on considérer ces deux faits comme l'indice d'un rapport entre le culte de Mithra et le mythe de Mercure? Si ce rapport môme lointain a existé, la présence du scorpion parmi les attributs de Mercure devient explicable; l'on sait que, sur presque tous les bas-reliefs mithriaques, le scorpion est représenté au-dessous du taureau immolé par Mithra.
c En résumé, nous ne savons rien de précis sur ce point particulier de l'archéologie classique. D'ailleurs, comme nous l'avons déjà remarqué, le scorpion est un des plus rares attributs de Mercure ; la légende que sa présence rappelait devait être peu populaire; il n'est pas étonnant qu'aucun écho n'en soit parvenu jusqu'à nous, i
M. l'abbé Thédenat, membre résidant, signale à ce sujet