‹ Mémoires. 4Chapitre 38 sur 133 · Notice de la Lorraine, in-fol. Nancy · texte numérisé non relu

Notice de la Lorraine, in-fol. Nancy

2. Tout récemment, les substructions de ce temple viennent d'être reconnues et mises à découvert par M. E. Huber. Le résultat des nouvelles fouilles entreprises par cet archéologue sera Tobjet d'un mémoire spécial qui doit paraître sous peu.

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Cette explication, fort acceptable, croyonsnous, ne parait pas avoir été prise en considération par tous les historiens et archéologues qui se sont occupés de ce lieu antique. Dans son Dictian-naire du département de la Moselle ^ publié en 1817, Yiville accepte la forme Herapel, mais de prétendus savants ayant proposé de faire dériver le nom de cet emplacement de deux mots grecs tspoç, saint, et icoXi^, ville, ou de tspov AicoXXovoç, sanctuaire ou temple d'Apollon, la dénomination Hiéraple a été depuis admise, et c'est ainsi que cette petite montagne est désignée dans le Dictionnaire topographique du département de la Moselle j publié par M. de Bouteillier en 1874.

Depuis l'époque où le curé de Saint-Avold reconnut sur le plateau du Héraple les vestiges des levées du camp romain et du grand édifice, ce qui restait de ces ruines imposantes a presque complètement disparu aujourd'hui. Tous ceux qui, depuis le commencement de ce siècle, ont visité le Héraple et en ont fait la description ne paraissent point y avoir fait pratiquer des fouilles sérieuses; les différents récits insérés dans les Mémoires des sociétés savantes de la région semblent avoir été copiés les uns sur les autres ou empruntés à la Notice de la Lorraine; tous parlent de riches trouvailles faites en ce lieu, mais, seul, M. Victor Simon a songé à faire connaître, par une description assez détaillée qu'accompagne une planche gravée au trait, les anti-

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quités les plus remarquables découvertes de son temps sur cet emplacement si renommé.

18S5. — c Non seulement, dit M. Âltmayer, il existait en ce lieu une forteresse, mais même une ville assez considérable...; le voyageur qui le visite ne marche que sur des débris. Des tuiles brisées, des fragments d'urnes funéraires, des cendres, des ossements sont mêlés à la terre végétale. Les murs, dont on voit des restes, sont posés sur le grès siliceux rougeàtre; les lignes du camp, qui embrassaient entièrement le plateau, formaient un triangle. L'emplacement où la tradition prétend que s'élevait un temple dédié à Apollon est actuellement encore désigné sous le nom de Tempel acker (champ du temple). On y a trouvé beaucoup de médailles et de figurines en bronze. M. Motte, de Sarrelouis, ajoute-t-il, possède plusieurs de ces objets ; d'autres ont été acquis par des étrangers. >

L'auteur de cet article adressait alors à TAcademie royale de Metz un certain nombre de pierres provenant du Héraple, mais il ne les décrit pas dans son mémoire et n'en donne aucune représentation * .

18S7. — Dans son Essai statistique sur les frontières nord-est de la France, page 289, Audenelle rapporte que < les antiquités fourmillent dans cette célèbre plaine où chaque jour le soc de

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