‹ Mémoires. 4Chapitre 28 sur 133 · GRIMIIIBLS LIVRÉ AUX BÉTES · texte numérisé non relu

GRIMIIIBLS LIVRÉ AUX BÉTES

morceaux d*où le Marsyas était absent^ . De même, le potier a utilisé de diverses manières les figures que nous avons vues réunies sur le vase où il a représenté des animaux ; il a supprimé le condamné dans le fragment de Stichaner, tab. V, 3. Ailleurs (tab. XII, 1, S, 5), il n'a conservé que le chien et le cerf- du premier plan. Mais, de ce qu'il a employé des poinçons distincts dans le tableau le plus complet, il ne s'ensuit nullement qu'il n'ait pas eu, en les rapprochant, la pensée de composer une scène qui présente une unité et un sens, et c'est la seule chose qui nous importe ici. Si nous prenons pour exemple le fragment où l'on voit un homme assailli par un lion^, rien ne nous oblige à croire que ce soit là un assemblage de motifs disparates, primitivement conçus pour être reproduits chacun à part ; c'est au contraire un tableau qui forme un tout et dont les éléments, grâce à la multiplicité des poinçons, ont été ensuite séparés les uns des autres pour prendre place sur des pièces plus petites, plus simples et d'un prix moins élevé. En d'autrestermes, le sujet de ce fragment était le prototype d'une série et non pas une combinaison de types pris dans des séries différentes et sans rapport entre eux.

Le condamné entouré de bêtes n'est pas un Marsyas, utilisé après coup pour la fabrication

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