Sioria delV arte erisUana, tav
2. La capsella argerUea afiricana; Roma, 1889, in-fol. M. Jales de Laarière a donné une traduction française de ce savant mémoire dans le Bulletin numumental, 1889.
3. J.-B. de Rossi, Bull, ifarehéol. ekréUenue, 1872, p. 177, pi. X, XI ; Garracci, Storia delf arte erUUana, tav. 436.
< Sur le vase du Louvre, on ne distingue aucune inscription ; il n'y a sous le pied aucune trace de graffite.
a On remarquera qu'aucune des tôtes, môme celle du Christ, n'est surmontée du nimbe et que le style des ornements est encore très classique. Ce vase a été exécuté sans aucun doute au y on au vi« siècle de notre ère. »
M. Mûntz ne partage pas cet avis et pense qu'il faut attribuer à ce monument une origine un peu moins ancienne. Un autre membre inclinerait à faire descendre la fabrication au IX* ou an x« siècle.
Séance du S3 Novembre.
Présidence de M. le comte R. db Lastetbie, président.
Ouvrages offerts :
Mémoires de la Société d^ émulation de Montbéliardy t. XXI,
2» fasc. Montbéliard, 1892, in-8<>.
^ de la Société d^ émulation du Jura^ 5* série, t. II, 1891.
Lons-le-Saunier, 1892, in-8o.
— de la Société historique et archéologique de Langres^ b9 8. Langres, 1892, in-4o.
Société archéologique de Bordeaux^ t. XVII, {•' fasc. Bordeaux, 1892, in-8o.
Farcinet (Charles). Étude sur les monnaies mérovingiennes attribuées à la Vendée. Paris, 1892, in-8<'.
— Lettre sur Vauthenticité de deux médaillons romains trouvés en Vendée, Mâcon, 1892, in-S».
Va CHEZ (Â.). Les livres de raison dans le Lyonnais et les pro^ vinces voisines. Lyon, in-8®.
Correspondance.
MM. le commandeur 6.-B. de Rossi, Otto Hirchfeld et Helbig écrivent pour remercier la Compagnie de les avoir élus associés correspondants honoraires.
M. P. Gaukler, présenté par MM. G. Perrot et Gagnât,
écrit pour solliciter le titre d'associé correspondant national à Tunis. Le Président désigne MM. Prou, Ed. Le Blant et Babelon pour former la commission chargée de présenter un rapport sur les titres scientifiques du candidat.
Travaux,
M. le Président annonce que la comtesse Ouvaroff assiste à la séance.
M. le Président fait connaître ensuite la perte que la Compagnie vient de faire en la personne de M. Tabbé Auber, correspondant national à Poitiers. M. Tabbé Auber était un des correspondants les plus anciens de la Société.
La comtesse Ouvarofif, présidente de la Société impériale d'archéologie de Moscou et associée correspondante honoraire, fait une communication sur l'architecture et la décoration des églises russes et signale combien l'art oriental (persan et turc) a eu d'influence sur le style religieux de la Russie au xvii* et au xvm« siècle.
Le mémoire de la comtesse Ouvaroff est renvoyé à la Commission des impressions.
M. l'abbé Duchesne, membre résidant, fait la communication suivante :
« Une nouvelle édition de la Notice des Gaules vient d'être publiée par M. Mommsen^ Dans les observations préliminaires qu'il a jointes au texte, le savant éditeur exprime l'avis que la Notice est de provenance ecclésiastique, et non d*origine administrative, qu'elle nous donne non la distribution des provinces en cités, mais la distribution des provinces ecclésiastiques en diocèses épiscopaux. Les raisons alléguées en faveur de ce système ne m'ont pas paru convaincantes. Je les reproduis en y répondant à mesure.
« lo Les plus anciens manuscrits de la Notice sont des « collections canoniques, des libri canonum. » — A cela je
1. Monum, Germ. scriptores antiquUsimiy t. IX, p. 552 et suiv.
répondrai que les Itbri canonum contenaient beaucoup de pièces qui n'étaient pas d'origine ecclésiastique, par exemple des lois impériales, des édits royaux, des catalogues de provinces. Ces catalogues avaient leur utilité pour les relations ecclésiastiques; cela suffisait pour qu'on les insérât dans les collections. Pourquoi la Notice des Gaules, qui s'y trouve avec eux, aurait-elle une origine plus ecclésiastique que la leur?
