Stichaner, tab. IV, 1; IX
2. Poterie de Westemdorf. Photographie de M. Arndt. Comparez Stichaner, tab. Y, 3.
408 CEIMIIIELS LITRfe ÀDX bAtES.
d'une nouvelle fournée de vases. Nous en pour^ rions douter si nous n'avions pas justement un Marsyas parmi les nombreuse^ figures des poteries dé Westerndorf. Il est manifeste qu'elles sont toutes sorties d'une même officine locale, puis* qu'on a retrouvé des moules dans les fouilles. Or» le Marsyas a des jambes de bouc ; il est vu de face et n'est point lié à un poteau. L'homme supplicié est vu de trois quarts et le poteau est très apparent. Les tessons de l'Historisches Verein ont précisément cet avantage qu'étant plus complets que ceux de Stichaner ils nous permettent de distinguer nettement parmi ceux-ci le Marsyas et le condamné entouré d'animaux. Au premier se rapportent chez Stichaner les fragments des tab. Y, 8 et 9, et XIII, 3; au second, ceux de la tab. X, 1 . Si l'ouvrier n'avait pas l'intention de représenter dans le second cas un supplice véritable, pourquoi n'a-t-il pas utilisé le poinçon du Marsyas, au lieu d'en employer un nouveau, d'un type tout différent?
Mais allons plus loin. Quand bien même l'ouvrier aurait appliqué au milieu des figures d'animaux un poinçon qui primitivement avait été fait pour représenter un Marsyas, ce ne serait pas du tout une raison pour qu'il n'ait attaché aucun sens à cette combinaison nouvelle. Et qu'il ait eu la pensée d'y attacher un sens, c'est ce que tout nous oblige à croire.
1^ Parmi les fragments de Westerndorf, un
cantiNELs uvftis aux bêtes. 409
grand nombre, comme on Ta vu, se rapportent aux combats de gladiateurs et aux venationes de Tamphithéàtre ; ce sont là, du reste, des sujets qui reviennent sur les poteries d'Ârezzo, dans toutes les collections, quelles qu'elles soient. FriedlaenderS entre autres, n'a pas douté un instant de la connexité que présente avec cette catégorie de monuments la scène du supplice.
y Les fragments que j'ai décrits ont été trouvés en Bavière, à Tours et à Paris ; ceux du Musée de Saint-Germain ont encore une autre provenance. Tous ont été fabriqués dans les lieux mêmes où on les a recueillis, puisque les fouilles, au moins à Westemdorf et à Paris, nous ont rendu des débris de moules^. Gomment admettre que les quatre ouvriers, qui ont travaillé à un si grand iotervalle de lieu et peut-être de temps, ont imaginé la même combinaison de poinçons, sans qu'aucun d'eux y attachât aucune signification? Les animaux voisins du patient ont toujours la tête tournée vers lui ; pourquoi, s'ils n'ont aucun rapport avec ce personnage et s'ils ne sont là que pour remplir une place vide, ne lui tournent-ils jamais le dos?
3^ Enfin, et cette raison pourrait nous dispenser d'en chercher d'autres, le supplicié des venU"