BulUUny 1888, p
du y* siècle ^ Il existait donc au temps où fut rédigée la Notice, c'est-à-dire peu après Tan 400. — Garpentras etTouloQ manquent aussi. Or, les évéques de ces deux localités apparaissent en 439 au concile de Riez. Si Ton ne peut assigner une date à révôché de Toulon, il est raisonnable de reporter notablement au delà de 439 la fondation de celui de Garpentras *.
c 2* La distinction du ccutrum et de la cwit<u est administratiye et non ecclésiastique. M. Mommsen a paré, il est vrai, à cette difliculté, en disant que la Notice distinguait trois catégories de sièges, ceux des métropolitains, ceux des évéques ordinaires ou de cités, et ceux des évéques de castra ou chorévôques. Mais cette dernière catégorie a été absolument inconnue en Gaule avant le vni* siècle; le terme même de chorévéque était étranger à la langue ecclésiastique du pays 3.
c 3<» Il n*y a pas coïncidence entre les provinces ecclésiastiques du V" siècle et les provinces de la Notice. — La Notice connaît une province des Alpes Grées et Pennines, avec les deux cités de Tarantaise et d'Octodurum ; elle connaît aussi, comme provinces distinctes, la Narbonnaise II« et les Alpes Maritimes. Or, ces trois provinces n'ont été considérées comme ressorts ecclésiastiques que depuis le concile de Francfort (794). Elles furent comprises jusque-là dans le ressort métropolitain des évéques de Vienne ou d'Arles.
c 4* La Notice a été rédigée en un temps où les évéques de Marseille, d'Arles, de Vienne se querellaient très vivement sur leurs compétences respectives. Elle nous vient des livres de l'église d'Arles; si vraiment elle est de provenance ecclésiastique, c'est au clergé d'Arles qu'elle doit sa rédaction. Gomment se fait-il alors qu'elle ne conserve pas trace des conflits qui s'agitaient autour du rédacteur, conflits avec lesquels elle avait un rapport aussi étroit? Le concile de Turin, saisi du litige entre les deux évéques de Vienne et
1. Thiel, Epp, Rom, Pont, 1. 1, p. 154. Cf. Mémoire» de la Soc. des Antiq., 5" série, t. II 1, p. 40 et sniv.