« 2* La préface de la Notice, dans le manuscrit de Cologne, a le plus ancien de tous, conduit au même résultat, malgré le a mauvais état de son texte, i — Réponse. — a) Le manuscrit de Cologne n'est pas le plus ancien ; celui de Corbie est très généralement considéré comme ayant un âge encore plus respectable. Du reste, il est absolument sûr que le manuscrit de Cologne n'est pas, pour les autres exemplaires, un ancêtre commun. — h) La préface qu'il est le seul à contenir est un texte inintelligible, duquel il est impossible de conclure quoi que ce soit. La voici : Noiiiia in provincia Galliarum vel GaUicanis decem titulis nominate qualiter statU" ium aui quaniae provinciae vel ad metropolim civitate9i urhes per capitulum superius nuncupatae redire aut constitutionis designatae deheant respondere aut rei pvhlicae^ ut ordo exposcit pontificum conserventur aut requirantur arbitrio ut aiUtquit€U nullapossit convelli condicione. — Je ne sais si jamais on parviendra à déchiffrer ce grimoire ; pour le moment, je ne vois pas comment on en peut tirer argument pour ou contre l'origine administrative de la Notice.
c 3<> Le terme de métropole est un de ceux qui sont venus « d'Orient en Occident avec la religion chrétienne ; on le « trouve principalement chez les auteurs ecclésiastiques. » — Réponse. — Il est sûr que ce terme grec est antérieur à la propagation du christianisme en Gaule, et môme à l'ère chrétienne. Si les auteurs ecclésiastiques l'emploient plus souvent que les autres, c'est qu'ils ont souvent à parler des relations nées de l'organisation des provinces ecclésiastiques; c'est aussi que les éternels conflits de prééminence entre les villes se transportent, à partir du iv" siècle, sur le terrain de la juridiction épiscopale.
« 4* La Notice ne marque pas de métropole pour la proc vince des Alpes Grées et Pennines. Cependant elle avait a un gouverneur, comme les autres provinces. Cette omisc sion s'explique par le fait que cette province n'avait pas de a métropole ecclésiastique. » — Réponse, — L'omission n'est pas sûre ; le manuscrit de Cologne et plusieurs autres ont bel et bien metropolis avant cùntas Ceutranum (Tarantaise). Du reste, le cas est tellement particulier qu'il ne prouverait rien du tout. La petite province en question était composée de deux vallées; il est possible que lepraeses ait résidé tantôt à Martigny, tantôt à Tarantaise, et que de cette indétermination provienne Tomission, si omission il y a, ce qui demeure douteux. — Enfin , il est sûr qu'il n'y avait de métropole ecclésiastique ni à Aix ni à Embrun. Comment se fait-il que la Notice attribue à ces deux villes la qualité de métropoles, alors qu'elle la refuserait à Tarantaise?
c Voilà tout ce que M. Mommsen allègue. On voit qu'il n'y a rien de compromettant pour l'opinion qui attribue à la Notice une provenance purement administrative.
a Voyons maintenant sur quoi se fonde cette opinion.
« 1* Si la Notice était un tableau des évéchés, toutes les localités qui y figurent devraient avoir eu des sièges épiscopaux, et, réciproquement, tous les sièges épiscopaux qui existaient au commencement du v« siècle devraient y être marqués. Or cela n'est pas. On ne connaît pas d'évèques pour les cioitates Diablinium^ Atrahatum^ Bononienstunij Boiatium; on n'en connaît pas davantage pour le ccutrum Ehredunense^ pour le autrum Argentariense, pour le ccutrum RauraseMBy pour le porita Abucini; j'ai montré ici^ que l'évoque du ccutrum Vindonissense n'est pas différent de celui de la civitcu Helvetiorum, Cela fait donc neuf localités marquées dans la Notice sans qu'on soit le moins du monde fondé à y voir des sièges épiscopaux.
a Notons maintenant que l'évécbé de Nice y manque; or, un évéque de Nice figura, en 381, au concile d'Aquilée; révéché ne fut pas réuni à celui de Cimiez avant le milieu